Antoine, tu me fais bien rire ! L'année dernière, tu m'as demandé pourquoi Jésus dit  : « bienheureux les affamés» alors que toi, quand tu as faim, tu n'as pas envie de rigoler ! À ce que je vois, ton estomac gargouille toujours...

Au Moyen Âge, il était interdit de manger des œufs pendant le Carême. Mais les poules, elles, ne s'arrêtaient pas de pondre ! Tu imagines les mon­tagnes d'œufs qui s'accumulaient... Quelle joie, le jour de Pâques, de pouvoir à nouveau les déguster ! Pour les écouler, on en offrait à ses voisins et à ses amis. Ils sont devenus un symbole de fête.

Les rois échangeaient des œufs recou­verts d'or, les Grecs des œufs teints en rouge pour honorer le sang de Jésus. Dans les pays de l'Est, en Ukraine notamment, la décoration des œufs est devenue un art. Mais la coutume des œufs colorés est beaucoup plus ancienne: elle aurait; pris naissance en Perse, trois mille ans avant la naissance de Jésus. Elle symbolisait alors le prin­temps où tout renaît.

Quant au lapin, il nous vient d'Allemagne, semble-t-il. Une légende raconte qu'un homme très, très pauvre, ne pouvant acheter des gâteaux à ses enfants pour
la fête de Pâques, avait décoré des œufs et les avait cachés dans les bois avant d'y envoyer ses enfants. Ceux-ci, aper­cevant un lapin, ont pensé que c'était lui qui avait pondu les œufs !

Au XIXe siècle, les chocolatiers alsa­ciens ont eu l'idée de fabriquer des lapins et des œufs en chocolat pour le jour de Pâques.

Œufs et petits lapins symbolisent éga­Iement le printemps et la renaissanée de la nature. Pâques, tu sais, est un peu une renaissance pour nous aussi, chrétiens:
Jésus nous rend à la vie, il nous délivre du péché et de la mort. 


Auteur : Juliette Levivier paru dans la revue Famille Chrétienne numéro 1526 du 14 au 20 avril 2007

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