Quelconques
En français, dire de quelqu'un qu'il est « quelconque », ça n'est pas très aimable. Ça veut dire qu'il est interchangeable, et même que s'il disparaissait, on ne s'en apercevrait pas beaucoup. Pourquoi la traduction liturgique rend-elle ainsi le mot akreioi ?
On traduisait autrefois « inutiles », ce qui me paraît plus riche de sens : les anciens ont beaucoup commenté ce mot.
Les uns voyaient là l'idée que Dieu n'a que des serviteurs inutiles, puisqu'il n'a besoin de personne dans son éternité: c'est trop vite dit. D'autres comprenaient
Il incapables Il, comme si les œuvres humaines ne pouvaient jamais atteindre à la perfection voulue par Dieu.
Ne doit-on pas plutôt rapporter le mot à l'humilité vraie de celui qui fait simplement son devoir, avec le cœur assez pur pour se penser inutile ?
Auteur : Frère Dominique Marie Dauzet et paru dans la revue Famille Chrétienne numéro 1551 du 6 au 12 octobre 2007.
Par François
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Commentaires
1 -par Boris, le Lundi 22 Octobre 2007, 23:14 Répondre à ce commentaire