Page principale -
S'identifier
- Contact
Discussions actives (+ commentaire)
Téléthon 2006 : transgression éthique en direct par la Fondation Jérôme-Lejeune
2006 marque la vingtième édition du Téléthon. Pour la première fois, le Téléthon bénéficiera cette année de trente heures de télévision en direct.
Pourtant de plus en plus de personnes refusent d'être impliquées dans une vaste opération qui les invite à transgresser les règles éthiques fondamentales. Sans mettre en doute la bonne volonté de nombreux participants et le succès de certaines réalisations du Téléthon, nous répondons avec transparence à ceux qui nous interrogent. Quand le Téléthon se réjouit d'avoir mené depuis vingt ans, "la bataille de la citoyenneté des personnes en situation de handicap longtemps exclues de notre société", interrogeons-nous : qu'en est-il ?
I- CERTAINES RECHERCHES SONT CONTRAIRES AU RESPECT DE LA VIE HUMAINE
1/ L'utilisation des embryons pour la recherche : l'Institut I-STEM
Le Téléthon a permis de financer la création du premier centre français de test à grande échelle des recherches sur l'embryon humain : l'Institut I-STEM. Rappelons que la recherche sur les embryons humains ne signifie pas qu'on envisage de guérir des embryons malades. Mais cela signifie qu'on prélève des cellules de l'embryon (que l'on détruit) pour les utiliser comme matériau de recherche. I-Stem est dirigé par le Pr. Marc Peschanski.
La loi de bioéthique de 2004 autorise les recherches sur les embryons «surnuméraires, dépourvus de projet parental». Mais en attendant les décrets d'application de la loi, certains chercheurs financés par le Téléthon s'impatientaient. Ils ont donc obtenu, en février 2005, des ministres de la Santé et de la Recherche, des autorisations spéciales d'importer des cellules embryonnaires pour pouvoir commencer sans attendre les recherches au sein d'I-STEM [1]. Une autre autorisation a été signée en septembre 2005 [2].
En juin 2006, les premières autorisations effectives de recherche sur l'embryon humain sont signées en France. Ainsi la 1ere équipe qui tentera en France de créer des lignées de cellules à partir d'embryons humains est codirigée par M. Peschanski et S. Viville.
2/ La sélection des embryons sur critères génétiques : le Diagnostic pré-implantatoire (DPI)
En 2006, le Téléthon se félicite d'une de ses grandes "victoires" depuis 20 ans : "Grâce au conseil génétique et aux possibilités de diagnostic anténatal, des familles frappées par la maladie peuvent s'agrandir [3]." Qu'en est-il ? Des équipes de scientifiques financées par le Téléthon utilisent la méthode de sélection des embryons
d'après leurs caractéristiques génétiques dénommée diagnostic pré-implantatoire. Quand un couple est porteur d'une maladie génétique, on lui propose de faire une fécondation in vitro, puis de rechercher sur les embryons obtenus ceux qui sont porteurs de la maladie et ceux qui ne le sont pas. Seul l’embryon qui n'est pas orteur de la maladie est réimplanté, les autres sont détruits. Ainsi est né le petit Valentin (en bonne santé évidemment) et sont morts ses frères et sœurs au stade embryonnaire. Cette annonce a été le moteur médiatique de la campagne du Téléthon 2000 [4]. On a pu lire en effet que «l’AFM a partiellement à son actif de grands succès thérapeutiques [5]», notamment « la naissance en France du premier enfant en bonne santé à la suite d’un diagnostic préimplantatoire (DPI) [6] ».
Or les enfants rescapés de ce tri embryonnaire ne sont pas guéris car ils n’ont jamais été soignés car ils n'ont jamais été malades. C’est donc une triple contre-vérité. L’opinion publique est persuadée à tort que si Valentin est en bonne santé, c’est grâce au Téléthon.
C'est le lobbying de l'AFM auprès de l'Etat qui a obtenu le décret d'application du diagnostic pré-implantatoire. Eric Molinié, ancien président de l’AFM, s’en explique : «Par exemple, en 1997, nous avons adopté une résolution sur le diagnostic pré-implantatoire (DPI) pour demander au gouvernement de voter les décrets d’application de la loi sur la bioéthique le concernant[7].» En 2000, après la naissance du 1er bébé obtenu après DPI, l'association se réjouit : «Ce résultat [...]
récompense le militantisme de l'AFM sur ce sujet[8].»
3/ La recherche qui utilise des fœtus avortés
Des travaux sur les maladies de Parkinson et de Huntington entraînent des greffes de cellules neurales extraites de fœtus avortés. Il faut en général utiliser de 3 à 10 fœtus pour un patient [9] et il s'agit de fœtus dont les cellules neurales ne sont pas encore mortes pour que la greffe réussisse. Un essai pour la maladie de Huntington fut réalisé sur cinq patients en 2000, un autre portant sur 100 patients a démarré en 2002 [10]. Dès 2002 l’équipe annonce qu'elle manque de cellules fœtales, «cherche de nouvelles sources de cellules pour les greffes et espère notamment pouvoir expérimenter sur les cellules souches embryonnaires humaines [11]». Cette recherche fait partie des quelques programmes très médiatisés par l'association.
II- L'AFM SOUTIENT LE LOBBYING POUR OBTENIR LE CLONAGE HUMAIN
En décembre 2005 le Pr Peschanski a déclaré : «La situation actuelle est désespérante et il faudrait presque envisager une opération commando pour obtenir les moyens de travailler correctement sur les cellules souches embryonnaires» (Le Point, 01/12/05).
En 2005 une proposition de loi demandant d’autoriser le clonage pour la recherche a été déposée au Sénat et une autre à l'Assemblée. Celle-ci est soutenue par quatre scientifiques dont le Pr. Peschanski qui déclare : « Maintenant il faut changer la loi très vite parce qu’autrement, nous aurons cinq ans de retard. On a vraiment besoin de cette technique puisqu’elle est jouable [12]. »
En novembre 2005, l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques a organisé des auditions publiques en vue de rédiger un rapport sur les cellules souches et le clonage. L’introduction a été confiée à Ketty Schwartz, présidente du conseil scientifique de l’AFM, vice-présidente du conseil d’administration de l’Inserm, ancien membre du Comité consultatif national d'éthique. Elle a donné le ton : il faut autoriser le clonage puisque le Pr Hwang a annoncé en Corée qu'il y était parvenu. (Depuis les résultats coréens ont été reconnus frauduleux.)
Lors de ces auditions, les chercheurs reconnaissent qu'on ne trouvera pas de thérapie grâce au clonage, mais le Pr Peschanski explique que le clonage est indispensable pour les industries cosmétiques : "De la même façon, pour la cosmétique, il est relativement difficile d'examiner au long cours l'effet de pommades pour la peau et en particulier dans les systèmes bien organisés. [...] Au travers d'une transposition nucléaire (clonage - Ndlr)) à partir de quelqu'un présentant ces caractéristiques [...] un modèle aurait pu être testé par les industriels de la cosmétique. Il s'agit évidemment de marchés considérables. [...] Le fait de posséder des modèles qui soient de véritables modèles humains sur lesquels tester ces médicaments ou ces produits cosmétiques est d'une importance considérable."
Enfin, le dernier argument en faveur du clonage est de cloner des embryons malades pour mieux les étudier. C'est donc la première fois dans l'histoire française que des médecins projettent de créer volontairement des hommes, malades, sur mesure.
Ces auditions avaient pour but :
- d'obtenir les décrets d'application d'autorisation de recherche sur les embryons humains de toute urgence, - de faire disparaître de la loi de bioéthique 2004 les quelques restrictions prévues : ne plus limiter les recherches à 5 ans ni aux seuls essais thérapeutiques, et ne plus subordonner l'accord pour ces essais à l'absence d'alternatives éthiques,
- d'obtenir au plus vite l'autorisation de faire de la recherche sur les embryons rejetés à la suite d'un DPI,
- d'obtenir l'autorisation de clonage dans la loi française.
III-LES PERSONNES HANDICAPEES SONT EBRANLEES EN DECOUVRANT L'ENVERS DU DECOR
1/ Les «bébéthons» (survivants de l’avortement) ont servi à l’appel à la générosité du public
Déjà le Pr. Jacques Testart avait mis en garde : «La mise en scène triomphaliste de victoires toujours promises sur le malheur est un argument qui ne correspond pas à la rigueur scientifique. Le Téléthon a d’abord présenté des enfants myopathes, appelant à la solidarité des téléspectateurs. Après quelques années, on a pu voir apparaître à l'écran des enfants heureux d’être normaux dont l’existence était annoncée comme consécutive à la générosité du public : ces “bébéthons” étaient en réalité les survivants du diagnostic prénatal, lequel les avait démontrés normaux in utero malgré leur conception par des «couples à risques [13].»
2/ Les personnes handicapées réagissent face à ce qu’elles perçoivent comme une violence à leur encontre
Trois témoignages :
«Si on me dit que l’association française contre les myopathies va se consacrer au dépistage anténatal dans un but de favoriser l’élimination prénatale, j’arrête tout de suite de donner et de me mobiliser».
«J’émets une grande réserve quant aux “bébéthons” car on croit que c’est grâce à la recherche qu’ils ont guéri alors qu’ils sont le fruit d’une sélection ; et l’avortement thérapeutique en a fait disparaître bien d’autres. D’où la question : “Et si mes parents m’avaient avorté ?” Je suspecte la recherche scientifique d’être utilisée, non pas pour la recherche thérapeutique, mais pour une suppression des malades».
