Pour nous aider à vivre l’avent avec Benoît XVI
La Vierge Marie
Qui, mieux que la mère qui a porté l'Enfant Jésus dans son sein, peut nous aider à préparer Noël de la manière
la plus authentique et féconde? Et comme, de manière unique et singulière, elle a donné naissance au Sauveur, c'est toujours elle qui permet cette venue du Christ en nos âmes, par la grâce.
Aussi, à la différence des autres Temps liturgiques, durant l'Avent, la coopération - essentielle - de la Vierge Marie à la Rédemption est mise en relief. Ce n'est pas un ajout dévotionnel, cela tient au mystère même. « Que Marie nous aide à reconnaître dans le visage de l'Enfant de Bethléem, conçu dans son sein virginal, le divin Rédempteur venu dans le monde pour nous révéler
le visage authentique de Dieu ».
Célébrée le 8 décembre, la solennité de l'Immaculée Conception fait partie de l'Avent. Marie, immaculée, est le prototype de l'humanité rachetée, le fruit de la venue du Sauveur; comme un signe d'espérance et de consolation, l'Immaculée nous montre que le péché n'a pas le dernier mot.
La pénitence joyeuse
Avec le caractère apparemment opposé de la joie, la pénitence marque la liturgie de l'Avent. Manifestée à la messe par les ornements violets et la suppression du Gloire à Dieu, la pénitence dispose notre cœur, notre vie, à accueillir le Sauveur, notamment dans l'eucharistie.
Le sacrement de réconciliation nous « ajuste » à Dieu, et permet que notre cœur soit bon et beau pour lui; notre joie en sera d'autant plus grande.
Cette joie, non pas extérieure mais intime, n'est pas une fin en soi, mais le fruit de notre espérance : Dieu vient. Dieu est bon, il nous connaît et nous aime au point de s'être fait chair pour nous sauver, pour être avec nous. Cette joie d'être enfant bien-aimé du Père, en Jésus, ne supprime pas mais peut habiter nos souffrances, nos difficultés et faiblesses.
« Chaque fois que la communauté chrétienne se prépare à faire mémoire de la naissance du Rédempteur, elle ressent en elle un frisson de joie, qui se transmet dans une certaine mesure à la société tout entière, en particulier aux plus pauvres, aux plus pauvres de la joie. « Tel est le véritable engagement de l'Aven : apporter la joie aux autres et en particulier la joie la plus profonde, celle d'avoir connu Dieu en Christ. La joie est le véritable don de Noël. »
La charité fraternelle
Marie, enceinte, parcourt en hâte la montagne pour soulager sa cousine Elisabeth qui, dans sa vieillesse, attend son premier enfant, le futur Jean Baptiste, et pour porter le Christ aux siens.
Durant l'Avent, les chrétiens doivent réveiller leur espérance de renouveler le monde, avec l'aide de Dieu. Car, s'il prend l'initiative d'habiter parmi les hommes et qu'il est toujours l'artisan principal de ce projet, il ne veut pas le réaliser sans notre active collaboration: une visite à un voisin âgé, un coup de main à une maman débordée, une réconciliation, etc.
Se préparer à Noël signifie édifier la demeure de Dieu avec les hommes, une maison plus spacieuse et plus belle. Chacun peut et doit y contribuer.
La crèche
Les crèches de nos églises et de nos foyers sont d'humbles évocations de la plus vénérable d'entre elles, la crèche de Bethléem, à la fois grotte et mangeoire où naquit Jésus. Elles expriment notre désir de l'accueillir chez nous.
En France, les santons représentent, outre l'Enfant, Marie et Joseph, les habitants d'un village venant au Christ avec leurs offrandes, fruits
de leurs activités ou de leurs talents. Ils figurent chacun de nous et notre offrande, leur nom ne vient-il pas du provençal : santoun, petit saint ?
« La crèche peut nous aider à comprendre le secret du véritable Noël, parce qu'elle parle de l'humilité et de la bonté miséricordieuse du Christ qui, pour nous, "s'est fait pauvre, de riche qu'il était" (2 Corinthiens 8, 9). Sa pauvreté enrichit ceux qui l'embrassent et le Noël apporte la joie et la paix à ceux qui, comme les pasteurs de Bethléem, accueillent les paroles de l'Ange: « Ceci vous servira de signe : vous trouverez un nouveau-né, enveloppé de langes, et couché dans une crèche » (Luc 2, 12). Cela demeure le signe, pour nous aussi, hommes et femmes de l'an 2000. Il n 'y a pas d'autres Noël ».
Le silence avec saint Joseph
« Au cours des jours qui précèdent Noël, il est plus que jamais opportun d'établir une sorte de dialogue spirituel avec
saint Joseph, afin de vivre en plénitude ce grand mystère de la foi. Uni à son épouse, Joseph a attendu et préparé avec une intensité unique la naissance de Jésus qu'il l'accueillit et sur qui il veilla.
Par ailleurs, s'ouvrir au Seigneur qui vient, veiller dans la prière, garder la Parole de Dieu dans notre cœur, et goûter la joie profonde qu'apporte la naissance du Rédempteur, sont des attitudes favorisées par le silence et le recueillement.
« Laissons-nous contaminer par le silence de saint Joseph ! Il ne manifeste pas un vide intérieur, mais au contraire la plénitude de foi qu'il porte en son cœur, et qui guide chacune de ses pensées et chacune de ses actions. Un silence grâce auquel Joseph, à l'unisson avec Marie, garde la Parole de Dieu, connue à travers les Écritures saintes, en les confrontant en permanence avec les événements de la vie de Jésus;
un silence tissé de prière constante, prière de bénédiction du Seigneur, d'adoration de sa sainte volonté et de confiance sans réserve à sa providence ».
Trouvé dans la revue Famille Chrétienne numèro 1559 du 1er au 7 décembre 2007
Par François
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| 22/12/2007 14:26
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