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La communion à genoux par le pape Benoit XVI au pour la Fête-Dieu 2008 et le commentaire du père Gitton (1)
Pour redonner à la messe toute sa dimension sacrée, le Pape Benoît XVI souhaite qu'à la communion le Corps du Christ soit remis dans la bouche et non sur la main, de même que l'on soit agenouillé au moment de la communion en signe de respect.
" La messe n’est pas un spectacle", déclare Mgr Albert Malcom Ranjith, secrétaire de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements pour justifier ce retour à une pratique liturgique ancienne. Et ce même prélat déclare qu'il est convaincu de l'urgence de revenir à ce rite ancien.
Il est à noter que cette ancienne pratique rituelle n'a jamais été supprimée et qu'une grande liberté était donnée aux fidèles qui venaient communier en ayant le choix de communier dans la bouche ou sur la main.
Canoniquement, c'est à l'évêque du diocèse de décider actuellement en cette matière liturgique. Ceci dit, un évêque n'a pas le droit de décider quelque chose de contraire a ce que l'Eglise Catholique (les conciles, le pape et les différentes congrégations romaines) à décidé (voir le code de droit canonique de 1983, canon 838 paragraphes 1 à 4 ainsi que le chapitre I de l'Instruction Redemptionis Sacramentum de 2004).
Le webmaster de ce site ajoute qu'il devrait y avoir un servant d'autel avec un plateau pour éviter que l'hostie ne tombe par terre au moment de la communion dans la bouche ce qui arrive de temps en temps et qui n'est pas rexpectueux pour le corps du Christ.
BENOÎT XVI ET LA SAINTE COMMUNION : UNE INVITATION À LIRE VATICAN II par le P. Michel Gitton
Lors de la messe de la Fête-Dieu, les fidèles qui ont communié de la main du pape ont été invités à s'agenouiller pour recevoir la sainte communion. Benoît XVI avait rappelé dans son homélie que "s'agenouiller devant l'Eucharistie, c'est professer sa liberté".
On voit des journalistes, des prêtres, des gens d'habitude "informés", s'étonner, voire s'indigner, de ce que Benoît XVI ait osé le jour de la Fête Dieu - pensez donc ! - donner la communion à des fidèles à genoux et, en plus, sur les lèvres, alors que cela ne se fait plus "depuis Vatican II".
L'affirmation est répétée avec tant de naïve constance qu'elle prend valeur de certitude. Avant Vatican II, on s'agenouillait et on tirait la langue, depuis on s'avance et on tend la main. Personne ne se donne la peine de fournir la moindre référence et pour cause ! Aucun texte du Concile Vatican II n'a abordé de près ou de loin la question de savoir comment devait être donnée la communion et quant au Missel romain "restauré" à la suite du dit Concile, dont la première édition remonte à 1969, la seule manière envisagée est la manière traditionnelle.
Alors, d'où vient le changement ? Il est vrai que des demandes parvinrent à Rome dans les années de l'après-concile pour obtenir la permission de donner la communion dans la main pour les fidèles que risquait d'indisposer le geste du prêtre qui leur déposait une hostie dans la bouche. Raison purement sanitaire, si on peut dire, qui n'avait rien des hautes motivations données ensuite à ce geste soi-disant plus "adulte". Rome procéda à une enquête auprès des évêques du monde entier sur l'opportunité d'un changement de la pratique reçue. La conclusion fut négative : il ne fallait rien changer à l'usage. Néanmoins pour calmer les Français et quelques autres pays occidentaux, une permission fut donnée, assortie de bien des précautions, qu'on se dépêcha d'oublier.
La brèche une fois ouverte, on s'empressa de l'élargir, on rendit presque impossible la communion à genoux, les catholiques qui firent mine de demander à recevoir leur Sauveur sur les lèvres furent dans bien des cas montrés du doigt, quand on ne le leur refusa pas tout simplement, malgré le droit.
Peu à peu, par lassitude ou par conviction, la majorité des assemblées suivit ce qui n'était qu'une permission, avec le sentiment que c'était cela que demandait l'Eglise, alors qu'il n'en était rien.
Récemment un évêque d'Amérique du Sud a rappelé que la permission n'étant pas donnée dans son diocèse, puisqu'il ne l'avait pas demandée, la communion dans la main était interdite ; Rome a soutenu son bon droit. Et l'on se souvient de Jean Paul II refusant de donner la communion autrement que sur les lèvres à Mme Chirac en 1980 sous les écrans de la télévision.
Cet accès de fièvre, qui pourrait faire sourire, ne laisse pas d'être révélateur. L'ignorance du réel enseignement du concile Vatican II, en ce domaine comme en d'autres, est vertigineuse ; elle va de pair avec une valorisation mythique du changement intervenu.
Espérons que le mythe se dissipant peu à peu, et heureusement, on en vienne à lire tout simplement les documents de ce Concile qui n'a pas tout dit, mais qui a posé de solides jalons pour permettre à l'Eglise d'affronter le monde en train de naître autour d'elle et de lui porter la Bonne Nouvelle. Et le webmaster de ce site ajoute qu'il souhaite qu'on lise, réfléchisse et essaye de comprendre, en plus des documents du concile Vatican II, tous les documents promulguée par le pape ou la congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements sur la liturgie afin de faire une liturgie digne et respectueuse en vue du Mystére que nous célébrons en étant en communion avec ce que l'Eglise Catholique demande de faire...
(1) Le Père Michel Gitton est recteur de la basilique Saint-Quiriace de Provins et Directeur de la revue "Résurrection".
Rappellons que la pape Jean-Paul II a dit qu'il s'était laissé convaincre par certains évêques pour accepter la communion sur la main mais qu'il n'a jamais été favorable a cette pratique.
Pour compléter sur cette question, vous pouvez cliquer sur le lien suivant :
http://tresordelafoi.org/news/la-communion-a-genoux
Copyright : Association Apostolat Sainte Thérèse
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Par François
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| 31/05/2008 17:12
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49 commentaires
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4 -
Communion dans la main
par
Jean Michel Roulet, le Dimanche 10 Août 2008, 20:52
La façon de communier n'est pas le plus plus important.
D'habitude je communie dans la bouche mais il m'arrive de communier dans la main.
Par contre je m'incline profondément avant de communer.
Ma femme s'agenouille et communie dans la bouche.
Mais tout cela ce ne sont que des rites.
Bien plus important c'est de se confesser le plus souvent possible, au moins ne fois par mois comme cela nous est demandé.
Bien plus important c'est de communier seulement quand on considère que l'on est en état de recevoir Notre Seigneur.
Il ne faut pas faire de la communion une obligation à chaque messe.
Il faut être totalement conscient du geste que l'on fait.
Et je pense qu'une partie des fidèles communie seulement par habitude ou pour faire comme le voisin.
Toute une catéchèse est à développer autour de l'Eucharistie et ce n'est pas manque d'enseignements de nos papes.
Les prêtres, aussi, doivent donner la communion avec le maximum de spiritualité. Trop souvent on vous donne l'ostie n'importe comment. Soyons juste les nouveaux prêtres, en général, vous présentent l'ostie et même peuvent faire avec elle le signe de Croix.