«En regardant une émission sur le Téléthon, j’ai compris. Il y avait toujours une kyrielle de beaux bébés qu’ils appelaient les “bébés miracles du Téléthon”. […] Dans le bouquin, [sur l’aventure du Généthon] on pouvait lire que grâce au progrès, on pouvait empêcher les enfants de souffrir en ne les faisant pas naître…
J’étais révoltée d’avoir envoyé de l’argent pour ça [14].»
3/« L'AFM a toujours eu comme politique de se conformer à la loi, et rien qu'à la loi [15] »
L’influence de l'association française contre les myopathies (AFM), organisatrice du Téléthon, est importante dans la politique de recherche de l'Etat. Mais ce pouvoir n'a pas de contrepoids éthique suffisant. En effet les seules prétentions éthiques de l'AFM sont de se conformer à la loi, même quand celle-ci ne respecte
pas la vie humaine avant la naissance. Il suffit alors à l'AFM d'orienter la loi selon ses objectifs, ce qu'elle fait.
Interrogée en décembre 2005 sur les critiques de la Fondation Jérôme Lejeune à l'encontre du Téléthon, Laurence Tiennot-Herment, présidente de l'AFM, répond : "Je comprends très bien qu'on puisse contester nos travaux pour des raisons philosophiques ou religieuses. Mais que ce soit à propos du diagnostic pré-implantatoire ou des cellules souches embryonnaires, les équipes scientifiques financées par le Téléthon respectent la loi [...][16]."
Notes
[1] Le Monde, 18 février 2005 ; Le Figaro, 19 février 2005 ; “Actualités de l'Institut de myologie”, 4 mars 2005 (in Orphanews)
[2] Le Quotidien du Médecin, 2 septembre 2005.
[3] Communiqué de presse, AFM, 18/9/2006.
[4] Communiqué de presse, AFM, 30/11/2000.
[5] Le Monde, 9 décembre 2000.
[6] Communiqué de presse AFM Téléthon 2000.
[7] Eric Molinié, in La bioéthique, foire aux fantasmes, 2001.
[8] Communiqué de presse, AFM, 30/11/2000.
[9] Rapport de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques du 24/02/2000.
[10] http://www.afm-france.org, les essais cliniques en cours soutenus par l'AFM (09/ 2005).
[11] Repères (journal de l’INSERM), mars 2002.
[12] AFP, 20 mai 2005.
[13] Jacques Testart, Des hommes probables, Seuil, 1999.
[14] Danielle Moyse et Nicole Diederich, Les Personnes handicapées face au diagnostic prénatal, Erès, 2001.
[15] Eric Molinié, ancien président de l’AFM, in La Bioéthique, foire aux fantasmes, 2001.
[16] La Croix, 02-03 décembre 2005.
Pour compléter ce qui est dit dans cet article a propos du téléthon, vou pouvez cliquer sur les liens suivants :
http://tresordelafoi.org/news/66.shtml
http://tresordelafoi.org/news/67.shtml
http://tresordelafoi.org/news/366.shtml
Répondre à cet article
Par François
| Avant
| 24/11/2006 13:44
| Après
| Réflexions
|
21 commentaires
|
2 -
Téléthon : la mise en garde des évêques français
par
tresor, le Vendredi 24 Novembre 2006, 14:14
Alors que les 8 et 9 décembre aura lieu la 208 édition du Téléthon, des évêques français mettent en garde le grand public contre des dérives eugénistes des recherches ainsi financées. PAR EMMANUEL PELLAT
I1 ne semble plus possible aujourd'hui de participer au financement de ce grand show médiatique. » Au départ, une petite phrase publiée le 9 novembre sur le site Internet du diocèse de Fréjus-Toulon, est aujourd'hui en train de devenir une affaire nationale. Une simple contribution de Pierre-Olivier Aubin, membre de l'Observatoire socio-politique diocésain, ne faisant que redire ce que beaucoup pensaient tout bas depuis longtemps.
Seulement voilà, l'évêque du lieu, Mgr Dominique Rey, au lieu de dédire l'auteur, choisit de le soutenir. Le début de l'affaire. L'information fait alors le tour des rédactions parisiennes : « Un évêque appelle à boycotter le Téléthon ». La grand-messe d'une France généreuse boycottée par un grand prêtre, dernier des Mohicans de la moralité publique.
En cause, les recherches financées par l'AFM (Association française contre les myopathies), association organisatrice du Téléthon.
L'AFM est en effet en France le fer de lance de la banalisation de ce qu'on appelle le diagnostic préimplantatoire (DPI). Un examen médical réalisé pour les enfants à naître par fécondation in vitro, afin de savoir si l'embryon n'est pas porteur de maladies génétiques graves, sous peine d'être trié et éliminé...
« C'est l'AFM [...] qui a obtenu par son milita.ntisme la publication des décrets d'Etat concernant le diagnostic pré-implantatoire », argue PierreOlivier Aubin. Et ce dernier de citer Jean-Claude Guillebaud, philosophe chrétien et essayiste, qui en 2003 avait écrit: «Nous affichons une compassion envers les personnes souffrant de handicaps, de maladies génétiques, et nous les soutenons, y compris matériellement, dans des manifestations médiatiques spectaculaires du type Téléthon, et simultanément nous demandons aux médecins de dépenser sans compter pour essayer de dépister ces personnes avant {eur naissance; nous leur demandons en somme de nous aider à leur éviter de naître.»
«Un retour au Moyen Âge », s'est immédiatement indigné le Pr René Frydman, responsable de l'unité de DPI de l'hôpital Béclère (Clamart), l'un des trois centres autorisés en France à pratiquer le DPI. L'affaire fait assez de bruit pour que l'AFM se fende d'un comI7lUniqué. Une première.
« A l'AFM, on se bat pour la vie. Notre démarche est d'étudier toutes les possibilités de guérison, toujours dans le respect de la loi », explique ainsi Laurence Tiennot-Hermant, sa présidente. Car c'est là que le bât blesse. La pratique du DPI est en France légale depuis 1999. L'embryon n'étant pas pour le législateur un être vivant.
Pas de chèque en blanc
« On a vu dans l'Histoire des régimes totalitaires qui sont arrivés au pouvoir par des élections, lance Mgr Rey. On a vu des lois iniques être votées par des majorités démocratiques. Le problème, ici, c'est le décalage qu'il y a entre le légal et le moral. » Pour autant, l'évêque se garde bien d'appeler au boycott : « Je ne vais pas donner de mot d'ordre ou de consigne. C'est à chacun de se déterminer en conscience. Ma responsabilité, c'est de rappeler des principes fondamentaux ».
Des principes qui ne son pas le fait d'un évêque, mais de l'Eglise universelle. « Le Téléthon est une entreprise généreuse, a réagi, dès le 12 novembre sur Radio NotreDame, Mgr Vingt-Trois, archevêque de Paris. Mais cela ne lui donne pas un chèque en blanc, en particulier quand sont privilégiées des pistes de recherche passant par la destruction d'embryons humains. »
« Comme tout élan de solidarité, le Téléthon est et sera beau dans la mesure où il respecte et respectera l'homme et tout l'homme, même dans ses stades les plus fragiles », a aussi commenté, le 10 novembre, Mgr Cattenoz, évêque d'Avignon.
Trouvé dans la revue famille chrétienne numéro 1506 du 25 novembre au premier décembre 2006
Répondre à ce commentaire
3 -
Téléthon : je ne donnerai plus
par
tresor, le Vendredi 24 Novembre 2006, 14:28
J'ai très bien connu le fondateur de l'Association de lutte contre la myopathie, un médecin, André-Jean Brissaud, dont le fils souffrait de cette maladie. J'ai participé comme beaucoup d'autres aux sollicitations diverses qu'il promouvait dès 1972 pour financer les recherches sur cette maladie et sa guérison. Le Téléthon est arrivé, je me suis investi dans cette démarche avec les membres du club service dont je faisais partie, en donnant de mon temps dans un centre de promesses au cours des trente-six heures d'émission télévisée.
Depuis quelques années, j'avais quelques doutes qui se précisaient. J'étais étonné et surpris que jamais, lors de l'émission ou en cours d'année, il ne soit fait allusion ou référence à ce grand généticien, disparu depuis, le Pr Jérôme Lejeune, à défaut de le recevoir sur le plateau. [...]
L'argument de la présidente de l'Association française contre les myopathies avançant que le DPI [diagnostic génétique préimplantatoire - N.d.l.r.] est autorisé par la loi depuis 1999 ne me satisfait pas. On a connu des régimes qui, forts de leur légalité, pratiquaient des crimes.
L'argent que je ne donnerai pas au Téléthon ira à la Fondation Jérôme-Lejeune, dont l'éthique correspond en totalité avec la mienne, et dont les recherches vont vers une vraie thérapie génique.
LOUIS DE LONGEVIALLE, GLEIZÉ (RHONE).
Trouvé dans le forum des lecteurs de la revue Famille Chrétienne numéro 1506 du 25 novembre au premier décembre 2006
Répondre à ce commentaire
4 -
Nous ne pouvons pas accepter ce que fait le téléthon car le téléthon transgresse les règles éthiques fondamentales.
par
tresor, le Vendredi 24 Novembre 2006, 15:11
Pourquoi le téléthon trangresse t-il les régles ethiques fondamentales ?
