Mgr Migliore, observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations-unies, est intervenu le 3 mars 2008 lors de la 52e session de la Commission de l’ONU sur le statut de la femme dans le monde.
 
Le Saint-Siège demande en particulier à l’ONU de promouvoir les droits des femmes par l’éducation et la reconnaissance de sa dignité, dans la famille, et dans la société. Remarquant que les femmes ont davantage de part dans les prises de décisions économiques depuis dix ans, Mgr Migliore a insisté sur l’importance de l’éducation et des programmes économiques spécialement destinés à la promotion de la femme. Selon lui, « des initiatives comme les programmes de micro-crédit pour les femmes démontrent que l’ingéniosité humaine a la possibilité de créer des solutions nouvelles et innovantes dans ce domaine ». Il a aussi mentionné la conférence de révision de Doha sur le développement, qui devrait être une occasion de mesurer l’impact des programmes de financement sur la situation des femmes. Il rappelle aussi que le Consensus de Monterrey demande aux pays riches et aux opérateurs boursiers de « prendre des décisions économiques pour que la croissance et l’éradication de la pauvreté profitent à tous, hommes, femmes et enfants ».

L’observateur du saint Siège a aussi demandé qu’on favorise l’accès des femmes au travail et de prévoir des lois qui les protègent des « prédateurs sans scrupules », des conditions de travail inhumaines. Pour le Saint-Siège, il convient aussi de mettre en œuvre des « politiques plus courageuses pour rétribuer la contribution sociale et économique des femmes à la maison ».

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