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← 5 -
Re: Communion dans la main
par
Martine, le Dimanche 10 Août 2008, 21:16
Si les fidèles communient "trop souvent", c'est parce qu'avant le concile ils ne communiaient pas assez, et certains seulement pour "faire" leurs Pâques, ("faire" leurs Pâques, quel mot déplacé) et c'était la faute de l'Eglise de l'époque, qui par son rigorisme étroit, éloignait les fidèles de la communion.
De nos jours certains risquent, à vos yeux, d'en faire une routine, mais de quel droit vous immiscez-vous dans leur conscience ? De quel droit prétendez-vous savoir ce qu'il y a au fond de leur coeur ?...Que savez-vous des horreurs qui sont peut-être dans les coeurs de fidèles "dignement" agenouillés à la sainte table pour ouvrir la bouche en toute hypocrisie ? ...
comment peut-on éloigner consciemment des enfants de leur Père ?...que faites-vous de l'amour de Dieu pour nous et du nôtre pour lui ?
Je communie dans la main avec un grand bonheur, je pense que pour moi c'est plus digne et plus recueilli qu'autrement, je pense alors à la femme pécheresse qui avait touché le bas de la robe du Christ, pourquoi n'en ferais-je pas autant ?...
Que chacun fasse comme il lui convient sans s'occuper de ce que fait son voisin, Dieu reconnaîtra les siens.
Oui, gardez-vous de juger, et de mettre des fardeaux trop lourds sur les épaules des autres !
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← 28 -
Re: Communion dans la main
par
Armand Van Hoye, le Mardi 19 Août 2008, 00:45
Je suis d'accord avec cette réponse. Pourtant
à première vue la matière me semble très
complexe. Bien sûr la forme est inférieure
à l'esprit, pour recevoir la communion.
Malheureusement il y a tellement de gens avec
leurs habitudes et pensées différentes. A mon
avis le pape ne peut pas contenter tous ces
gens et est seulement capable d'exprimer ce
que lui semble la meilleure rite.
Les évêques et les prêtres peuvent ensuite
adapter les pensées du pape à leur niveau,
après avoir lu et étudié ce que le pape a
voulu dire.
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6 -
Suivre le Pape
par
Jean Michel Roulet, le Lundi 11 Août 2008, 06:39
Suivre les indications du Pape.
Ce sont Jean Paul II et Benoît XVI qui, inlassablement, au cours des années, montrent le bon chemin de la communion. Ce n'est pas pour rien qu'il y a encyclique sur lettre apostolique sur le sujet.
La conception "tout le monde communie" est une conception déviante et ressemble comme une goutte d'eau à la conception "tout le monde ira au paradis" qui, elle, est franchement hérétique.
Sans cesse nos papes essayent de ramener les fidèles à une conception plus équilibrée et plus respectueuse de l'Eucharisie et de la communion.
Le fait de communier à genoux et sur la langue est un exemple que Benoît XVI veut donner.
A nous de comprendre et de suivre leur exemple.
Il serait curieux d'être catholique et de ne pas suivre ce que nous disent nos Papes.
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7 -
Surtout pas d'automaticité
par
Jean Michel Roulet, le Lundi 11 Août 2008, 08:42
Il me semble toujours curieux de voir 99 % des fidèles communier.
Ils oublient que l'on doit communier sans péché mortel sur la conscience.
Mais de nos jours qu'est-ce qu'un péché mortel ? Le mot même a pratiquement été enlevé du vocabulaire et l'on préferre parler d'erreur.
Il est temps expliquer au fidèle que communier c'est aller vers notre Dieu.
Avoir banalisé à l'excès la communion a enlevé à la communion son caractère sacré.
Cette mauvaise habitude est tout à fait ancrée dans les mentalités.
Or il y a un moyen très simple de s'approcher de Notre Seigneur même en état de péché mortel. Il suffit de se faire bénir.
De même il est déconseillé de communier deux fois dans la même journée. La seconde fois il suffit de se faire bénir.
Nos prêtres devraient discrètement mais répétitivement rappeler ces obligations.
Obligations, j'ai dit, Ah ! le vilain mot dans notre société permissive.
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← 9 -
Re:
par Martine, le Lundi 11 Août 2008, 10:20
" Recevoir l’hostie dans la bouche ou dans la main possède une égale légitimité. Chacun est libre ; il n’y a pas une façon plus chrétienne ou plus pieuse, ni même plus traditionnelle que l’autre puisqu’on a communié dans la main jusqu’au 9e ou 10e siècle. En France, la communion dans la main fut autorisée par le Conseil permanent de l’Episcopat, le 19 juin 1969.
On peut souhaiter cependant que ceux qui communient dans la bouche avancent légèrement la langue, sans la tirer, sur la lèvre inférieure en ouvrant légèrement la bouche. Il est ainsi plus facile d’y déposer l’hostie.
On peut également demander a ceux qui communient dans la main de présenter les deux mains l’une sur l’autre, en faisant d’une main un trône pour l’autre « qui doit recevoir le Roi », selon la très belle formule de saint Cyrille de Jérusalem. Saisir l’hostie entre le pouce et l’index, comme au vol, n’est pas un geste de réception. En outre il est plus respectueux de ne pas communier en se déplaçant, mais de porter l’hostie a la bouche, soit avant de se remettre en marche, soit après avoir fait un pas sur le côté pour laisser la place a la personne qui suit."
Centre national de pastorale liturgique
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10 -
Mini témoignage
par Jean Michel Roulet, le Lundi 11 Août 2008, 12:57
Dans la paroisse qui est prêt de chez moi, un jour, un prêtre nous a dit avant de donner la communion :
"Ne pas s'incliner et ne pas s'agenouiller .... pour ne pas perdre de temps."
La conséquence fut immédiate : Plus de 50 % des fidèles présents se sont inclinés.
Le prêtre était, pour le moins, dépité ....
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11 -
La bénédiction
par Jean Michel Roulet, le Lundi 11 Août 2008, 13:03
Je trouve cette pratique, somme toute nouvelle, très intéressante.
Tous les prêtres n'y sont pas habitués mais cela vient de plus en plus.
Dans ma paroisse un des fidèles parmi les fidèles ne communie jamais. Pour tout dire je trouve cela très bien et il m'arrive de prier pour lui.
Un autre va seulement se faire bénir.
Ce sont de très bonnes pratiques et l'Eglise de France devrait les encourager.
De façon générale je suis très en faveur des bénédictions en tout genre.
Ah ! Cela ne fait pas "néo post moderne" mais c'est un beau et saint geste.
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La "première communion"
par Jean Michel Roulet, le Lundi 11 Août 2008, 13:12
Souvent je vois des enfants très jeunes, disons moins de 8 ans, aller communier.
Il arrive, à Notre Dame de Paris, que les prêtres leur refusent la communion s'ils ne sont pas accompagnés.
S'ils sont accompagnés il arrive que le prêtre montre sa désapprobation.
Vraiment je ne vois pas pourquoi donner la communion à des enfants qui savent à peine ce qu'ils font.
Et même des fois les enfants plus âgés ne savent pas trop de quoi il s'agit.
Il est vrai que l'instruction religieuse est si négligée.
Personnellement je serai pour le rétablissement de ce qui se faisait autrefois :
Première communion vers les 8 ou 9 ans.