Le téléthon a des équipes de scientifiques qui utilisent la méthode de sélection des embryons d’après leurs caractéristiques génétiques dénommée diagnostic pré-implantatoire. Le but du téléthon n’est pas de faire des recherches pour essayer de guérir les maladies génétiques mais de sélectionner les embryons malades de ceux qui sont saints et de supprimer les embryons malades pour que naissent uniquement les embryons saints c'est-à-dire ceux qui sont non porteur de la maladie.
Le téléthon utilise les fœtus avortés et désire obtenir le droit du clonage humain pour la cosmétique car il y a là un marché considérable.
Quand le téléthon parle des « bébéthons », c’est le résultat d’une sélection d’embryons qui a pour but d’empêcher les enfants porteurs de la maladie de naître pour éviter de les faire souffrir.
Il faudrait aussi parler du téléthon qui utilise des fœtus avortés. Mais je pense en avoir assez dit pour faire comprendre que le téléthon ne respecte pas les lois de la nature puisqu’ils sélectionnent les fœtus pour ne garder que les fœtus bons et supprimer les fœtus malades donc qu’il ne faut pas s’intéresser au téléthon et surtout ne pas donner de l’argent a des associations qui manipulent les embryons comme ils le désirent.
Il est très grave, d’un point de vue éthique, de manipuler la vie humaine comme bon nous semble. Nous devons accepter les embryons comme la nature nous les donne et la seule chose que nous pouvons faire est d’essayer de guérir les fœtus infectés par la maladie en faisant des recherches sur la maladie. C’est pour cette raison que nous ne devons donner de l’argent qu’aux associations qui font des recherches pour essayer de guérir les maladies génétiques.
Pourquoi vouloir sélectionner des fœtus ? Pourquoi permettre a certains fœtus de naître et a d’autre de ne pas vivre ? A-t-on le droit de faire cette sélection ?
En se plaçant d’un point de vue éthique, nous savons que nous ne sommes pas maître de la vie et que, par conséquent, nous n’avons pas le droit de sélectionner les fœtus qui doivent vivre et ceux qui doivent mourir. Nous devons accepter les foetus que la nature nous donne et s’il y a une maladie, faire tout ce qui est en notre pouvoir pour essayer de soigner la maladie.
Auteur : François LUGAN
Webmaster du site Internet : http://www.tresordelafoi.org
Courrier électronique : f.lugan@wanadoo.fr
Répondre à ce commentaire
5 -
Faut-il financer le tri des embryons ?
par
tresor, le Vendredi 24 Novembre 2006, 23:36
Tri sélectif et manipulation génétique des embryons humains, telle apparaît la face trop longtemps occultée du Téléthon. L’Eglise par la voix de plusieurs pasteurs condamne ces pratiques contraires à la loi de Dieu.
La vingtième édition du Téléthon, qui aura lieu les 8 et 9 décembre prochains, à été dénoncée par nombre de diocèses français et d'associations catholiques, après que la présidente de l'Association française contre les myopathies, Laurence Tiennot-Herment, a déclaré, lors de la conférence de presse de présentation : « C'est un peu l'édition d'une nouvelle dim,nsion, d'une nouvelle ère, puisque nous sommes arrivés à celle des essais sur l'homme. »
Désinformation
Le 9 novembre, la commission bioéthique et vie humaine du diocèse de Fréjus-Toulon réagissait en affirmant qu'il n'était, plus possible de participer au fmancement du Téléthon puisque celui-ci préconisait la manipulation génétique des embryons humains.
« Nous savons en effet, note la commission, que c'est l'AFM (Association française contre les myopathies), organisatrice du Téléthon, qui a obtenu par son militantisme la publication des décrets d'État concernant le diagnostic pré-implantatoire (DPI) dont l'objectif est de trier les embryons pour éliminer ceux qui sont malades. Le DPI est venu appuyer le diagnostic prénatal (DPN) dans une grande stratégie eugéniste mise en scène de manière triomphale : les bébéthons – qui sont sains parce que n'ayant jamais été malades - ne sont que les survivants d'avortements programmés in vitro ou in utero. (…)
« Ceci est doublement contestable. D'abord, sur le plan de la pure vérité scientifique qui vient d'éclater à Rome lors du congrès tenu sur les cellules souches adultes (…). Des scientifiques du monde entier réunis par l'Église ont pu faire part des progrès étonnants réalisés dans le domaine des cellules souches non embryonnaires, à tel point que ce colloque a été relayé par toute la presse française, sidérée de la désinformation qui régnait jusqu'alors. (...)
« Mais le point essentiel est bien que le droit fondamental et primordial à la vie de l'enfant embryonnaire dès sa conception est intangible ainsi que l'a rappelé Benoît XVI aux congressistes. (...) »
Cette mise en garde a immédiate ment été suivie par diverses associations catholiques, telles que les Associations familiales catholiques, l'Alliance pour les droits de la vie ou la Fondation Jérôme Lejeune, qui demandent notamment, selon les termes des AFC, que « les donateurs du Téléthon aient la possibilité de choisir les programmes de recherche qu'ils soutiennent, en tenant compte des conséquences sur l'embryon ».
Largement reprise par les médias, l'opposition catholique a depuis dépassé ce cadre. Ainsi un ancien responsable dudit Téléthon, Roger Delacroix, n'a pas craint de s’en désolidariser, en déclarant notament : « Je ne suis pas catholique pratiquant, mais si, à l'époque, on m’avais dit que l'on irait vers ce type de pratiques, il est certain que j'aurais été moins enthousiaste. Il faudrait que l'AFM se dédouane clairement de ces pratiques. »
Un devoir de conscience
Tout en reconnaissant la générosité de l'entreprise, plusieurs évêques ont tenu, eux aussi, i s'associer à l'analyse de l'évêché de Fréjus-Toulon. Ainsi l'archevêque de Paris, Mgr Vingt Trois a-t-il affirmé que cette entreprise ne saurait avoir un « chèque en blanc ». À Avignon, Mgr Cattenoz a affirmé que, « pour que cet effort garde tout son sens, il faut souhaiter que les fonds collectés servent intégralement à des recherche scientifiques qui respectent la vie à tous les stades de son1’existence et n'atteignent en rien à la dignité de l'homme ».
.L'AFM, qui s'est dit attristée par ces réactions, a bien tenté de répondre en invoquant la loi. Mai cette réponse ne saurait contraindre un catholique. Le Compendium de la doctrine sociale de l'Eglise le dit explicitement : « C'est un grand devoir de conscience de ne pas collaborer, même formellement, à des pratiques qui, bien qu'admises par la législation civile, sont en contraste avec la Loi de Dieu. » .
Auteur : Olivier MIRANDE trouvé dans la revue de « l’Homme Nouveau » numéro 1383 du 25 novembre 2006
Répondre à ce commentaire
← 6 -
Re: Faut-il financer le tri des embryons ?
par
Anonyme, le Samedi 25 Novembre 2006, 10:08
Question simple : à tous les couples chrétiens
Votre premier enfant naît avec une maladie génétique le condamnant à une mort inéluctable dans les premières années de sa vie. Vous refusez toute nouvelle naissance afin de ne pas prendre le risque d’un autre enfant atteint de la même maladie et le condamner lui aussi à une mort certaine.
Une solution sûre et qui marche existe pour guérir votre enfant et le sauver de la mort.
Cette solution, grâce aux travaux de ces éminents médecins chercheurs, qui fidèles à leur serment d’ Hippocrate de soigner les malades et de les sauver de la mort, permettent de féconder in vitro des embryons, sélectionner un l’embryon non porteur de la maladie, qui à la naissance donnera des cellules souches de son cordon ombilical et guérira votre premier enfant de la maladie et le sauvera de la mort.
Résultat : une famille avec deux enfants en bonne santé la joie de voir vivre non handicapé ect….
Que choissisez-vous :
1ère solution , laisser en l’état et condamner sciemment votre enfant à mort. ?
2ème solution , par cette méthode guérir votre enfant , le sauver de la mort et lui donner un petit frère ?
Votre choix.
Ne jugez pas ceci simpliste comme cas, mais au contraire très clair ou alors dans ce cas-là vous n’auriez rien compris .
Répondre à ce commentaire
← 7 -
Re: Re: Faut-il financer le tri des embryons ?
par Bruno ATTUYT, le Samedi 25 Novembre 2006, 16:06
La problématique qui est posée par cet auteur manifeste une éthique de situation dont il faut admettre quelle exprime la douloureuse épreuve à laquelle des parents peuvent être confrontés. Néanmoins sa logique ouvre à d'autres questions:
A-t-on droit de vie et de mort sur quelqu'un, qui plus est innocent ? La maladie serait-elle une faute passible de la peine de mort?
Une société ou une famille est-elle à même de définir légitimement et légalement les critères du droit à l'existence dont elle n'est qu'une structure d'accomplissement ?
Si assurer l'existence saine et pérenne d'un seul ou d'un groupe en sacrifiant les autres définit comme imparfait, n'est pas prendre le risque de réveiller les démons de l'histoire ?
Tout dépend du regard que l'on a sur l'humanité. Les chrétiens ont le leur, il cherche à promouvoir la vie de tous.
Pensant quant à moi, que la Vie est une abstraction de l'esprit car la vie, y compris celle d'un embryon humain, est toujours la vie de quelqu'un, je ne peux que m'inscrire en faux contre le raisonnement suggéré par l'auteur anonyme.
Répondre à ce commentaire
← 8 -
Re: Re: Faut-il financer le tri des embryons ?
par Boris, le Lundi 27 Novembre 2006, 11:27
"condamner lui aussi à une mort certaine."
Ne sommes-nous pas tous condmaner à une mort certaine dès notre conception ?
