La mention du Paradis dans cette page de Luc est à regarder de près. Dans la théologie juive du temps, le Paradis, c'est ce parvis où les justes attendent la Résur­rection finale. Encore faut-il être juste, précisément, pour avoir un avenir dans l'au-delà.

Mais Jésus renverse la perspec­tive: là où Adam en Paradis avait succombé au tentateur, lui vainc la tentation et ouvre largement ce Paradis: du lieu, décrit en Genèse 2,8, où était planté l'arbre de la vie, on avait perdu le chemin, mais il est désormais rouvert (voir Ap 2,7).

Cela dit, Jésus ne parle plus d'un beau jardin, comme dans les reli­gions du Moyen-Orient, si fertiles en imagination. Il dit simplement. sans autre précision : « Tu seras avec moi dans le Paradis », et, certaine­ment, le Paradis, c'est surtout d'être « avec lui ».

Auteur : Frère Dominique Marie Dauzet et paru dans la revue Famille Chrétienne numèro 1558 du 24 au 30 novembre 2007
 

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