Communion sollenelle vers les 10 ou 11 ans.
Confirmation vers les 12 ou 13 ans.
Cela permet de créer une progression dans l'enseignement et l'acceptation de la foi.
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13 -
par Martine, le Lundi 11 Août 2008, 14:36
Alors là je ne suis pas d'accord du tout, du tout, du tout.
Un enfant bien préparé peut dès l'âge de 7 ans comprendre parfaitement ce qu'il fait et communier.
D'ailleurs des directives venant de très haut sont en ce sens : heureusement.
Voyez Anne de Guigné, Claire de Castelbajac, Dominique Savio, Bernadette Soubirous, et leur ferveur magnifique.
Le Christ est lui même intervenu alors que des disciples voulaient éloigner de lui des enfants et il a dit : "laissez venir à moi les petits enfants". Les enfants au coeur plus pur que les adultes sont bien plus près de Dieu qu'eux.
quant à la bénédiction c'est très beau mais recevoir le Christ c'est bien évidemment encore plus beau et je ne comprends pas comment vous pouvez vous réjouir de ce qu'une de vos connaissances ne reçoive qu'une simple bénédiction : moi, je plains très fort cette personne.
Rien ne remplace le cadeau inouï de recevoir le Christ le plus souvent possible.
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Re: Saint Pie X et la première communion
par Martine, le Lundi 11 Août 2008, 14:59
Les directives pour une première communion très tôt, dès 7 ans, viennent de Pie X (en 1910)
Anne de Guigné n'avait pas six ans lorsqu'elle a fait sa première communion...
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15 -
5 ou 6 ans
par Jean Michel Roulet, le Lundi 11 Août 2008, 16:45
C'est de 5 ou 6 ans dont je parle ....
Il suffit de voir ces enfants qui reviennent tout rigolards comme s'ils avaient fait une bonne farce ....
Ah ! On voit de tout à Notre Dame. Bien souvent ma femme est plus que scandalisée et demande pardon au Seigneur.
Mais, aussi, ont ils reçu une éducation religieuse suffisante.
Vu son état un peu déliquescent j'en doute ....
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Comment communier?
par A.S, le Lundi 11 Août 2008, 20:08
Quelques remarques:
- Comment pensez-vous que les apôtres ont reçu le pain partagé par le Christ? sur la langue? dans la main?
- le péché mortel : qui peut en juger?
- on ne peut prendre ce qui se faisait traditionnellement pour correct. Je pense au Notre Père de la célébration eucharistique qui était réservé au prêtre !!! Il a fallu du temps pour qu'on se rappelle que c'était une prière pour tous les disciples!
- il existe un texte deSt Cyrille de Jérusalem (315-386) qui précise "comment recevoir le Corps du Christ dans la main".
Je crois personnellement que ce débat sur la communion ressemble à celui des épis de blé cueillis par les disciples un jour de sabbat.
A.S
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Re: à quel âge la première communion ?
par Martine, le Lundi 11 Août 2008, 20:30
...quant à Claire de Castelbajac, elle a fait sa première communion à 5 ans et demi.
Ces enfants qui scandalisent votre épouse, et pour lesqules elle demande pardon, sont peut-être de futures émules de Claire de Castelbajac.
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19 -
Et cela continue à Notre Dame
par Jean Michel Roulet, le Lundi 11 Août 2008, 20:53
Aujourd'hui la même scène s'est reproduite.
Le diacre méfiant a obligé deux enfants à mettre devant lui l'ostie dans la bouche et il les a suivi des yeux un petit moment.
A Notre Dame les "anomalies" sont si fréquentes qu'on surveille attentivement la communion.
Chaude ambiance de prière ......
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← 20 -
Re: Ne pas être soupçonneux
par Martine, le Lundi 11 Août 2008, 21:56
Je trouve ça ridicule.
Rien de mieux pour ôter à ces enfants l'envie de recevoir le Christ. Ce diacre et des gens comme vous en porteront la responsabilité.
La règle de Saint Benoît dit que l'Abbé ou l'Abbesse ne doit pas être soupçonneux : Saint Benoît a raison.
Je pense qu'il faut faire confiance jusqu'à preuve du contraire et qu'il est grave de choquer un enfant par une attitude trop soupçonneuse. Peut-être aussi grave que la profanation d'une hostie.
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21 -
C'est vrai qu'une profanation
par Jean Michel Roulet, le Lundi 11 Août 2008, 22:55
ne choque plus personne de nos jours ......
Très significatif.
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22 -
Le Salut du Très Saint Sacrement
par Jean Michel Roulet, le Mardi 12 Août 2008, 08:38
Bonjour à tous,
Pendant que Jean Paul II et Benoît XVI essayent de mettre en avant l'Eucharistie, un phénomène intéressant s'est développé : L'Adoration Eucharistique.
Pendant tant et tant d'années elle a été négligée.
Et puis, comme une petite fleur au printemps, la voilà revenue. Plus forte que jamais.
Ce sont les communautés nouvelles qui sont, principalement, à l'origine de ce renouveau.
D'abord dans les établissements de ces communautés.
Dans d'autres communautés ne l'ont jamais abandonnée
Puis ce sont certaines paroisses et le mouvement s'étend. Comme toujours non sans difficultés, curieuses d'ailleurs.
Et puis s'y est associé de plus en plus le Salut du Très Saint Sacrement.
On se contente souvent de chanter le Tantum Ergo mais le Salut s'enrichit peu à peu d'autres prières dont les litanies au Très Saint Sacrement.
Et même dans une paroisse de Paris, une fois par trimestre, est organisé un concert spirituel autour du Salut au Très Saint Sacrement. Quelle joie !
Bien sûr, une paroisse de l'Emmanuel.
Voilà une belle idée que de mettre en place une Adoration du Très Saint Sacrement.
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Re: La communion de très jeunes enfants
par Martine, le Mardi 12 Août 2008, 09:13
La profanation des hosties est extrêmement choquante, mais l'attitude des personnes qui se méfient des enfants, ne les croient pas mûrs, est très choquante aussi.
Cessez de vous scandaliser et de demander pardon quand vous voyez des enfants aller communier très jeunes. Dans ma famille, conformémént aux directives de Saint Pie X de 1910, les enfants font leur première communion très jeunes. Cela a donné plusieurs vocations, et des jeunes parents très engagés dans divers mouvements catholiques : c'est pour eux que vous demandez pardon ?...
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← 24 -
Re: La communion de très jeunes enfants, extrêmement souhaitable
par Martine, le Mercredi 13 Août 2008, 16:55
"s'ils sont accompagnés, il arrive que le prêtre montre sa désapprobation"
Mais enfin de quel droit ?...
De quel droit ce prêtre s'oppose-t-il aux directives de Saint Pie X de faire communier les enfants dès que c'est possible, surtout s'ils vont régulièrement à la messe avec leurs parents ?...
De quel droit soupçonne-t-il ces parents ? N'a-t-il pas lu les textes de JP II qui parlent de la responsabilité des parents dans l'éducation de la foi de leurs enfants ?...
De quel droit cherche-t-il à se substituer à eux ?...
Tout cela mériterait une lettre de protestation auprès de Mgr Vingt-Trois.
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25 -
Du droit de son ministère
par Jean Michel Roulet, le Mercredi 13 Août 2008, 21:30
Tout simplement.