Notre corps est appelé à mourrir un jour ("nul ne connait l'heure").
Par contre pour l'âme :
Le Baptême donne la Vie Eternelle. Le Christ a vaincu la Mort en se sacrifiant sur la Croix pour nous.
Donc si un enfant né, il suffit de le baptiser pour le sauver de la mort.
Si au contraire on le tue (avnt qu'il naisse), rien ne nous assure qu'il sera sauvé.
UdP,
Boris
Répondre à ce commentaire
9 -
Monseigneur Di Falco et le Téléthon
par tresor, le Vendredi 1 Décembre 2006, 15:55
"A une époque où on parle dans tous les domaines de transparence, on est en droit de demander à ceux qui gèrent les dons du Téléthon de faire savoir précisément quel est l'usage qui est fait de l'argent qui est donné", a déclaré pour sa part sur RTL l'évêque de Gap, Mgr Jean-Michel di Falco. Thème qu'il a repris dans le journal La Croix.
"Il ne s'agit pas de partir en croisade ni de dire on boycotte sans nuance, sans réflexion", a-t-il souligné. "On doit pouvoir poser la question et dire : dites-nous quel usage est fait des dons que nous faisons et à partir de ce moment là, ceux qui en conscience se trouvent en désaccord avec l'usage qui pourrait en être fait se déterminent et donnent ou ne donnent pas.
Interrogé pour savoir s'il comptait continuer à donner, Mgr di Falco a répondu : "j'avoue que tout ça m'amène à me poser des questions et pour moi-même et puis aussi pour ce que je dois donner comme éclairage aux chrétiens"
Répondre à ce commentaire
10 -
Téléthon : « Ce qu'on ne nous dit pas. » : Un ancien responsable parle.
par tresor, le Dimanche 3 Décembre 2006, 19:34
Paul a fait partie des organisateurs du Téléthon dans sa région. Catholique, enthousiasmé par l’élan de générosité et de compassion qui animait cette œuvre collective, il en a peu à peu découvert la face cachée. C’est en conscience qu’il a renoncé à participer au Téléthon. Il nous a adressé son témoignage.
"EN TANT QU’ANCIEN PROMOTEUR et organisateur du Téléthon, je tiens à exprimer toute ma sympathie et mon profond respect à l'égard des familles atteintes par la maladie ainsi qu'à tous les dévoués bénévoles et généreux donateurs du Téléthon qui donnent sans compter de leur temps et leur argent. Cette souffrance et cette absence de réponse définitive, cet échec apparent face à la maladie et la mort nous laissent chacun révolté, et c'est, croyez-moi, avec la plus grande humilité que je tâche de m'exprimer dans ce propos sur un sujet aussi délicat dont il peut paraître si facile de parler.
[…] Étant donc "un peu" au courant de ce qui se passe dans ce domaine pour l'avoir abordé en tant qu'homme curieux de toutes les questions qui touchent à la vie et à la souffrance de ses semblables, puis en tant que catholique mais également et surtout fort de l'expérience que j'ai acquise en prenant une part non négligeable à l'organisation du Téléthon en 2005, en tant que président d'association et coordinateur d'un collectif, je pense pouvoir m'exprimer sur le sujet en connaissance de cause et apporter ainsi un témoignage crédible qui pourra susciter voire nourrir une certaine réflexion.
Comme certains le savent, c'est avec grand cœur que je me lançais à la conquête du Téléthon 2005 et ce malgré les nombreuses discussions échangées avec quelques amis catholiques, qui plus est hommes et femmes de science puisqu'ils sont chercheurs, médecins ou pharmaciens, qui tentèrent de m'avertir en vain, à l'époque, de la dérive éthique du Téléthon, les laissant à leurs convictions parce que j'y croyais dur comme fer, comme tous ceux et celles qui oeuvrent et donnent de leur temps et de leur argent dans cette formidable aventure humaine et à qui il faut rendre hommage.
Surprise
Quelle ne fut pas ma surprise alors de découvrir, et de toucher ainsi du doigt, ce qu'est vraiment la manipulation génétique d'une part, et de l'autre l'énorme machine à engranger de l'argent qu'est l'organisation du Téléthon. Attention ! ce dernier point n'est pas, par principe, péjoratif, dans la mesure où le carburant est nécessaire pour faire tourner le moteur : il s'agit simplement d'une réalité ; celle d'une machine bien rôdée, bien structurée, qui place la récolte de fonds comme priorité première, a priori totalement assumée, mais au détriment, à mon sens, d'une relation plus proche aux autres, d'une écoute attentive, détriment qui engendre des malentendus et nous a fait marcher parfois, mes compagnons et moi, en eaux troubles, comme nous en avons fait la triste expérience […].
Tout d'abord, il est faux d'entendre que l'Église ou les catholiques sont contre le Téléthon. Voire même de dire que certains catholiques le sont plutôt que d'autres, laissant croire ainsi qu'il y a une division profonde sur le sujet. Ce n'est pas ainsi qu'il faut poser le problème même si cela arrange. L'Église soutient fondamentalement tous les mouvements qui vont dans le sens du soulagement de la souffrance dans la mesure où ceux-ci le font dans le respect de la vie et de la dignité de l'homme. Rappelons les propos de Jean- Paul Ii lui-même : " Je salue ensuite de grand cœur les promoteurs de l'initiative noble du Téléthon [...], ceux ci se préoccupent d'accomplir [...] une œuvre importante. L'engagement et la recherche scientifique [...] constituent un message encourageant pour notre temps..." (audience générale du mercredi, 4 décembre 1996). Ou encore : "Dans les prochains jours, une initiative appelée "Téléthon" aura lieu en Italie pour combattre la dystrophie musculaire et d'autres maladies génétiques. Il s'agit d'un projet de solidarité auquel je souhaite un grand succès, tandis que j'assure de mon souvenir dans la prière les personnes et les familles qui souffrent de cette maladie. " (Angelus du 8 décembre 1999).
Basculement
Mais le problème est survenu lorsque l'A.F.M. a commencé à envisager de faire pratiquer des manipulations génétiques sur l'embryon et a fait voter en été 2004 (période de vacances!) une loi novatrice l'y autorisant. Là, l'Église dit : attention! on touche à la vie. De quel droit ? Ainsi, lorsque ladite association engage des récoltes de fonds destinés, certes, et en partie, aux laboratoires de recherche, mais dont la conséquence in fine de certaines d'entre elles est la destruction radicale d'embryons, donc de la personne humaine, l'Église, effectivement, ne peut plus en être d'accord et, dans ce cas, ne peux appeler qu' à la plus grand vigilance voire, effectivement, condamner purement et simplement tout ce qui de près ou de loin porte atteinte à la vie dans son état le plus fragile.
"L'embryon devra être défendu dans son intégrité [...] comme tout autre être humain" (cardinal Ratzinger, Donum Vitae). "L'Eglise soutient et respecte la recherche scientifique, lorsque celle ci conserve une orientation authentiquement humaine, en se gardant de toute forme d'instrumentalisation ou de destruction de l'être humain et en conservant son indépendance vis-à-vis des intérêts politiques et économiques" (Jean-Paul II, discours aux membres de l'Académie pontificale pour la Vie, 24 décembre 2003).
Alors, vous pouvez, théoriquement, demander que les dons que vous effectuez soient exclusivement affectés aux programmes de recherche autres que ceux sur l' embryon. Mais quid alors de la « traçabilité » de votre don dans la masse? Cette possibilité ne serait-elle pas alors purement démagogique et à tout le moins inefficace? Il existe d'autres organismes privés qui oeuvrent dans le domaine de la recherche génétique qui ne font aucune recherche sur l'embryon.
[…] Ne nous méprenons pas! La manipulation génétique n'est pas un soin. Et le bébéthon, dans ce contexte, n'est que le produit d'une sélection d'embryons humains dont les malades (ses petits frères ou petites sœurs diront certains) sont purement et simplement éliminés comme de vulgaires plans de tomate en devenir. Or, dans l'inconscient collectif, et c'est malheureux, il est si facile d'associer « bébéthon » et « thérapie ». Quant à la légalité, est-telle un gage de moralité? Certainement pas : les philosophes et les juristes le savent bien.
Alors peut-on ou doit-on blâmer ceux qui par ignorance ou désespoir choisissent, en dépit de la raison, de favoriser la destruction des embryons? À mon avis, certes non. Devant des cas de figures aussi douloureux, devant de telles détresses, il n'y a jamais de mots suffisants. Cette souffrance est bien réelle. Au delà de ce que nous pouvons imaginer. Il ne peut y avoir que le témoignage de parents qui acceptent de laisser vivre et d'accueillir leur enfant malade et celui des malades eux mêmes. Eux seuls peuvent attester, en connaissance de cause, qu'en attendant la découverte d'un remède, toute vie vaut la peine d'être vécue […].
Chacun fait selon sa conscience
Voici donc le fruit de ma réflexion, couchée sur le papier, qui se veut témoignage mais également explication de ma volte-face brutale et radicale aux autorités qui m'ont demandé à maintes reprises de renouveler l'opération Téléthon cette année. Et bien entendu, loin de moi l'idée de juger qui que ce soit! Chacun fait selon sa conscience. Encore faut-t-il que celle ci soit éclairée comme le fût naguère la mienne (merci Thierry, merci Brigitte, merci aux autres qui se reconnaîtrons peut être). C'est le seul et unique but de ma démarche parce que je crois en ce que je dis et que je sais à quel point nous sommes tous trop souvent mal informés sur certains enjeux et sur la vie de l'Église, nous contentant parfois, par commodité ou manque de temps, du ouï dire ou d'articles très superficiels, même s'ils ont tout de même le mérite d'exister.
