L’ombrage
L'expression est magnifique. La puissance du Très-Haut va « couvrir d'ombre » Marie (mieux vaut traduire ainsi pour rendre le verbe grec épiskiazo : « sur-ombrager »). Le verbe existe bien dans la langue classique, au sens propre et au sens figuré (par exemple pour « embrouiller » quelqu'un avec des fables !), mais il n'a aucune connotation sexuelle.
En fait, Luc n'a eu qu'à puiser dans le lexique grec de l'Ancien Testament : dans l'Exode (40, 35), Moïse ne peut pas entrer dans la Tente, parce que la nuée la « couvre de son ombre». Les Pères commenteront cette nuée en relation avec le récit de la Transfiguration (Luc utilise encore ce même verbe, en 9, 34).
Une autre image s'impose aussi: celle des Psaumes (17, 8, par exemple) où le croyant - comme Marie - se réfugiera « à l'ombre du Très-Haut ».
Auteur : Frère Dominique Marie Dauzet paru dans la revue Famille Chrétienne numéro 1457 du 17 au 23 décembre 2005
Par François
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| 30/11/2006 13:32
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