Car lui, aussi, a des droits ... et des devoirs.
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Dénoncer à Monseigneur Vingt Trois
par Jean Michel Roulet, le Mercredi 13 Août 2008, 21:39
Hier soir dans ma paroisse une personne a gardé dans sa main l'hostie et s'est assise sans communier.
Le prêtre l'a obligée à la mettre dans sa bouche.
Quelle atteinte honteuse aux droits de l'homme .... et de la femme !
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Re: vous êtes victime d'une obsession...
par Martine, le Jeudi 14 Août 2008, 08:58
On a l'impression, mon pauvre Jean Michel, que vous n'avez que des déboires en ce moment.
C'est bien triste, et même complètement calamiteux.
A vous lire, on ne peut que croire que tous les jours à la messe vous ne voyez que des enfants trop jeunes pour aller communier et de plus faisant la foire en y allant.
Il y a également dans votre paroisse un nombre impressionnant de gens qui gardent l'hostie (avec un H svp) dans la bouche, voire partent avec, et en tout cas profanent les hosties allègrement.
Seriez-vous le seul et le dernier rampart de l'Hostie, prêt au martyr ?...
Méfiez-vous : une personne de ma connaissance a fini par voir des hosties profanées partout, tombées par terre ou sur les chaises et abandonnées là. Elle est partie en croisade. Cela ne s'est pas bien terminé...
Ce genre d'obsession porte un nom et peut se terminer à l'asile psychiatrique. Faites quelque chose pendant qu'il en est encore temps.
Je vous ai déjà parlé de cette règle de Saint Benoît qui conseille aux Pères Abbés de ne pas être soupçonneux car cela leur ôterait le repos : faites-en autant.
Ou alors, si votre paroisse vous choque, changez-en.
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29 -
L'encyclique ECCLESIA DE EUCHARISTIA
par Jean Michel Roulet, le Mardi 19 Août 2008, 08:45
Ce passage de cette remarquable encyclique peut nous guider sur notre façon de nous approcher de l'Eucharistie.
C'est bien le même message qui a été répété à Notre Dame de Paris pour les fêtes de l'Assomption :
" La communion invisible, tout en étant par nature toujours en croissance, suppose la vie de la grâce , par laquelle nous sommes rendus « participants de la nature divine » ( 2 P 1, 4), et la pratique des vertus de foi, d'espérance et de charité. En effet, c'est seulement ainsi que s'établit une vraie communion avec le Père, le Fils et le Saint-Esprit. La foi ne suffit pas; il convient aussi de persévérer dans la grâce sanctifiante et dans la charité, en demeurant au sein de l'Église « de corps » et « de cœur »; ( 72 ) il faut donc, pour le dire avec les paroles de saint Paul, « la foi opérant par la charité » ( Ga 5, 6).
Le respect de la totalité des liens invisibles est un devoir moral strict pour le chrétien qui veut participer pleinement à l'Eucharistie en communiant au corps et au sang du Christ. Le même Apôtre rappelle ce devoir au fidèle par l'avertissement: « Que chacun, donc, s'éprouve soi-même, et qu'ainsi il mange de ce pain et boive de cette coupe » ( 1 Co 11, 28). Avec toute la force de son éloquence, saint Jean Chrysostome exhortait les fidèles: « Moi aussi, j'élève la voix, je supplie, je prie et je vous supplie de ne pas vous approcher de cette table sainte avec une conscience souillée et corrompue. Une telle attitude en effet ne s'appellera jamais communion, même si nous recevions mille fois le corps du Seigneur, mais plutôt condamnation, tourment et accroissement des châtiments ».( 73 )
Dans cette même perspective, le Catéchisme de l'Église catholique établit à juste titre: « Celui qui est conscient d'un péché grave doit recevoir le sacrement de la Réconciliation avant d'accéder à la communion ».( 74 ) Je désire donc redire que demeure et demeurera toujours valable dans l'Église la norme par laquelle le Concile de Trente a appliqué concrètement la sévère admonition de l'Apôtre Paul, en affirmant que, pour une digne réception de l'Eucharistie, « si quelqu'un est conscient d'être en état de péché mortel, il doit, auparavant, confesser ses péchés ».( 75 )
37. L'Eucharistie et la Pénitence sont deux sacrements intimement liés. Si l'Eucharistie rend présent le Sacrifice rédempteur de la Croix, le perpétuant sacramentellement, cela signifie que, de ce Sacrement, découle une exigence continuelle de conversion , de réponse personnelle à l'exhortation adressée par saint Paul aux chrétiens de Corinthe: « Au nom du Christ, nous vous le demandons: laissez-vous réconcilier avec Dieu » ( 2 Co 5, 20). Si le chrétien a sur la conscience le poids d'un péché grave, l'itinéraire de pénitence, à travers le sacrement de la Réconciliation, devient le passage obligé pour accéder à la pleine participation au Sacrifice eucharistique.
Évidemment, le jugement sur l'état de grâce appartient au seul intéressé, puisqu'il s'agit d'un jugement de conscience. Toutefois, en cas de comportement extérieur gravement, manifestement et durablement contraire à la norme morale, l'Église, dans son souci pastoral du bon ordre communautaire et par respect pour le Sacrement, ne peut pas ne pas se sentir concernée . Cette situation de contradiction morale manifeste est traitée par la norme du Code de Droit canonique sur la non-admission à la communion eucharistique de ceux qui « persistent avec obstination dans un péché grave et manifeste ».( 76 )"
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← 30 -
Re: L'encyclique ECCLESIA DE EUCHARISTIA
par tresor, le Mercredi 20 Août 2008, 14:07
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Se faire bénir
par Jean Michel Roulet, le Mercredi 20 Août 2008, 17:18
Je pense que solliciter la bénédiction du prêtre en lieu et place de la communion est une très bonne chose.
Elle nous a été très fortement conseillée à Notre Dame de Paris par un prêtre il y a trois ou quatre ans.
Je l'utilise de plus en plus quand je ne me sens pas en forme spirituellement ( distraction .. ) ou quand je ne me suis pas confessé depuis trop longtemps ou si j'ai déjà communié dans la journée.
Je trouve le geste très significatif y compris le fait de croiser les bras sur notre poitrine.
Des fois le prêtre ne comprend pas et il pense que nous sommes des catéchumènes.
Certains prêtres étrangers ne comprennent pas la bénédiction parce qu'ils ne la pratiquent pas dans leurs pays.
Bien sûr ce geste peut entrainer des réactions de commérage par les autres fidèles mais on ne communie pas - ou on ne devrait pas - communier pour les autres.
La distribution de petits morceaux de pain à la fin des messes orthodoxes ou au Centre Saint Paul, par exemple me semble procéder de la même intention que la bénédiction .
Je vois de plus en plus de personnes adultes ( en très petit nombre il est vrai ) venir se faire bénir.
Enfin, je trouve ce geste idéal pour les enfants n'ayant pas eu la première communion.
Il leur permet de se rapprocher de la "Sainte table"" et de les habituer à la communion et à sa signification.
J'ai remarqué que de plus en plus de parents font bénir leurs jeunes enfants et pas seulement les bébés.
