Le Jour du Seigneur
« l'Eglise célèbre le mystère pascal chaque huitième jour, qui est nommé à bon droit le jour du Seigneur ou dimanche». Le dimanche demeure le fondement ainsi que le noyau primordial de l'année liturgique, qui tire son origine de la résurrection du Christ, grâce à laquelle ont été imprimés dans le temps les traits de l'éternité. Le dimanche est alors, pour ainsi dire, un fragment de temps imprégné d'éternité, parce qu'à l'aube de celui-ci, le Crucifié ressuscité est entré victorieux dans la vie éternelle (...)
Aujourd'hui doivent être encore d:avantage réaffirmés le caractère sacré du jour du Seigneur et la nécessité de participer à la Messe dominicale ! Le contexte culturel dans lequel nous vivons, souvent marqué par l'indifférence religieuse et par le sécularisme qui cache l'horizon du transcendant, ne doit pas faire oublier que le peuple de Dieu, né de l'Evénement pascal, doit y retourner comme à une inépuisable source pour comprendre toujours mieux les traits de son identité et les raisons de son existence. Le Concile Vatican II, après avoir indiqué l'origine du dimanche, poursuit ainsi : « Ce jour-là en effet, les fidèles doivent se rassembler pour que, entendant, la parole de Dieu et participant à l'Eucharistie, ils se souviennent de la passion, de la résurrection et de la gloire du Seigneur Jésus, et rendent grâce à Dieu qui les a régénérés pour une vivante expérience par la résurrection de Jésus-Christ d'entre les morts ».
Le dimanche n'a pas été choisi par la communauté chrétienne, mais par les Apôtres, et même par le Christ lui-même qui ce jour-là, « le premier jour de la semaine» ressuscita et apparut aux disciples (...)
Du pape Benoît XVI le 1/12/2006
Par François
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6 commentaires
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par tresor, le Samedi 8 Décembre 2007, 17:32
Répondre à ce commentaireEn annonçant, dans son entretien télévisé du 29 novembre 2007, que « les salariés pourront travailler le dimanche sur la base du volontariat et seront payés le double ce jour-là », le président Nicolas Sarkozy a élargi dangereusement une brèche dans l’un des fondements de notre civilisation judéo-chétienne. L’Église a toujours défendu le repos dominical, dont la mise en cause est une trahison d’un des piliers de l’enseignement de la Bible. Celle-ci serait une atteinte à Dieu lui-même, et aux hommes.
Citons tout d’abord le troisième commandement du Décalogue : « Tu respecteras le Jour du Seigneur », commun aux juifs et aux chrétiens (cf. Exode 20, 8-10). Traduction du Catéchisme de l'Église catholique (n. 2180) : « Le dimanche et les autres jours de fête de précepte, les fidèles sont tenus par l'obligation de participer à la Messe.» Ce précepte signifie que les fidèles doivent s'abstenir de se livrer à des travaux ou à des activités qui empêchent le culte rendu à Dieu, la vie de famille, la pratique des œuvres de miséricorde et la détente convenable de l'esprit et du corps (cf. CEC, n. 2184-2187).
Mais la remise en cause du caractère sacré du dimanche n’est pas seulement une atteinte contre le Créateur. C’est aussi une atteinte contre le prochain :
Elle exposerait insidieusement les citoyens de notre pays — en particulier les plus exposés : les pauvres, les immigrés, les mères de famille et les jeunes — à enfreindre les Commandements de Dieu et de l'Église en promettant une récompense matérielle substantielle — le doublement du salaire journalier — ce qui aurait pour conséquence de les détourner de l'obligation que leur dicterait leur conscience.
Elle accentuerait aussi l'injustice sociale en s'attaquant à l'une des grandes conquêtes du mouvement ouvrier. Il s'agit d'un droit essentiel, l'un des plus anciens reconnu par la législation du travail. Elle fragiliserait la famille, fondement de la société — et donc les personnes qui la composent — déjà si éprouvée.
Enfin, elle remettrait en cause le droit à la liberté religieuse et de conscience (CEC, n. 2188), que le Parlement européen a lui-même précisément reconnu : « En adoptant une résolution commune des groupes PSE, PPE, UPE, GUE/NGL et Verts sur le travail du dimanche, le Parlement européen invite les Etats membres et les partenaires sociaux à reconnaître le caractère spécial du dimanche comme jour de repos et réaffirme le droit des travailleurs à un repos hebdomadaire » (Résolution du 12 décembre 1996).
Faire valoir la « laïcité » à l'encontre de ces observations est un argument qui ne tient pas. Au lendemain de la déclaration du président de la République, Benoît XVI promulguait l'encyclique Spe Salvi (nn. 16-23), dans laquelle il rappelle, à propos des concepts de « raison » et de « liberté », que la vraie laïcité est celle qui respecte les droits de la personne humaine dans toute sa dignité. Au contraire, le « laïcisme » est une doctrine qui, conjuguée au rationalisme et au libéralisme philosophique, livre les droits humains à l'arbitraire. P.S.-G.
Commentaires
1 - Trés important : la Cftc lance cette pétition pour défendre le repos dominicalpar tresor, le Samedi 8 Décembre 2007, 17:30 Répondre à ce commentaire