Fondée en 1965, Notitiae, la revue de la congrégation pour le Culte divin et la discipline des sacrements est un instrument de référence. En novembre-décembre 2002, elle a publié une réponse très ferme à la question de l’agenouillement pour la communion.

Le Bulletin officiel Notitiae de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements de novembre-décembre 2002 (n° 436) rend publiques les lettres suivantes :

« Au sujet du droit du fidèle de recevoir la sainte communion à genoux, la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements a été saisie du cas d'un prêtre qui a refusé de donner la sainte communion à un fidèle qui désirait la recevoir à genoux. Elle a adressé une lettre à l'Évêque de ce prêtre, ainsi qu'au fidèle, en soulignant les points suivants :

La Congrégation a reçu ces derniers mois un certain nombre de plaintes similaires provenant de divers endroits.

Le fait de refuser la sainte communion à un fidèle équivaut à la violation d'un droit du fidèle. De fait, le canon 213 du Code de droit canonique stipule que "les fidèles ont le droit de recevoir de la part des Pasteurs sacrés l'aide provenant des biens spirituels de l'Église, surtout de la parole de Dieu et des sacrements". Cela signifie, ajoute le canon 843 § 1 que "les ministres sacrés ne peuvent pas refuser les sacrements aux personnes qui les leur demandent opportunément, sont dûment disposés et ne sont pas empêchées par le droit à les recevoir".

Ainsi, il n'est pas permis de refuser la sainte communion à un catholique qui se présente pour la recevoir durant la Messe, hormis dans les cas qui présentent un danger de scandale pour les autres fidèles ; il s'agit des personnes qui s'obstinent dans un péché grave et manifeste, ou qui persistent dans l'hérésie ou le schisme, professés ou déclarés publiquement.

Dans les cas où la Congrégation a approuvé la norme qui prévoit de recevoir la communion debout, dans le cadre des adaptations permises aux Conférences des Évêques par les Préliminaires du Missel Romain (numèro160 § 2), il n'est jamais permis de refuser la sainte communion à un fidèle qui désire la recevoir à genoux.

De fait, d'une part, comme l'a bien montré récemment Son Eminence le Cardinal Ratzinger, la communion à genoux est une tradition ancienne qui existe depuis des siècles, et, d'autre part, elle est un geste particulièrement expressif d'adoration, tout à fait approprié à manifester la vraie présence réelle et substantielle de Notre-Seigneur Jésus-Christ dans les espèces consacrées.

Les prêtres devraient comprendre que la Congrégation considérera désormais des plaintes de ce genre avec beaucoup d'attention et, après avoir vérifié leur bien-fondé, qu'elle a l'intention de procéder à une action disciplinaire proportionnelle à la gravité de cet abus sur le plan pastoral ».

A propos de la communion à genoux, il faut lire ce que disent les numéros 90 et 91 de l’instruction Redemptionis Sacramentum de 2004. Le numéro 90 dit qu’il y a deux façon de recevoir la communion : soit à genoux, soit debout. Si on reçois debout la communion, il est recommandé de faire un geste de respect avant de communier.  Et le numéro 91 dit que l’on n’a pas le droit de refuser la communion a un fidèle qui désire communier debout ou à genoux. Il appartient à la conférence des Evêques, avec la confirmation du siège apostolique, de décider la manière la plus opportune pour recevoir la communion.

Que la très sainte Vierge Marie, la femme eucharistique, nous aide a trouver la manière la plus digne et respectueuse de recevoir la communion en sachant que le geste extérieur est là pour nous aider à mieux recevoir dignement le Corps du Christ et à mieux intérioriser ce que nous recevons.


Auteur : François LUGAN
Copyright : Association Apostolat Sainte Thérèse

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