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← 32 -
Re: Se faire bénir
par Paul Paca, le Mercredi 20 Août 2008, 22:16
Jean-Michel bonsoir
Vous dites :
Je pense que solliciter la bénédiction du prêtre en lieu et place de la communion est une très bonne chose.
Ce dont vous parlez, n’est pas une simple bénédiction, cela est la « Communion Spirituelle », vous ne demandez pas au prêtre de vous bénir mais de vous faire Communier et de recevoir spirituellement le corps du Christ, c’est de cette manière que les catéchumènes, les enfants non baptisés, les divorcés, les personnes en état de péché reçoivent spirituellement et non sacramentellement le corps du Christ.
http://www.salve-regina.com/Liturgie/communion_spirituelle.htm
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33 -
L'âge de la première communion
par Jean Michel Roulet, le Jeudi 21 Août 2008, 17:06
L’âge de la communion
L’âge de la communion doit être celui de l’âge de raison soit environ 7 ans. C’est d’ailleurs ce que prévoyait Pie X.
Bien des arguments peuvent être donnés pour ne pas avancer l’âge de la communion :
- A 4 ans a-t-on l’âge de raison ? Cela dépend de l’opinion de chacun, mais ce n’est pas mon opinion.
- Je pense que l’on ne peut pas communier sans un minimum de catéchisme et, à ma connaissance, à 4 ans on en est encore, souvent, au catéchisme coloriage. Une année de catéchisme me semble être un minimum pour avoir assimilé quelques notions de religion. Cela voudrait die que le catéchisme aurait commencé à 3 ans.
- L’âge de la communion peut varier suivant le milieu familial et je ne suis vraiment pas sûr que la majorité des catholiques pratiquants s’intéresse fortement à la transmission familiale de la foi
- Communier trop tôt risque aussi de créer une coupure dans l’apprentissage de la foi.
La première communion doit, en effet, s’insérer dans la formation chrétienne.
J’en suis pour le parcours suivant :
5 ou 6 ans : initiation au catéchisme
7 ou 8 ans : première communion
9 à 10 ans : communion solennelle
12 à 13 ans : confirmation
Un pas de deux ans me semble nécessaire pour que l’enfant approfondisse sa foi.
L’idéal serait que cette « progression » ne soit pas automatique mais se fasse avec l’avis de l’enfant, de ses parents, des catéchistes, du prêtre. Je rêve ?
Le rétablissement des deux « communions » me semble tout à fait important afin de ne pas créer ce hiatus entre « communion » et confirmation qui voit fuir la majorité des enfants sous l’influence de l’école laïque et des « copains ».
Bien sûr le scoutisme devrait être systématiquement envisagé, devenir servant d'autel me semble une bonne proposition à faire à l’enfant ou son intégration dans une chorale.
Autant que je sache on en est bien loin. Le catéchisme tel qu’il est fait maintenant est très souvent critiqué et assure souvent une mauvaise transmission de la foi. L’Eglise devrait y prêter une plus intense attention.
Voir que la responsabilité de la catéchèse est confiée à une laïque dans le diocèse de Paris ne me semble pas de bonne augure. Un sujet aussi important doit être sous la responsabilité d’un prêtre. Je suis contre la tendance à la laïcisation de l’Eglise.
Je sais que les chantiers sont nombreux et les ouvriers en faible nombre mais la transmission de la foi est une des priorités. Aux curés de nous le rappeler sans cesse.
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Re: L'âge de la première communion
par tresor, le Vendredi 22 Août 2008, 16:24
Merci à Jean Michel Roulet pour sa "théorie" sur l'âge de la communion. Je dis "théorie" puisqu'on voit qu'il n'a jamais eu d'expérience avec des enfants. Le webmaster de ce site, ayant eu plusieurs expériences avec les enfants sait de quoi il parle quand il dit qu'un enfant doit pouvoir faire sa première communion à l'âge de 4 ans.
La plupart des évêques nommé depuis l'an 2000 affirment qu'un enfant peut faire sa première communion dés qu'il comprend que l'hostie est le corps du Christ donc a 4 ans. Et cela arrive souvent quand nous avons des enfants de famille chrétienne qui disent le bénédicité avant chaque repas et font la prière familiale tous les soirs. Il faudra ensuite faire une formation catéchétique à l'enfant qui lui apprennent quelque chose ce qui est rarement le cas de nos jours mais cela est une autre question.
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Une petite expérience
par Jean Michel Roulet, le Vendredi 22 Août 2008, 17:03
J'ai eu à élever une enfant.
J'ai essayé de l'élever chrétiennement.
On ne peut pas dire que l'on m'ait vraiment aidé.
Sûrement pas les soeurs de l'école privée où je l'avais mis.
L'exemple que vous donnez, Trésor, est celui d'une famille chrétienne.
Mais combien y a-t-il de familles qui s'occupent vraiment de la formation chrétienne de leurs enfants.
Une minorité dans la minorité.
Combien de familles ne disent pas le benedicte.
Et même combien de prêtres ne le disent pas quand ils sont avec des fidèles.
Penser qu'il faille demander à un prêtre de dire le benedicte me semble un peu surréaliste.
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Névrose religieuse
par Jeannot Duchesne, le Lundi 1 Septembre 2008, 01:41
Dans les premiers siècles l'Eucharistie était un repas en famille et de communauté chrétienne lors du quel on partageait le pain et le vin qui étaient bénis; à ce que je sache c'est encore du pain même s'il y a transsubstantiation par la consécration que le prêtre a faite par l'autorité de son Évêque.
Oui le pain consacré doit être offert, manipulé et reçu avec un très grand respect; mais pour l'amour du ciel arrêtons ces fourberies, signes supposément pieux nourris de scrupules et de grimaces inutiles qui n'ont rien avoir avec la foi.
Jésus c'est offert comme nourriture spirituelle sous les signes du pain et du vin parce que ces deux éléments sont le fruit du labeur des hommes. Prenons-les comme tel, comme une nourriture. Quand je suis à la table personne ne vient me donner le pain sur la langue pas plus que je ne mets à genoux.
De plus la communion sur la langue n'est pas hygiénique et est même un risque de transmission de maladies infectieuses et de virus. Combien de fois les doigts du prêtre toucheront des langues nauséabondes sur les quelles prolifèrent des germes. Ces doigts toucheront les autres hosties ou les prochaines langues.
Peut-on communier humainement sans être désincarné?
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Conformons nous au Saint Père(s)
par Jean Michel Roulet, le Lundi 1 Septembre 2008, 11:27
Revenir à la foi authentique !
Cela sent bon son protestantisme.
L'Eglise en ses 20 siècles d'existance s'est donc tellement trompée ?
La foi de nos parents était-elle si "fourbe" ?
Vu qu'il y avait 6 fois plus de fidèles et trois fois plus de prêtres, les écuries d'Augias ont été bien nettoyées.
Restent les "vrais" catholiques, les "purs" .....
Bien sûr je m'oppose tout à fait à cette vision pharisaïque.
Je préferre suivre les enseignements de nos papes qui depuis 8 ans insitent sur l'Eucharistie.
Encycliques, lettres apostoliques, discours, manifestations en tout genre ont un seul but.
Combattre l'incroyance de nombreux fidèles en la transubstantiation. Revenir au catholicisme et à l'enseignement de l'Eglise.
