L'utilisation du latin dans la liturgie
Le latin a-t-il sa place dans la liturgie ? Devons nous maintenir le latin dans la liturgie ou célébrer uniquement en langue vernaculaire (dans la langue du pays dans laquelle nous célébrons).
Pour savoir si le latin demeure toujours la langue liturgique de référence, lisons ce que nous disent les textes de l’Eglise Catholique à ce sujet.
La constitution du concile Vatican II sur la sainte liturgie dit : «
1. L'usage de la langue latine, sauf droit particulier, sera conservé dans les rites latins
2. Toutefois, soit dans la messe, soit dans l'administration des sacrements, soit dans les autres parties de la liturgie, l'emploi de la langue du pays peut être souvent très utile pour le peuple ; on pourra donc lui accorder une plus large place, surtout dans les lectures et les monitions, dans un certain nombre de prières et de chants, conformément aux normes qui sont établies sur cette matière dans les chapitres suivants, pour chaque cas.
3. Ces normes étant observées, il revient à l'autorité ecclésiastique qui a compétence sur le territoire, mentionnée à l'art. 22 (même, le cas échéant, après avoir délibéré avec les évêques des régions limitrophes de même langue), de statuer si on emploie la langue du pays et de quelle façon, en faisant agréer, c'est-à-dire ratifier, ses actes par le Siège apostolique.
4. La traduction du texte latin dans la langue du pays, à employer dans la liturgie, doit être approuvée par l'autorité ecclésiastique ayant compétence sur le territoire, dont il est question ci- dessus ».
L’instruction Redemptionis Sacramentum de 2004 reprend ce que dit la constitution du concile Vatican II sur la sainte liturgie au numéro 112 : « La Messe est célébrée en latin ou dans une autre langue, à condition d'utiliser les textes liturgiques, qui ont été approuvés selon les normes du droit. À l'exception des Messes, qui doivent être célébrées dans la langue du peuple en se conformant aux horaires et aux temps fixés par l'autorité ecclésiastique, il est permis aux prêtres de célébrer la Messe en latin, en tout lieu et à tout moment ».
Utilisation du latin pour les célébrations liturgiques (Proposition 36 des pères du synode de 2005)
Afin d'exprimer au mieux l'unité et l'universalité de l'Église lors des célébrations eucharistiques, pendant les rencontres internationales toujours plus fréquentes aujourd'hui, nous proposons que la (con)célébration de la messe se fasse en latin (sauf pour les lectures, l'homélie et la prière des fidèles); que les prières de la tradition de l'Église soient récitées en latin éventuellement accompagnées de chants grégoriens; que les prêtres se préparent dès le séminaire, à comprendre et valoriser la messe en latin par l'utilisation de prières latines et du chant grégorien; et à ne pas abandonner la possibilité d'éduquer les fidèles dans ce sens.
Dans son exhortation apostolique Sacramentum Caritatis du 22 février 2007 au numéro 62, le pape Benoît XVI dit : «… je demande que les futurs prêtres, dès le temps du séminaire, soient préparés à comprendre et à célébrer la Messe en latin, ainsi qu'à utiliser des textes latins et à utiliser le chant grégorien ; on ne négligera pas la possibilité d'éduquer les fidèles eux-mêmes à la connaissance des prières les plus communes en latin, ainsi qu'au chant en grégorien de certaines parties de la liturgie ».
Nous pouvons donc conclure que le latin a toujours sa place dans la liturgie, que les prêtres devraient savoir célébrer la messe du missel du pape Paul VI en latin et que les fidèles devraient connaître certaines prières en latin ainsi que le chant grégorien.
Livre qu’il est possible de lire pour approfondir cette question : La messe en latin et grégorien, par Denis Crouan.
Lire aussi la conférence du Cardinal Arinze à Gateway au début de l'année 2007 que l'on trouve en cliquant sur : http://tresordelafoi.org/news/la-langue-dans-la-liturgie-romaine-latin-et-langue-courante
Auteur : François Lugan
Copyright : Association Apostolat Sainte Thérèse
Par François
| Avant
| 22/07/2007 19:35
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24 commentaires
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par tresor, le Jeudi 26 Juillet 2007, 00:12
Répondre à ce commentaireMerci à Jean Michel Roulet pour ce qu'il dit. Il a malheureusement raison. Prions pour que les évêques de France ne passent pas sous silence les textes données par l'Eglise Catholique comme c'est le cas actuellement, pour qu'il y arrive à avoir une unité entre les évêques (a condition qu'ils soient en communion avec le pape) et pour que tous sachent obéir a ce que dit ou demande de faire l'Eglise Catholique (le pape et les différentes congrégations).
Dans un article du Figaro aprés la sortie du motu proprio, le père André Gouze dit que ce texte va remettre en cause l'autorité légitime des pasteurs et des évêques. Cela montre qu'en France nous ne savons plus ce que signifie obéir. Le pape et les évêques sont au service de la portion du peuple de Dieu qui leurs sont confiés que ce soit dans la paroisse ou dans le diocése en communion avec le pape ; Cela est redit dans le nouveau texte de la congrégation pour la doctrine de la foi en juillet 2007. pour lire ce texte, cliquez sur le lien suivant : http://tresordelafoi.org/news/le-nouveau-document-de-la-congregation-pour-la-doctrine-de-la-foi-intitule-reponses-a-des-questions-concernant-certains-aspects-de-la-doctrine-de-l-eglise-de-juillet-2007
Que les prêtres et les évêques soient en communion avec le pape signifie que les évêques et les prêtres doivent obéir au pape (le chef de l'Eglise) et au différentes congrégations comme un colonel et un capitaine obéissent au général leur supérieur. C'est pour cette raison que dans l'instruction Redemptionis Sacramentum, il est dit que les évêques doivent soumettre a la reconnaissance de la congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements leur initiatives ou changement liturgique avant de les faire appliquer définitivement dans leurs diocéses.

Commentaires
1 - Commentairespar Jean Michel Roulet, le Mardi 24 Juillet 2007, 13:28 Répondre à ce commentaire