Est-il possible qu'un si petit mot, apparemment inoffensif, déclenche un violent procès et une mise à mort pour blasphème ? Jésus paye très cher cette affirmation de Jean 10, 30. « Nous sommes un » est le sommet des différents énoncés de l'Évangile sur l'identité entre les œuvres du Père et de son Fils.

Ici, le Bon Berger, c'est à la fois ce Père aimant et protecteur et son fils Jésus, identiques dans leur volonté et leur action ; au moment où les Juifs réclament de savoir enfin qui il est, Jésus répond plus profondément que jamais. Il utilise d'ailleurs non pas le masculin «  un » (heis), mais le neutre « un » (hén) : vise-t-il davantage l'unité dans l'action ? Il faudrait alors traduire : «  Le Père et moi nous ne faisons qu'un ». En tout cas, c'est dit, il y a une réelle unité dans l'être divin entre le Père et lui.


Auteur : Frère Dominique Marie Dauzet paru dans la revue Famille Chrétienne numéro 1528 du 28 avril au 4 mai 2007

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