Remettre l'Eucharistie au centre de la messe.
La communion à genoux n'est jamais qu'un exemple.
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Re: Conformons nous au Saint Père(s)
par Jeannot Duchesne, le Lundi 1 Septembre 2008, 16:27
Qu'est-ce la foi authentique si ce n'est que croire et espérer en Christ? Non la foi de nos parents n'était pas fourbe, elle était de leur temps comme la foi de leurs parents était aussi de leur temps. Cette foi évolue avec les siècles. Est-ce que la foi, les rituels et les pratiques religieuses sont les mêmes au cours des deux milles ans du christianisme? Non et pour cause l'homme évolue et s'adapte à son temps. La religion est la pour servir l’homme et non le contraire.
Il ne resterait que les vrais et purs catholiques! Tant mieux pour ceux qui s'en rassurent. Le Christ n'a pas passé sa vie au temple. Il était sur les places publiques avec les pécheurs. Il ne les faisait pas s'agenouiller, il les relevait de leurs fautes et de leurs grabats.
Le pharisianisme, n'est-ce l'observance des lois, des préceptes et des rituels à la lettre, sans discernement?
Seriez-vous les moissonneurs, pour séparer le bon grain de l'ivraie? N'avez-vous pas peur de jeter du bon grain avec l'ivraie? Il me semble que vous allez vite en besogne pour si peu aune communion sur la langue, à genoux. Oublie-t-on l'essentiel, la communion au corps et au sang du Christ?
Il y a longtemps que je vais plus à la messe; par contre je fais Eucharistie avec mes sœurs et frères. Je ne vais plus communier pour moi même, je communie au corps et au sang du Christ avec mes sœurs et frères en Christ. C'est pour moi la meilleure façon de faire Église avec mes frères et sœurs. L'Eucharistie n'est plus seulement le centre de la messe, elle est toute la messe. La liturgie de la parole, l'offertoire, les prières rituelles, la communion jusqu'à la bénédiction du prêtre sont Eucharistie.
Vous savez, croire aux dogmes de l'Église, c'est très difficile pour moi parce que cela dépasse la raison humaine et ne pas y croire serait tout aussi impossible parce que je ne pourrais pas apporter d'arguments raisonnables à ce qui n'e provient pas de l'entendement humain mais du divin. Je fais mienne les paroles du théologien André Naud sur ce sujet: ''Le dogmes sont là pour être priés. Non à l'obligation d'adhérer aux dogmes mais oui à l'obligation de les entendre et de les méditer.''
Ne fermons pas notre cœur comme à la discorde mais écoutons la voix du Seigneur.
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Re: Conformons nous au Saint Père(s)
par tresor, le Mardi 2 Septembre 2008, 18:24
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Re: Conformons nous au Saint Père(s)
par Jeannot Duchesne, le Mercredi 3 Septembre 2008, 04:23
Comme vous n’utilisez pas votre nom, je m’adresse à vous par votre surnom Trésor.
Monsieur vous me voyez confus.
Premièrement je répondais au commentaire de M. Jean Michel Roulet et non au Webmaster. Seriez-vous la même personne?
Deuxièmement il semble qu’il y ait un malentendu sur le sens de pharisien.
Le pharisianisme était un rite juif et si je me souviens ils sont de la maison de Judas, non pas de Judas l’apôtre mais venant de la tribu de Judas l’une des douze tribus d’Israël. Les Pharisiens étaient d’observance stricte de la loi et des préceptes. Ils étaient contre la vie active, c’est pour ça que tout devait s’arrêter le jour du Sabbat. On ne pouvait même pas faire à manger, on préparait les repas et les choses nécessaires la veille.
Les Saducéens eux, se caractérisaient par la négation de la résurrection des corps et la mortalité de l’âme. Il y avait beaucoup d’animosité entre les pharisiens et les Saducéens, beaucoup de conflits théologiques.
Il y avait aussi les Esséniens qui étaient plus reclus de la société au tour de la mer Morte. Ils étaient probablement le modèle d’un monachisme chrétien qui s’est développé au début de la chrétienté dans les déserts d’Égypte. Ils sont les dépositaires des livres de la mer Morte.
Lorsque Jésus traite les pharisiens d’hypocrites ce ne sont pas tous les pharisiens qu’il traite ainsi mais ceux qui sont en face de lui et qui ont essayé de le piéger. En les traitant d’hypocrites, il les identifie par leur groupe; ce qui est normal en fonction d’une foule de différents groupes. Pour appuyer ce que je dis pensons à Nicodème le pharisien que Jésus aimait.
La vie des Juifs étaient tellement sclérosée et elle l’était encore plus pour les pharisiens. Ils avaient tellement de règles, d’observances et d’interdits que Nicodème allait voir Jésus en cachette pour écouter et échanger avec Jésus; dont la fameuse question qu’il adresse à Jésus lorsque que Jésus lui propose de renaître : ‘ Est-il possible que l’homme retourne dans le sein de sa mère?’. On voit bien par l’interrogation de Nicodème comment le pied de la lettre est primordial chez les pharisiens.
Il aurait été mal vu des autres pharisiens que Nicodème ouvre un dialogue avec Jésus. La méthode des pharisiens étaient de questionner dans le but de piéger et non pas dans le but de dialoguer.
Je conclus que pharisien n’est pas synonyme d’hypocrite et même que j’ai lu sur votre site le commentaire d’un prêtre, relaté par monsieur Roulet, qui disait que les pharisiens étaient des gens biens. Oui selon leur observance ils étaient des gens biens et ils étaient surs qu’ils faisaient la volonté de Dieu en observant à la lettre ce qui leur était enseigné.
L’appellation pharisien a été galvaudée au cours des siècles et surtout par l’antisémitisme qui était malheureusement présent dans toutes les Églises Chrétiennes, même l’Église catholique. Heureusement Vatican II et les papes d’après Vatican II ont corrigé ce mépris. On se souviendra de la visite de Jean-Paul II à Jérusalem: d’abord au Mur des lamentations, après au Mausolée de Yad Vashem et ensuite dans une synagogue.
Le sens de mon intervention est que si nous observons à la lettre les lois, préceptes et tout enseignement de l’Église c’est bien et pas plus. Le faisons-nous pour une récompense, ou pour être bien vu? Cela ne nous permet pas de juger ou d’exclure ceux qui ne le font pas.
La parabole de l’enfant prodigue nous l’enseigne très bien par le frère ainé qui était jaloux que son frère cadet soit reçu par son père même s’il avait mené une vie de débauche et qui avait tout dilapidé. Le père répond à l’aîné, pourquoi t’attristes-tu? Toi tu as toujours été avec moi dans ma maison. Ou plus encore les paroles de Jésus: ‘des prostituées vous précéderons dans le royaume des cieux.’. Ce ne sont certes pas les prostituées qui sont de strictes observances.
Le pharisien qui passe son chemin en rencontrant celui que les voyous avaient volé et maltraité; il n’a probablement pas passé son chemin par refus d’aider son prochain mais plutôt parce que ses observances l’obligeaient à ne pas se souiller. Fort probable que le blessé avait des ecchymoses, du sang de plaies ouvertes et surement sales traînant dans la poussière, ce qui ne permettait pas au pharisien de lui toucher. Les pharisiens ne pouvaient toucher à des malades, à des morts et à plusieurs autres choses qui étaient considérées comme impures dans la loi. Même les menstruations d’une femme étaient impures. Ce qui conclut sur le parisianisme.