Enfin, s'il on a bien entendu le droit de ne pas être d’accord avec l'Eglise, de la traiter de "rétrograde", j'ai relevé dans Nice Matin le commentaire de l'un des fondateurs du Téléthon dans le Sud-Est en 1987, Roger Delacroix qui, interrogé, déclare : "Je ne suis pas catholique pratiquant mais à l'époque, si l'on m'avait dit que l'on irait vers ce type de pratique, il est certain que j'aurais été moins enthousiaste. Il faudrait que l'AFM se démarque clairement de ces pratiques".
Répondre à ce commentaire
12 -
Lien croisé
par Anonyme, le Jeudi 7 Décembre 2006, 23:39
Le Salon Beige: Les catholiques et le Téléthon : synthèse : "« Téléthon 2006 : transgression éthique en direct » Fondation Jérôme-Lejeune." rel="nofollow"
Répondre à ce commentaire
14 -
Bienvenue au club !
par James St-Angel, le Vendredi 8 Décembre 2006, 12:48
Cela fait maintenant plus de 10 ans que je m'oppose au téléthon qui pour moi est une source de scandale...
Ce que vous dénoncez n'est pas nouveau... Pourquoi ce retard ?
James Saint-Angel
Répondre à ce commentaire
← 15 -
Re: Bienvenue au club !
par tresor, le Vendredi 8 Décembre 2006, 16:08
Merci de ce que vous dites. Mais aidez-moi a faire connaître ses informations : donnez-moi des idées. Je vais écrire à De Carolis, le président de France Télévision, qui est catholique avec copie de tous ces messages.
J'ai appris il y a 5 ans seulement ce qu'était réellement le Téléthon. Mon site existe depuis mars 2004 donc c'est seulement depuis que j'en parle.
Prions pour que la vérité se fasse avec l'aide de Notre Dame et nos moyens même faible.
Répondre à ce commentaire
← 17 -
Téléthon 2006
par Naulait, le Samedi 9 Décembre 2006, 15:07
Vous reprenez les textes publiés sur les sites de la "Fondation de service politique" et "Fondation Jérôme Lejeune". C'est bien mais vous avez oublié de retranscrire les paroles des Docteurs André Gernez et Pierre Delahousse prononcées hier 8/12/06 dans l'émission "le grand témoin" sur Radio Notre-Dame (100,7 Mhz).
Vous auriez pu faire bénéficier vos lecteurs d'une information qui en aurait surpris plus d'un ! La myopathie aurait pu être évité depuis plus de 30 ans. Pour s'en convaincre il suffit d'aller sur le site :
http://u.b.i.free.fr/
Vous apprendrez également que les cancers, la sclérose en plaque et l’asthme auraient pu être prévenu dans 93% de cas grâce aux solutions simples et peu onéreuses que ces deux médecins essayent de promouvoir depuis tant d’années (20 à 30 ans). Ils n’y arrivent pas car leurs solutions remettraient en cause beaucoup trop de monopoles, d’empire industriels et de cours de bourse qui se nourrissent de nos maladies et de nos prélèvements sociaux via la CPAM et son déficit annuel abyssal ! ! !
Quand cela va se savoir à une grande échelle, et cela ne saurait tarder, nous allons assister à un procès de type « sang contaminé à la puissance 10 ! ! !
Jean-Jacques Naulait
Répondre à ce commentaire
18 -
un témoignage vecu du Téléthon
par baldacchino, le Samedi 9 Décembre 2006, 16:04
Bonjour,
Je vous invite à lire le témoignage et à cliquer sur les liens proposés sur le blog d'un ancien promoteur et organisateur du téléthon sur http://telethonselecthon2006.hautetfort.com
C'est du vécu, c'est du concrêt, c'est incontestable.
Paul
Répondre à ce commentaire
← 19 -
Re: un témoignage vecu du Téléthon
par tresor, le Lundi 11 Décembre 2006, 20:56
Merci aux commentaires 17 et 18 pour ce qu'ils disent. Si je n'ai pas parlé de ce que dit le commentaire 17 c'est parce que je ne suis pas au courant de ce qui est affirmé dans ce commentaire. Je remercie ceux qui viennent compléter ce que j'affirme. J'espère que cela fera éclater la vérité une bonne fois pour toute. Il y en a bien besoin car on ne peut plus supporter de se faire "avoir" tout le temps et par tout le monde.
Comme je l'ai déjà dit, merci de bien vouloir me dire comment faire connaître tout ce qui est dit dans ses différents commentaires. C'est une bonne chose parce que c'est déjà sur Internet, mais cela n'est pas suffisant. Il faut savoir qu'il n'y a qu'un français sur deux qui a accés à Internet. D'autre part, il n'y a que 3/4 d'Evêques catholiques français qui pensent qu'il ne faut plus donner au Téléthon et 1/4 qui disent que le Téléthon pose question et que chacun doit décider en fonction de sa conscience (voir le commentaire 20 qui provient de la revue Chrétiens dans la Cité de décembre 2006 et qui résume bien ce qui est dit dans ses différents commentaires).
Répondre à ce commentaire
20 -
Le cas du Téléthon par la lettre d’information de Chrétiens dans la cité de décembre 2006
par tresor, le Lundi 11 Décembre 2006, 21:05
SI LES PROBLEMES ETHIQUES GRAVES soulevés par le Téléthon dont la vingtième édition a lieu les 8 et 9 décembre avec 30 heures de direct à la télévision! - ne sont pas nouveaux (Chrétiens dans la Cité signale notamment depuis trois ans les mises en garde de la Fondation Jérôme Lejeune), force est de reconnaître que seule l'initiative de l'évêché de Fréjus-Toulon a permis de médiatiser l'objection de conscience des catholiques. Déclenchée par la commission bioéthique et vie humaine du diocèse soutenue par Mgr Dominique Rey, la riposte a été accompagnée par divers mouvements (Alliance pour les droits de la vie, Associations familiales catholiques...) et des évêques (Mgr Jean-Pierre Cattenoz, Mgr André Vingt-Trois, Mgr de Germiny...) et prélats romains (tels que Mgr Jean Laffite, vice-président de l'Académie pontificale pour la vie). Les médias ont donné un grand retentissement à ce qu'ils présentaient comme un « appel au boycott »" contraignant l’organisateur du Téléthon (l'Association Française contre les Myopathies) à s'exprimer, sans d'ailleurs rassurer ni éviter l'invective « Retour au Moyen Age », dans Libération du 10/11/2006).
A L'OCCASION DE LA JOURNEE DE REFLEXION organisée par l'Observatoire socio-politique du diocèse du Var, Mgr Dominique Rey a déclaré « Depuis toujours, l'Eglise s'est trouvée aux premières lignes du combat humanitaire. Dans ce combat pour la dignité de la personne, elle ne sépare jamais la promotion de la solidarité sociale (qui refuse la misère et l'exclusion sous toutes ses formes) d'avec la défense de la vie, depuis la conception de l'être humain, jusqu'au dernier souffle. » Et l'évêque de Toulon de rappeler: « A différents moments l'Eglise a rappelé la constance de son enseignement sur la nécessaire conformité de la loi civile avec la loi morale. »
LA PRINCIPALE LEÇON A TIRER DE CETTE AFFAIRE est que l'implication de l'Eglise peut être un levier de succès même dans une société sécularisée où, nous dit-on, les croyants sont une espèce en voie d'extinction. L'intervention de l'évêque dans la cité, sur un terrain qui n'est pas stricto sensu religieux (car le «temporel» et le «spirituel» ne sont pas des domaines séparés), n'est pas exclusive mais complémentaire de l'action des laïcs. Plus encore, elle constitue une prise de position et une invitation à l'action qui témoigne de la mission publique de l'Eglise. Un exemple à méditer….
Répondre à ce commentaire
21 -
Téléthon : le mensonge et le sacré par Jean-Marie Le Méné*
par tresor, le Lundi 11 Décembre 2006, 21:26
A peine le président de la République avait-il terminé son discours de soutien inconditionnel au Téléthon, rappelant que le débat n’avait pas lieu d’être, qu’un rapport parlementaire demandait d’élargir la recherche sur l’embryon et d’autoriser le clonage. Ce rapport, contrairement aux propos présidentiels, démontrait deux choses : d’une part que le débat sur ces questions n’avait jamais été clos et d’autre part que l’AFM avait pesé d’un poids très important dans les recommandations présentées. Qu’on en juge plutôt. Douze personnes ont été reçues en auditions privées, sept d’entre elles relevant de l’État, quatre sur les cinq restant relevant du Téléthon ou de l’AFM : la présidente de l’AFM, la directrice de Généthon, deux responsables d’I-Stem (premier centre français de recherches sur l’embryon financé par le Téléthon) et le directeur de Cellectis. Quant aux auditions publiques du 22 novembre 2005, nous en avions rendu compte à l’époque : tous les scientifiques invités étaient favorables au clonage (c’était avant la chute du Pr. Hwang…), en particulier la présidente du comité scientifique de l’AFM et le Pr. Peschanski, coordonnateur d’I-Stem.
