J'ai une conviction, que j'aimerai partager avec vous tous : le plus grand destructeur de la paix est aujourd'hui le cri des enfants innocents à naître. y a-t-il un pire crime que de s'entre-tuer, lorsqu'une mère peut tuer son propre enfant en son sein? même dans l'Écri­ture Sainte il est écrit: « Même si la mère pouvait oublier son enfant, je ne l'oublie pas ». Mais aujourd'hui, des millions d'enfants à naître sont tués et nous ne disons rien. Dans les journaux nous lisons beaucoup de choses, mais on ne men­tionne que très rarement les millions des petits qui ont été reçus avec le même amour que vous ou moi, avec la vie de Dieu. Et nous nous taisons, nous sommes muets.


Pour moi les nations qui ont légalisé l'avortement sont les pays les plus pauvres. Elles craignent les plus petits, elles craignent l'enfant à naître. Et l'enfant doit mourir car elles ne veulent plus de l'enfant - pas un enfant de plus - et l'enfant doit mourir.

Et je vous supplie ici au noms des petits: sauvez l'en­fant à naître, reconnaissez la présence de Jésus en lui !

Lorsque Marie a visité Élisa­beth, l'enfant a tressailli de joie dans le sein de sa mère au moment où Marie est entrée d" la maison. L'enfant qui al­lait naître a apporté la joie. C'est pourquoi nous promettons ici de sau­ver tous les enfants non nés. Donnez à chaque enfant la possibilité d'aimer et d'être aimé.

Nous combat­tons l'avortement par l'adoption. Avec la grâce de Dieu nous réussirons. Dieu bénit notre travail. Nous' avons sauvé des mil­liers d'enfants, nous leur avons trouvé une maison dans laquelle ils sont aimés, où ils sont désirés, où ils ont apporté la joie. C'est pourquoi aujourd'hui, je vous implore Majestés, Excellen­ces, Mesdames et Messieurs, vous tous qui êtes ve­nus de tous les coins de la terre: priez que nous puissions avoir le cou­rage de pro­téger la vie à naître.



Extrait du discours de ère Térèsa lors de la remise du prix Nobel de la Paix à Oslo,  le 10 décembre 1979.

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