« l'Eglise célèbre le mystère pascal chaque huitième jour, qui est nommé à bon droit le jour du Seigneur ou dimanche». Le dimanche demeure le fondement ainsi que le noyau primordial de l'année liturgique, qui tire son origine de la résurrection du Christ, grâce à laquelle ont été imprimés dans le temps les traits de l'éternité. Le dimanche est alors, pour ainsi dire, un fragment de temps imprégné d'éternité, parce qu'à l'aube de celui-ci, le Crucifié ressuscité est entré victorieux dans la vie éternelle (...)

Aujourd'hui doivent être encore d:avantage réaffir­més le caractère sacré du jour du Seigneur et la nécessité de participer à la Messe dominicale ! Le contexte culturel dans lequel nous vivons, souvent marqué par l'indifférence religieuse et par le sécula­risme qui cache l'horizon du transcendant, ne doit pas faire oublier que le peuple de Dieu, né de l'Evénement pascal, doit y retourner comme à une inépuisable source pour comprendre toujours mieux les traits de son identité et les raisons de son existence. Le Concile Vatican II, après avoir indiqué l'origine du dimanche, poursuit ainsi : « Ce jour-là en effet, les fidèles doivent se rassembler pour que, enten­dant, la parole de Dieu et participant à l'Eucharistie, ils se souviennent de la passion, de la résurrection et de la gloire du Seigneur Jésus, et rendent grâce à Dieu qui les a régénérés pour une vivante expérience par la résurrection de Jésus-­Christ d'entre les morts ».
Le dimanche n'a pas été choisi par la communauté chrétienne, mais par les Apôtres, et même par le Christ lui-même qui ce jour-là, « le premier jour de la semaine» ressuscita et apparut aux disciples (...)

Du pape Benoît XVI le 1/12/2006

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