Le temps des mensonges
Ce pavé dans la mare, au lendemain des bonnes paroles des uns ou des autres, confirme tranquillement que la loi de bioéthique de 2004 n’est en rien une sécurité, que la demande de transgression est appuyée par ceux-là mêmes qui demandent qu’on leur fasse confiance et que le débat n’est ouvert qu’à ceux qui soutiennent aveuglement l’évolution de la loi mais pas à ceux qui posent des questions. Ces constats sont purement factuels et d’ailleurs non critiqués par l’AFM. À partir du moment où ce que l’on dit est vrai mais paraît déplaisant ou déplacé, il y a intérêt à discréditer ceux qui parlent faute de pouvoir contredire leurs paroles. Comme d’habitude, nous avons donc assisté à des exercices de diabolisation où les personnes visées appartiennent, par exemple, à des légions ultra catholiques, quand ils ne sont pas des membres très influents d’institutions très conservatrices, etc. Il ne leur manque plus que d’avoir participé aux attentats du 11 septembre. Hélas ! On connaît trop cette typologie sémantique qui n’est pas avare de superlatifs, de surenchères et d’hyperboles…
Deux arguments qui ont souvent été repris justifient une mise au point. D’abord la minimisation des chiffres. La recherche contestée ne représenterait que 2 % de l’argent du Téléthon. La belle affaire ! La peine de mort ne coûtait pas bien cher non plus en 1981. Et pourtant, on en a discuté et on l’a abolie. Pour une question de principe. Par ailleurs, c’est faire peu de cas de la vie des embryons qui sont détruits. Effectivement la vie d’un embryon n’étant pas valorisée, elle ne « coûte » rien, elle n’a plus aucun prix. Voir certaines bonnes âmes invoquer cet argument économique a quelque chose de profondément indigne. Et puis, si le problème ne portait vraiment que sur 2 %, imagine-t-on un instant que le président de la République serait ainsi monté au créneau et que la polémique aurait pris cette ampleur ?
L’autre argument est un reproche : pourquoi ne pas avoir ouvert de dialogue avec l’AFM ? N’en déplaise à ceux qui le formulent, je n’ai pas attendu le journal La Croix ni Mgr Dubost pour ouvrir un dialogue avec les dirigeants de l’AFM sur des questions éthiques. J’ai rencontré Bernard Barataud il y a plus de dix ans et débattu courtoisement mais en vain avec Éric Molinié. Aujourd’hui, je constate et regrette la radicalité des positions de l’AFM qui, en refusant le fléchage des dons, oblige le donateur de bonne foi et le volontaire généreux à adhérer à toutes les valeurs de l’association et donc à cautionner certains financements et positionnements qu’ils peuvent légitimement récuser en conscience. Quel choix leur reste-t-il alors ?
Le détournement du sacré
Le moment le plus fort de la semaine est tout de même venu du député PS, Manuel Valls, s’indignant avec virulence, devant l’Assemblée nationale, « qu’on porte atteinte à la laïcité ».
À cet égard, on assiste à un double paradoxe intéressant.
D’un côté le bloc État/Téléthon, qui édicte des dogmes : le progrès passe nécessairement par la transgression. Il exige une allégeance inconditionnelle : on soutient religieusement le Téléthon, on discutera éventuellement après s’il reste du temps. Il encense une sorte de liturgie compassionnelle : vous n’avez pas souffert (qu’en savent-ils d’ailleurs ?) donc vous ne pouvez pas comprendre. Il alimente des fantasmes : demain le clonage et les cellules souches embryonnaires nous guériront de tout. Il interdit l’esprit critique : pas un mot des thérapies cellulaires alternatives à partir des cellules souches adultes ou issues du sang de cordon ombilical qui ne posent aucun problème éthique.
De l’autre, l’Église émet des doutes : il n’est pas certain que l’instrumentalisation de l’embryon soit une panacée pour guérir la myopathie. Elle pose des questions : où est le progrès de la recherche et de la médecine quand on ne fait naître que des enfants en bonne santé après élimination des embryons ou des fœtus malades ? Elle évoque des évidences biologiques : l’embryon est un membre à part entière de l’espèce humaine qui mérite notre respect même s’il est malade. Elle ramène à la raison : que devient une technique qui ne reste pas exclusivement au service de l’homme ? Est-ce parce que c’est légal que c’est moral ?
En somme, on voit la société civile sombrer dans l’irrationnel en sacralisant la techno-science, en divinisant le progrès, bref en parlant le langage du mythe. Et on voit l’Église, au contraire, en appeler à la raison, à l’intelligence, à l’observation scientifique, à l’objectivité et à la compassion pour dire que la recherche et médecine doivent être humaines. Et que cette humanité est d’ailleurs la condition de son efficacité, de ses progrès et de son succès. La société civile est dans la certitude et l’intransigeance (« il faudrait presque envisager une opération commando pour obtenir les moyens de travailler correctement sur les cellules souches embryonnaires » disait déjà le Pr. Peschanski en décembre 2005). L’Église est dans le doute et la nuance : n’y a-t-il pas des moyens plus respectueux, plus rapides et plus rationnels pour soulager la souffrance que de prétendre supprimer des êtres pour en sauver d’autres ?
Si l’Église ne tenait pas ce langage de réalité, mais qui le tiendrait ? On l’a vu, elle est la seule institution, en France, aujourd’hui capable de dérouler une anthropologie différente, cohérente et solidaire face à l’eugénisme libertaire selon Michel Onfray demandant pour les parents le « tri cellulaire pour favoriser la configuration existentielle la plus hédoniste pour leurs enfants ».
Alors qui manipule qui dans cette affaire ? Dire de ceux qui ne sont pas d’accord qu’ils attentent à la laïcité ne repose sur rien. C’est juste une invective.
En l’occurrence, dans ce débat, seule l’Église est vraiment laïque car elle seule refuse l’archaïsme de la sacralisation du profane — qui est la vraie menace — et elle seule réserve le sacré à ce qui doit l’être : l’homme de ses premiers instants à son dernier souffle.
*Jean-Marie Le Méné est le président de la Fondation Jérôme-Lejeune.
Pour en savoir plus :
http://www.libertepolitique.com/public/services/dossiers-33-%95-TELETHON-2006Les-catholiques-s-interrogent.html
Répondre à ce commentaire
22 -
Les Français et l’éthique du Téléthon : “non” au financement obligatoire de la recherche sur les embryons par Caroline Roux*
par tresor, le Lundi 11 Décembre 2006, 21:47
A quelques jours du Téléthon 2006, le Comité pour sauver l’éthique du Téléthon (CSET**) a voulu connaître l’avis des Français sur le débat ouvert par l’Eglise à propos des atteintes à l’intégrité des embryons humains promues ou financées par l’Association française de lutte contre les myopathies. L’AFM a pour le moment refusé de permettre aux donateurs d’exercer une objection de conscience sur ces pratiques.
Selon le sondage IFOP qui vient d’être réalisé, 54% des Français considèrent que l’AFM devrait garantir aux donateurs qui le désirent que leurs dons ne seront pas utilisés pour la recherche utilisant des embryons humains.
QUESTION.— Vous savez que l'Eglise catholique vient de lancer un débat en émettant des réserves sur l'usage des fonds récoltés lors du Téléthon pour financer la recherche utilisant des embryons humains. Ce type de recherche, autorisée par la loi, est contraire à l'éthique chrétienne. Selon vous, l'Association Française de lutte contre les Myopathies, qui organise le Téléthon, devrait-elle garantir aux donateurs qui le désirent que leurs dons ne seront pas utilisés de cette façon ?
Oui 54 %
Non 45 %
Ne se prononce pas 1 %
L’enquête a été réalisée sur un échantillon de 929 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de famille) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Les interviews ont eu lieu par téléphone au domicile des personnes interrogées du 2 au 4 décembre 2006.
*Caroline Roux est secrétaire générale de l’Alliance pour les droits de la vie.
**Le Comité pour sauver l’éthique du Téléthon (CSET), fondé en 2003 quand l’AFM a revendiqué la légalisation du clonage, rassemble des personnes concernées par la maladie et le handicap (personnes malades, familles, soignants, sympathisants) qui veulent faire entendre leur voix pour que la recherche médicale et scientifique soit vraiment au service des malades et de leur guérison, respecte une éthique de la vie, et refuse toute forme d’eugénisme. Ouvert à tous, le CSET est coordonné par l’Alliance pour les Droits de la Vie.
« Pourquoi je rejoins le Comité pour sauver l’éthique du Téléthon »
Marraine officielle du Téléthon 2006 pour la région Rhône-Alpes, Raphaëlle Monod-Sjöström, ancienne championne du monde de ski acrobatique, explique pourquoi elle rejoint aujourd’hui le Comité pour sauver l’éthique du Téléthon :
« En tant que sportive, j’ai été très touchée d’être sollicitée pour parrainer le Téléthon dans ma région. C’est une aventure magnifique : je veux aider ceux qui sont frappés par ces maladies et encourager la recherche pour soigner et guérir. Quand j’ai entendu des critiques à la radio, j’ai voulu en savoir plus. J’ai découvert que l’on se servait des embryons pour la recherche. Quelque chose m’a beaucoup choquée à cause de l’amitié qui s’est nouée avec des jeunes malades rencontrés pour l’organisation du Téléthon. J’ai réalisé que je n’aurais peut-être pas la joie de connaître mon filleul aujourd’hui si les pratiques du tri embryonnaire avaient existé il y a vingt ans.
Le Téléthon doit prendre en compte l’avis des Français et respecter ceux qui considèrent qu’expérimenter sur des vies humaines est inhumain.