Ce qu’en est du magistère!
Ne critiquez pas négativement ce que je vais dire à ce propos mais voyez objectivement mes propos. J’accepte tout commentaire pouvant contredire ce que je dis et après vérification de la véracité de ces contradictions je serai le plus heureux de les accepter comme vraies; mais le ‘crois ou meurs’ je ne peux l’accepter car il va contre les Évangiles, contre la liberté de l’homme et même contre le libre arbitre du chrétien mentionné dans le magistère.
Le magistère ne prime pas sur les Évangiles. Ce n’est qu’un moyen que l’Église s’est donné pour appuyer et renforcer son enseignement. Le magistère est l'ensemble des actes pontificaux et conciliaires dont l'objet est la définition solennelle d'une doctrine sur la foi ou les mœurs.
Le magistère a déjà comporté des erreurs (l’affaire Galilée) qui ont été corrigées au cours des différents conciles. Qui sait; dans le futur peut-être qu’on corrigera d’autres choses à la suite de nouvelles connaissances? Ne voyez pas en ce que je viens de dire qu’il a peut-être des erreurs dans le magistère. Ne voyons pas non plus le magistère comme un grand grimoire de sorcier dans lequel se trouverait toute la magie de la foi et le seul moyen de salut.
Selon concile Vatican II et donc faisant partie du magistère, tout être humain est enfant de Dieu et est aimé de Dieu. Le salut est pour tous. Ce salut c’est Jésus qui nous a été révélé par les Saints Évangiles qui nous ont été donnés et enseignés par les témoins du Nazaréen. Au début de la chrétienté le magistère n’existait pas. Il s’est constitué au cours des siècles et continuera de croître au cours des siècles.
Selon certains théologiens il y a différentes notions, dont des questions morales, qui ne devraient faire partie du magistère; mais ça laissons le aux érudits et aux personnes compétentes.
À voir certains commentaires sur votre site il semble y avoir une peur de ce qui ne respecte pas à la lettre le magistère. Ce sont le Évêques qu’ont charge du magistère et surtout l’Esprit Saint. Je crois que dans leur service au sein de l’Église, ils sont capables d’en faire bon usage.
Je répète, loin de moi d’accuser ou de traiter quelqu’un de quoi que ce soit. Et si mes propos semblaient aller en ce sens je m’en excuse profondément, ce n’était pas mon intention.
respectueusement
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L'artrose
par Catherine, le Mardi 16 Septembre 2008, 13:18
... communier à genoux, non merci. Je reste debout. Tout vieux monsieur qu'il est et que je respecte, il n'a pas l'air de savoir que l'on peut avoir mal aux genoux et que c'est pour cela que l'on ne communie pas à genoux ni ne faisont de génuflexion. Quand à la communion, la recevoir dans la bouche, j'ai toujours trouvé cela très indécent. Si je ne suis pas digne de la recevoir dans ma main, tout comme Jésus partageait les morceaux de pain en n'en donnant un morceau arraché à chacun, alors on se passera de communier. Ca suffit les délires.
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Vive l'indécence !
par Jean Michel Roulet, le Mercredi 17 Septembre 2008, 09:13
Cela fait des siècles que les fidèles sont indécents.
Ah ! Mais c'était avant !
Avant quoi, au fait ?
Avant le déclin de l'Eglise de France.
Peut-être, quelque part, il y a relation de cause à effet.
Comprenne qui voudra.
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Catastrophisme ou réalisme
par Jean Michel Roulet, le Mercredi 17 Septembre 2008, 15:49
Je ne fais aucun catastrophime.
Les chiffres parlent d'eux mêmes.
Ils sont la photographie de la réalité.
Et il est important de nous mettre en face de la réalité crue.
Je sais, seulement, que les 40 ou 50 prochaines années vont être très difficiles pour l'Eglise.
Il nous faut, donc, chacun de nous travailler pour l'Eglise en essayant de promouvoir ce qui peut la sortir du mauvais pas où elle est.
Et moi, en première analyse, je ne vois que les communautés nouvelles ...
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Re: Catastrophisme ou réalisme
par tresor, le Jeudi 18 Septembre 2008, 13:43
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Re: obéir à son évêque
par Martine, le Jeudi 18 Septembre 2008, 15:50
Il ne faut pas du tout rentre dans un moule, il faut cesser de critiquer les évêques, c'est ce que le Pape demande également, relisez ce qu'il a dit aux évêques.
Quiconque rejette l'évêque rejette le Christ (Lumen Gentium)
votre pétition contre les évêques est spécialement mal venue.
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Obéissance et critique
par Jean Michel Roulet, le Jeudi 18 Septembre 2008, 18:44
Il faut distinguer l'obéissance et le devoir de critique.
Si nous acceptons de supprimer toute critique nous sommes complices de ceux qui ont salis et qui salissent l'Eglise.
Nous devons applaudir à ce qui permet à l'Eglise de progresser et condamner ce qui la fait régresser.
C'est ce que je fais.
Il est des évêques qui devraient être un exemple pour les autres.
Monseigneur Rey est de ceux-là.
Quand j'étais à Rome un aumonier français d'un couvent m'a dit vouloir rentrer en France. Il est allé voir monseigneur Rey qui en un quart d'heure lui a trouvé une paroisse.
N'oubliez pas ces 2 curés ou vicaires parisiens qui vont fonder une fraternité dans le Var.
Il a su ordonner lui même 2 diacres traditionnalistes :
http://saintfrancoisdepaule.fr/Photosmisericorde/photosmisericorde.html
Et ainsi se conformer aux voeux de Benoît XVI qui a dit aux évêques le 14 septembre :
« Nul n’est de trop dans l’Eglise. Chacun, sans exception, doit pouvoir s’y sentir chez lui, et jamais rejeté. »
Comprenne qui voudra.
Dernier point monseigneur Rey a été applaudi à Lourdes ... comme monseigneur Barbarin.
La critique fait avancer.
Il faut, bien sûr, tourner sa langue mille fois dans sa bouche avant de critiquer.
Il faut essayer de comprendre l'action de l'évêque mais, aussi, voir les résultats car les évêques ont à porter des fruits, cela leur est indiqué par Notre Seigneur
Mais on ne peut se taire quand des évêques par incapacité ou par idéologie bradent l'Eglise.
J'ai toujours trouvé amusant que personne ne dise : "Oui, l'Eglise en France est en déclin et je porte une part de responsabilité"
Amusant ou triste.
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Statistiques sur l'Eglise de France
par Jean Michel Roulet, le Vendredi 19 Septembre 2008, 09:34
Bonjour Trésor,
Les statistiques que vous donnez sont très intéressantes.
Elles montrent bien quels sont les problèmes de l'Eglise de France.
Elles montrent les actions prioritaires qui doivent être entreprises.
A Paris on ne ressent pas ce déclin.
Je pense que ceci doit être mis à l'actif de monseigneur Lustiger qui a très bien géré son diocèse ( avis personnel ).