Ma démarche est difficile et j’espère qu’elle sera comprise. Mais je pense à Théodore Monod, qui s’est battu jusqu’à sa mort pour que l’humanité ne gâche pas son avenir, et ça me donne du courage pour prendre la parole. »
Trouvé sur le site de la fondation de service politique du 8 décembre 2006
Répondre à ce commentaire
23 -
Téléthon : le mensonge et le sacré par Jean-Marie Le Méné*
par tresor, le Mercredi 20 Décembre 2006, 22:05
A peine le président de la République avait-il terminé son discours de soutien inconditionnel au Téléthon, rappelant que le débat n’avait pas lieu d’être, qu’un rapport parlementaire demandait d’élargir la recherche sur l’embryon et d’autoriser le clonage. Ce rapport, contrairement aux propos présidentiels, démontrait deux choses : d’une part que le débat sur ces questions n’avait jamais été clos et d’autre part que l’AFM avait pesé d’un poids très important dans les recommandations présentées. Qu’on en juge plutôt. Douze personnes ont été reçues en auditions privées, sept d’entre elles relevant de l’État, quatre sur les cinq restant relevant du Téléthon ou de l’AFM : la présidente de l’AFM, la directrice de Généthon, deux responsables d’I-Stem (premier centre français de recherches sur l’embryon financé par le Téléthon) et le directeur de Cellectis. Quant aux auditions publiques du 22 novembre 2005, nous en avions rendu compte à l’époque : tous les scientifiques invités étaient favorables au clonage (c’était avant la chute du Pr. Hwang…), en particulier la présidente du comité scientifique de l’AFM et le Pr. Peschanski, coordonnateur d’I-Stem.
Le temps des mensonges
Ce pavé dans la mare, au lendemain des bonnes paroles des uns ou des autres, confirme tranquillement que la loi de bioéthique de 2004 n’est en rien une sécurité, que la demande de transgression est appuyée par ceux-là mêmes qui demandent qu’on leur fasse confiance et que le débat n’est ouvert qu’à ceux qui soutiennent aveuglement l’évolution de la loi mais pas à ceux qui posent des questions. Ces constats sont purement factuels et d’ailleurs non critiqués par l’AFM. À partir du moment où ce que l’on dit est vrai mais paraît déplaisant ou déplacé, il y a intérêt à discréditer ceux qui parlent faute de pouvoir contredire leurs paroles. Comme d’habitude, nous avons donc assisté à des exercices de diabolisation où les personnes visées appartiennent, par exemple, à des légions ultra catholiques, quand ils ne sont pas des membres très influents d’institutions très conservatrices, etc. Il ne leur manque plus que d’avoir participé aux attentats du 11 septembre. Hélas ! On connaît trop cette typologie sémantique qui n’est pas avare de superlatifs, de surenchères et d’hyperboles…
Deux arguments qui ont souvent été repris justifient une mise au point. D’abord la minimisation des chiffres. La recherche contestée ne représenterait que 2 % de l’argent du Téléthon. La belle affaire ! La peine de mort ne coûtait pas bien cher non plus en 1981. Et pourtant, on en a discuté et on l’a abolie. Pour une question de principe. Par ailleurs, c’est faire peu de cas de la vie des embryons qui sont détruits. Effectivement la vie d’un embryon n’étant pas valorisée, elle ne « coûte » rien, elle n’a plus aucun prix. Voir certaines bonnes âmes invoquer cet argument économique a quelque chose de profondément indigne. Et puis, si le problème ne portait vraiment que sur 2 %, imagine-t-on un instant que le président de la République serait ainsi monté au créneau et que la polémique aurait pris cette ampleur ?
L’autre argument est un reproche : pourquoi ne pas avoir ouvert de dialogue avec l’AFM ? N’en déplaise à ceux qui le formulent, je n’ai pas attendu le journal La Croix ni Mgr Dubost pour ouvrir un dialogue avec les dirigeants de l’AFM sur des questions éthiques. J’ai rencontré Bernard Barataud il y a plus de dix ans et débattu courtoisement mais en vain avec Éric Molinié. Aujourd’hui, je constate et regrette la radicalité des positions de l’AFM qui, en refusant le fléchage des dons, oblige le donateur de bonne foi et le volontaire généreux à adhérer à toutes les valeurs de l’association et donc à cautionner certains financements et positionnements qu’ils peuvent légitimement récuser en conscience. Quel choix leur reste-t-il alors ?
Le détournement du sacré
Le moment le plus fort de la semaine est tout de même venu du député PS, Manuel Valls, s’indignant avec virulence, devant l’Assemblée nationale, « qu’on porte atteinte à la laïcité ».
À cet égard, on assiste à un double paradoxe intéressant.
D’un côté le bloc État/Téléthon, qui édicte des dogmes : le progrès passe nécessairement par la transgression. Il exige une allégeance inconditionnelle : on soutient religieusement le Téléthon, on discutera éventuellement après s’il reste du temps. Il encense une sorte de liturgie compassionnelle : vous n’avez pas souffert (qu’en savent-ils d’ailleurs ?) donc vous ne pouvez pas comprendre. Il alimente des fantasmes : demain le clonage et les cellules souches embryonnaires nous guériront de tout. Il interdit l’esprit critique : pas un mot des thérapies cellulaires alternatives à partir des cellules souches adultes ou issues du sang de cordon ombilical qui ne posent aucun problème éthique.
De l’autre, l’Église émet des doutes : il n’est pas certain que l’instrumentalisation de l’embryon soit une panacée pour guérir la myopathie. Elle pose des questions : où est le progrès de la recherche et de la médecine quand on ne fait naître que des enfants en bonne santé après élimination des embryons ou des fœtus malades ? Elle évoque des évidences biologiques : l’embryon est un membre à part entière de l’espèce humaine qui mérite notre respect même s’il est malade. Elle ramène à la raison : que devient une technique qui ne reste pas exclusivement au service de l’homme ? Est-ce parce que c’est légal que c’est moral ?
En somme, on voit la société civile sombrer dans l’irrationnel en sacralisant la techno-science, en divinisant le progrès, bref en parlant le langage du mythe. Et on voit l’Église, au contraire, en appeler à la raison, à l’intelligence, à l’observation scientifique, à l’objectivité et à la compassion pour dire que la recherche et médecine doivent être humaines. Et que cette humanité est d’ailleurs la condition de son efficacité, de ses progrès et de son succès. La société civile est dans la certitude et l’intransigeance (« il faudrait presque envisager une opération commando pour obtenir les moyens de travailler correctement sur les cellules souches embryonnaires » disait déjà le Pr. Peschanski en décembre 2005). L’Église est dans le doute et la nuance : n’y a-t-il pas des moyens plus respectueux, plus rapides et plus rationnels pour soulager la souffrance que de prétendre supprimer des êtres pour en sauver d’autres ?
Si l’Église ne tenait pas ce langage de réalité, mais qui le tiendrait ? On l’a vu, elle est la seule institution, en France, aujourd’hui capable de dérouler une anthropologie différente, cohérente et solidaire face à l’eugénisme libertaire selon Michel Onfray demandant pour les parents le « tri cellulaire pour favoriser la configuration existentielle la plus hédoniste pour leurs enfants ».
Alors qui manipule qui dans cette affaire ? Dire de ceux qui ne sont pas d’accord qu’ils attentent à la laïcité ne repose sur rien. C’est juste une invective.
En l’occurrence, dans ce débat, seule l’Église est vraiment laïque car elle seule refuse l’archaïsme de la sacralisation du profane — qui est la vraie menace — et elle seule réserve le sacré à ce qui doit l’être : l’homme de ses premiers instants à son dernier souffle.
*Jean-Marie Le Méné est le président de la Fondation Jérôme-Lejeune.
Répondre à ce commentaire
24 -
Pourquoi l'Eglise a vu juste
par tresor, le Mardi 2 Janvier 2007, 23:30
Pour son anniversaire, le Téléthon 2006 a atteint un record en matière de promesses de dons, avec plus de 101 millions d'euros. Ce succès n'éclipse pourtant pas la question cruciale soulevée par l'Eglise sur le statut de l'embryon. Au final, il y avait au moins sept bonnes raisons de briser le silence. Par Emmanuel Pellat et Samuel Pruvot.
I) La générosité des Français n'a pas été entamée
Record battu: 101 millions d'euros. Avec trente heures de marathon audiovisuel, et quelque vingt-deux mille manifestations de solidarité à travers la France, le Téléthon 2006 a tenu ses promesses en battant, pour son 20e anniversaire, le montant record de 2005 (99 millions d'euros à l'heure de la clôture).
Ce qui porte l'ensemble des dons récoltés depuis vingt ans à plus d'1,4 milliards d'euros.
Pour Laurence Tiennot Herment, présidente de l'AFM (Association française contre les myopathies), c'est « la réponse du cœur et de la conviction des Français et des Françaises, qui ont confiance dans un combat juste pour la vie ».
Un combat avec néanmoins ses ombres pointées par l'Église: l'affectation de 1,5 % des sommes récoltées à des recherches sur les embryons - autorisées en France à titre exceptionnel depuis la loi de bioéthique de 2004.
II) Le fléchage des dons a la cote
Sur le site officiel du Téléthon, on pouvait trouver cette année un «Clip transparence 2006 ». Une vidéo sur la répartition des dons de l'édition 2005.
Une bonne initiative, mais insuffisante. Pour le président du Conseil pour les questions familiales et _6ciales, Mgr Jean-Charles Descube sj évêque de Rouen, comme pour beaucoup d'autres, il faudrait, «dans les futures éditions du Téléthon, que soit étudiée la possibilitéd'affecter les do.ns ». Que le donateur puisse être sûr que son argent n'aille pas au financement des recherches sur l'embryon entraînant sa destruction.
Le principe du fléchage des dons trouve désormais un écho chez une majorité de Français, comme l'indique un sondage Ifop (voir «En chiffres» p. 11). À la question: «Selon vous, l'AFM, qui organise le Téléthon, devraitelle garantir aux donateurs qui le désirent que leurs dons ne seront pas utilisés [...] [par] la recherche utilisant des embryons humains? », 54 % ont répondu «oui ».
Une proposition que refuse catégoriquement l'AFM.
3) La fin d'un tabou
«Il ne semble plus possible aujourd'hui de participer au financement de ce grand show médiatique. » C'est cette petite phrase, publiée le 9 novembre sur le site Internet du diocèse de Fréjus-Toulon, qui a mis le feu aux poudres.
Au départ, une simple contribution du responsable de la Commission bioéthique du diocèse. À l'arrivée, une polémique d'ampleur nationale, avec la mise en garde d'une quinzaine d'évêques (dont les archevêques de Paris, de Lyon et de Bordeaux) sur les dérives éthiques du Téléthon.
L'Église « a pleinement le droit, tout à fait respectable, de considérer l'embryon humain comme sacré. Mais elle n'a pas le droit d'en faire une manifestation publique », tempêtait immédiatement Didier Sicard, président du Comité national d'éthique.
La mise en garde de l'Église provoque néanmoins un véritable coup de tonnerre dans le ciel bleu azur du 20. anniversaire du Téléthon. Au point que le chef de l'État lui-même finit par voler à son s"ecours : « C'est dans le strict respect de la loi bioéthique de 2004 que le Téléthon agit. Je tenais à le rappeler pour qu'il n'y ait aucune ambiguïté », déclarait Jacques Chirac le 4 décembre.
Une façon de clore le débat: puisque ce qui est légal est moral.. . Néanmoins, la brèche n'est pas prête de se refermer.
4) Le Magistère incontesté
Si l'Église est sortie du bois, elle l'a fait de manière assez décousue. Entre l'appel au boycott de la Commission bioéthique du diocèse de Toulon-Fréjus, et le Comité des catholiques pour le Téléthon, difficile de ne pas perdre son latin.
Tandis que Mgr Rey, évêque qe Fréjus-Toulon, rappelle que l'Eglise demande une «nécessaire conformité de la loi civile avec la loi
morale », Mgr Dubost, évêqu_ d'É
vry, ne souhaite pas que l'Eglise prenne de position officielle, de peur que «ces discussionsblessent des personnes déjà blessées...»
Malgré ces divergences, un constat: aucun ne conteste le Magistère de l'Église, et le grave devoir de conscience rappelé par l'encyclique Evangelium vitae, de Jean-Paul II, de «ne pas apporter [de] collaboration formelle aux pratiques qui, bien qu'admises par la législation civile, sont en opposition avec la Loi de Dieu ».
L'essentiel est là: l'embryon humain ne peut, sous aucun prétexte, être objet de tri ou de manipulations.
5) Pas de charité sans vérité
« L'Église a non seulement le droit mais le devoir de donner sa position en matière de bioéthique. » La remarque ne vient pas d'un évêque, mais de Michel Mercier, président du groupe Union centriste-UDF au Sénat. «Aujourd'hui, tout le monde caricature l'Église pour éviter en fait de débattre sur le fond. »
«La fin, aussi noble soit-elle, ne justifie pas tous les moyens», soulignent notamment Mgr Vingt-Trois, arch,evêque de Paris, et Mgr Pontier, archevêque de Marseille.
Pour le diacre Jean-Christophe Parisot, myopathe depuis trente ans, il faut veiller à ce qu'une telle position ne lèse en aucune façon les familles. L'ensemble des médias n'ont retenu que sa colère contre le diocèse de Fréjus-Toulon, qu'il accusait de «péché contre l'espérance»; joint par Famille Chrétienne, il précise: «Je suis opposé fermement à la recherche sur les embryons. Le Christ nous demande d'aller auprès des souffrants, des embryons comme des myopathes et de leurs familles ».
6) Humaniser la recherche
La mise en garde surIes dérives eugénistes du Téléthon a provoqué un tollé de certains scientifiques. Un « retour au Moyen Âge », s'est indigné le Pr René Frydman, bras droit de l'AFM. Une «intervention extraordinairement malvenue », dénonçait pour sa part Didier Sicard, président du Comité national d'éthique.
«DC!ns cette affaire, on veut empêcher l'Eglise de faire entendre sa voix dans le débat public », répond à Famille Chrétienne Mgr Bruguès, évêque d'Angers, et ancien représentant de l'Eglise à ce même Comité d'éthique. « Comme on ne peut pas l'empêcher par la loi, on utilise la dévalorisÇltion et la disqualification. Or, l'Eglise n'est ni contre la science, ni contre la recherche - seulement, pas à n'importe quel prix. »
« C'est la société civile qui tombe dans l'irrationnel en sacralisant la techno-science. L'Église, elle, sacralise l'être humain, et donc humanise la recherche le concernant, en appelant à l'intelligence », ajoute Jean-Marie Le Méné, président de la Fonda_ tion Jérôme-Lejeune.
7) Loi de bioéthique : éviter l'escalade
La veille du lancement de la 20. édition du Téléthon, Alain Clayes, député PS de la Vienne, rendait un rapport à Jean-Louis Debré, président de l'Assemblée nationale, préconisant l'extension de la recherche sur l'embryon, et l'autorisation du clonage thérapeutique. Cet avis de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques demande la révision de la loi bioéthique avant l'échéance prévue de 2009. Prétexte invoqué: la France accuserait déjà trop de retard en la matière...
Ce rapport n'est pas le premier: en juillet dernier, Pierre LmÜs Fagniez, député UMP du Valde-Marne, en avait déjà rendu un au Premier ministre allant dans le même sens.
Un tel consensus désole Michel Mercier, président du groupe Unibn centriste-UDF au Sénat: «En France, tout le monde devrait pouvoir défendre la, vie, puisque à la différence des Etats.Unis, en France, la question de la défense de la vie n'est le privilège d'aucun camp politique",
Le Téléthon a dérivé
Médecin, et père d'un enfant myopathe aujourd'hui décédé, Jean-Pierre Dickès (1) dénonce l'élimination programmée des myopathes à naître.
Comment la myopathie est-elle entrée dans votre vie?
J'ai fait le diagnostic de myopathie chez mon fils quand il avait l'âge de 4 ans. À cette époque, j'étais en contact avec le Pr Jérôme Lejeune. Le Téléthon faisait ses premiers pas. Pour nous, parents d'enfants myopathes, c'était un espoir considérable. Mais au fil du temps, on s'est aperçu de choses curieuses à partir de la fondation
du Généthon (1990). L'idée était
de parier sur la thérapie génétique.
Il ne fallait pas me casser la tête pour mon fils, on trouverait un traitement d'ici à deux ou trois ans...
En réalité, hormis quelques bébés bulles [dont le système immunitaire est si faible qu'ils ne peuvent vivre que dans un cocon stérile - N.d.Lr.], on n'a jamais réussi à soigner personne avec le génie génétique. Mon fils est mort. Mais la myopathie ne nous a pas quittés: ma fille a un garçon de 4 ans, Antoine, lui aussi myopathe.
Que reprochez-vous à l'AFM ?
Je veux d'abord dire que l'AFM a été d'un soutien extraordinaire sur le plan psychologique et financier. Nous avons gagné un procès à Boulogne-sur-Mer contre la Sécurité sociale qui refusait de prendre en charge un deuxième fauteuil roulant pour notre fils. Cela a fait jurisprudence dans toute fa France.
Mais nous avons eu l'impression que le Généthon était une glissade vers un refus partiel de traiter la maladie. Je m'explique. On a déplacé le problème ailleurs, faute de pouvoir soigner les myopathes en aval. L'AFM a commencé à aiguiser ses armes avec le diagnostique prénatal, qui vise à dépister la maladie in utéro, pour pratiquer ensuite des avortements. La loi autorise cette pratique, y compris les avortements tardifs, qui sont particulièrement atroces.
L’Eglise a-t-elle raison de pointer une dérive eugéniste ?
Jusqu'à présent, c’était l’omerta. Certains évêques ont commencé à parler pour dénoncer la manipulation des embryons au travers du filtrage du DPI (diagnostic préimplantatoire). A ce rythme, dans dix ans, il ne viendra plus au monde un seul myopathe. Cela veut dire aussi qu’on ne cherchera plus de traitement pour la myopathie. C’est déjà le cas pour la trisomie 21 : en moyenne 95 % des enfants atteints sont avortés. Pendant ce temps-là, nos enfants mourront, mon petit-fils aussi. voilà la dérive majeure du Téléthon : on veut soigner la maladie en tuant les malades in utero.
La solution que je préconise est simple, c’est le fléchage des dons. Que les gens donnent de l’argent pour aider les myopathes, c’est normal. Mais que les donateurs financent l’élimination des myopathes, je ne suis pas d’accord ! par Jean-Pierrze Dickès est président de l’Association catholique des infirmières et médecins. A paraître a fin décembre 2006 : l’homme artificiel aux éditions saint Paul.
Article paru dans la revue Famille Chrétienne numéro 1509 du 16 au 22 décembre 20006
Répondre à ce commentaire
Répondre à cet article
Commentaires
1 - Téléthon 2006 : la mise en garde du diocèse de Fréjus-Toulon fait des vagues : Document du 10 novembre 2006par tresor, le Vendredi 24 Novembre 2006, 13:53 Répondre à ce commentaire