Dans ma modeste paroisse, pas très yé-yé il faut le dire, le nombre de fidèles a plutôt tendance à augmenter. Oh de façon très faible mais significative.
Tant qu'aux prêtres tous ceux que je connais sont jeunes et enthousiastes.
Bien sûr on sent un peu certains problèmes ( par exemple la diminution du nombre de vocations, ou ces réponses "On ne peut pas parce que nous manquons de prêtres" ) mais rien de grave pour l'instant.
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Re: Statistiques sur l'Eglise de France
par Martine, le Vendredi 19 Septembre 2008, 10:41
Relisez Lumen Gentium, n° 20 et suivants
"Toute légitime célébration de l'Eucharistie est dirigée par l'évêque, à qui incombe la charge d'offrir et de régler le culte de la religion chrétienne dû à la divine Majesté, selon les préceptes du Seigneur et les lois de l'Eglise, normes qu'il précise pour son diocèse. selon son propre jugement.
Ainsi les évêques, priant et travaillant pour le peuple, répandent-ils sous diverses formes et à profusion la plénitude de la sainteté du Christ. Grâce au ministère de la parole ils font passer dans les croyants la puissance de Dieu qui apporte le salut (cf. Rom. 1, 16); et au moyen des sacrements, dont ils déterminent de leur propre autorité l'administration correcte et fructueuse ".
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Re: Statistiques sur l'Eglise de France
par tresor, le Vendredi 19 Septembre 2008, 11:25
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Re: Un concile a une autorité qui prime une instruction
par Martine, le Vendredi 19 Septembre 2008, 14:27
ence qui concerne mon comm 51 :
Lumen gentium est une constitution dogmatique issue du Concile Vatican II et est supérieure en autorité à une instruction émanant de la congrégation pour la doctrine de la foi, instruction qui est d'ailleurs beaucoup plus générale que le texte de cette constitution. Il n'y a donc pas contradiction entre les deux. " les sacrements, dont ils déterminent de leur propre autorité l'administration correcte" me semble une phrase très claire de Lumen Gentium : les évêques réunis en concile en ont décidé ainsi et rien ne peut s'y opposer. Un concile est la plus haute autorité.
Ce que dit Lumen Gentium :
"L'évêque, revêtu de la plénitude du sacrement de l'Ordre, est "l'économe de la grâce qui ressortit au suprême sacerdoce" (48) spécialement en ce qui concerne l'Eucharistie, qu'il offre lui-même ou fait offrir (49), dont l'Eglise vit continuellement et par laquelle elle s'accroît. Cette Eglise du Christ est vraiment présente dans toutes les communautés locales des fidèles, légitimement réunies autour de leurs pasteurs et que le Nouveau Testament lui-même appelle "églises" (50). En effet, là où elles se trouvent, se trouve aussi le Peuple nouveau appelé par Dieu dans le Saint-Esprit et avec une pleine assurance (cf. I Thess. 1, 5). C'est en elles que l'annonce de l'Évangile du Christ rassemble les fidèles, qu'est célébré le mystère de la Cène du Seigneur "afin que, par la chair et le sang du Seigneur, soient étroitement unis tous les frères de la communauté" (51). Toute assemblée eucharistique relevant du ministère sacré de l'évêque (52) est un signe de cette charité et de cette "unité du Corps mystique, sans laquelle il ne peut y avoir de salut" (53). Dans ces assemblées souvent petites, pauvres et éloignées les unes des autres, le Christ est présent, qui, par sa puissance, rassemble l'Eglise une, sainte, catholique et apostolique (54). En effet "la participation au corps et au sang du Christ ne fait rien d'autre que de nous transformer en ce que nous prenons" (55).
Toute légitime célébration de l'Eucharistie est dirigée par l'évêque, à qui incombe la charge d'offrir et de régler le culte de la religion chrétienne dû à la divine Majesté, selon les préceptes du Seigneur et les lois de l'Eglise, normes qu'il précise pour son diocèse, selon son propre jugement.
Ainsi les évêques, priant et travaillant pour le peuple, répandent-ils sous diverses formes et à profusion la plénitude de la sainteté du Christ. Grâce au ministère de la parole ils font passer dans les croyants la puissance de Dieu qui apporte le salut (cf. Rom. 1, 16); et au moyen des sacrements, dont ils déterminent de leur propre autorité l'administration correcte et fructueuse (56), ils sanctifient les fidèles"
en ce qui concerne le comm 48, je trouve la réaction de Lugan un peu forte : c'est LUI qui le premier a donné le mauvais exemple, en mettant sur ce site une pétiton contre les évêques de France !!!
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Pour vous amuser
par Jean MIchel Roulet, le Vendredi 19 Septembre 2008, 17:43
http://www.youtube.com/watch?v=SsWClQ_NDO4
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Curiosité à Lourdes
par Jean MIchel Roulet, le Samedi 20 Septembre 2008, 17:55
A Lourdes vers la fin de la messe quelques fidèles se sont appochés de la "réserve" d'ostie et en ont fauché en quantité variable.
Les osties étaient gardées dans un grand récipient servant à l'eau de la messe chrismale.
Deux remarques peuvent être faites :
D'abord voler des osties ne me semble pas montrer une grande preuve de piété envers la sainteté des osties.
Ensuite le fait que cette réserve d'osties n'était pas surveillée me semble bien curieux et, quelque part, révélateur.
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Commentaires sur "pour vous amuser"
par Jean Michel Roulet, le Samedi 20 Septembre 2008, 18:23
D'abord je me suis demandé d'où pouvait venir cette vidéo.
Si j'ai pu comprendre elle donne des images venant des Etats Unis et d'Allemagne.
Bien sûr elle doit venir du milieu traditionaliste. La volonté de ridiculiser est significative.
Ce matin j'ai reçu le message hebdomadaire de la FSSPX et c'était cette vidéo qui faisait la une avec une meilleure qualité.
http://www.laportelatine.org/communication/videotheque/abusNOM/abusNOM.php
Il faudrait analiser les photographies qui nous sont présentées.
Il est à noter :
Que pour chacune il ne s'agit qu'un moment de la messe, le plus croustillant, bien sûr.
Qu'il faudrait pouvoir suivre toutes ces messes.
D'autre part il serait très important de savoir à quelles occasions ont été dites ces messes et avec quels fidèles.
Tout cela permettrait d'avoir un jugement plus nuancé.
Personnellement j'aime les messes assez vivantes ... pour autant que la liturgie soit totalement respectée.
La messe doit s'adapter au lieu, à l'occasion, aux fidèles etc....
Pourtant certaines choses m'ont choqué ( je suis gentil ) et je me demande quels évêques ont pu permettre de telles masquarades ( au sens propre du terme d'ailleurs. )
Pour moi le problème de base est que ces messes attirent du monde et font partir de l'Eglise bien d'autres. Combien de témoignages j'ai eu et j'ai sur cette fuite des catholiques d'une Eglise qui n'est plus la leur.
Elles coupent la communauté paroissiale en deux blocs incompatibles.
Présenter des caricatures de prélats me choque particulièrement.
Ce qui est grave c'est que les prêtres et même des évêques se prêtent à ce jeu.
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Commentaires
1 - la communion sur la languepar tolot, le Samedi 9 Août 2008, 22:06 Répondre à ce commentaire