I) INTRODUCTION :

 « Dans la liturgie, surtout dans le divin sacrifice de l’Eucharistie, s’exerce l’oeuvre de notre rédemption. La liturgie aide les fidèles à manifester aux autres dans leurs vies le mystère du Christ et la nature authentique de la véritable Eglise.

 La liturgie est le sommet auquel tend l’action de l’Eglise et en même temps la source d’où découle toute sa force.

 La liturgie pousse les fidèles rassasiés à n’avoir plus qu’un seul coeur dans la prière ; Elle prie pour qu’ils gardent dans leur vie ce qu’ils ont saisi par la foi ; et le renouvellement dans l’eucharistie de l’alliance du Seigneur avec les hommes, attire et enflamme les fidèles à la charité pressante du Christ » Extrait de la constitution sur la Sainte Liturgie du concile Vatican II intitulé Sacramentum Concilium.

 La liturgie est l’oeuvre de glorification de Dieu. L’action de Jésus-Christ, la sanctification de l’homme apparaît à travers des signes extérieurs dans la liturgie.

 La liturgie est l’action sacrée par excellence. Voilà pourquoi l’action liturgique s’effectue en fonction de certaines règles fixes qui nous viennent de la Tradition de l’Eglise. Chaque mouvement, chaque geste, chaque objet, chaque vêtement, possèdent une signification symbolique qui nous aide à mieux percevoir la vérité du mystère du salut, à mieux comprendre le sacrifice parfait qui se déroule sous nos yeux. Pour nous aider à vivre les différentes fêtes de la liturgie, il nous est proposé le cycle liturgique.

II) LE CYCLE LITURGUE  ou l’année liturgique :


Pour nous permettre de vivre en sa totalité les grands moments du passage terrestre de Jésus, l’Eglise a créé le cycle liturgique qui détermine la place des grands événements chrétiens tout au long de l'année :
1) L’année liturgique se termine par la fête du Christ roi. L’année liturgique nouvelle commence début décembre par l’attente de la venue du Sauveur. Durant quatre semaines nous préparons notre coeur à la venue de Jésus, c’est l’AVENT.

2) La fête de NOEL est l’aboutissement de cette attente. Dieu nous envoie son Fils unique fait homme.

- Durant le temps de Noël, l’Eglise célèbre la SAINTE FAMILLE de Jésus, Marie et Joseph, qui est donnée en exemple à toutes nos familles ; La fête de l’EPIPHANIE  (les rois mages) est le jour de la manifestation de Jésus au monde.

- Le temps de Noël se termine par la célébration du BAPTEME DE JESUS  par Jean le Baptiste.

        3) Quarante jours avant PAQUES débute le temps du CAREME.

   - Le Carême qui commence par le MERCREDI DES CENDRES fait prendre conscience à chaque baptisé de son état de pécheur et de son besoin de conversion. Le carême est en effet le temps de la conversion qui nous rappelle les quarante jours passés par Jésus au désert, lui qui luttait contre les tentations. Il y a cinq dimanches de carême.

4) L’entrée solennelle de Jésus à Jérusalem est commémorée le DIMANCHE DES RAMAUX, premier jour de la SEMAINE SAINTE.

- Le dernier repas de Jésus avec ses disciples au soir du JEUDI SAINT, c’est l’institution de l’Eucharistie ou de la messe (la sainte cène) sans oublier le lavement des pieds qui nous montre que l’Eucharistie nous conduit à servir nos frères pour l’Amour de Dieu. La messe chrismale, qui a lieu le mardi saint car le jeudi saint les prêtres n’ont pas le temps, permet à l’évêque de réunir ses prêtres ainsi que les fidèles de son diocèse qui le désirent et lui donnent l’occasion de bénir les saintes huiles (*) qui servent à donner les différents sacrements.

- Le VENDREDI SAINT où l’on fait le chemin de la croix et l’office de la passion pour se rappeler les souffrances de la passion du Christ et sa mort sur la Croix.

- Il y a ensuite le jour du sépulcre, le SAMEDI SAINT, où il n’y a plus rien puisque le Christ est mort et dans un tombeau ; toutes les Croix et les statues de l’église sont voilées.

- Enfin arrive la fête de PAQUES, qui commence par la VIGILE PASCALE dans la nuit sainte, où le cierge Pascal, souvenir du Christ lumière du monde, s’avance dans la nuit noire pour l’illuminer. La fête de PAQUE nous annonce la Résurrection du Christ, le Christ qui est victorieux de la mort.

5) LE TEMPS PASCAL DURE SEPT SEMAINES. Il démarre avec la fête de Pâques, fête de la vie, fête de l’eau signe de vie, fête de la lumière. Et durant ces sept semaines, l’Eglise chante la joie du Christ ressuscité.

- Le jeudi de L’ASCENSION, dix jours avant la fête de la Pentecote, l’Eglise célèbre la montée du Christ ressuscité vers son Père qui part nous préparer une place : le christ l’affirme et ajoute que là ou il est nous y serons aussi.

- La PENTECOTE termine le temps pascal. La fête de la PENTECOTE célèbre la descente du Saint-Esprit sur les Apôtres. Jésus, reparti vers le Père, n’abandonne pas les siens mais au contraire leur envoie la force nécessaire pour aller dans le monde entier faire des disciples et parler de son Amour qui est de toujours et pour tous les hommes.

6) LE TEMPS ORDINAIRE est situé en dehors de ces temps liturgiques privilégiés. Les dimanches qui n’ont pas de fête particulière dont on vient de parler sont dits ordinaires. En fait, aucun dimanche n’est ordinaire, puisque chaque dimanche nous rappelle le premier jour de la semaine où Marie-Madeleine trouva le tombeau ouvert et reçu la mission d’aller annoncer à ses frères que le Christ est ressuscité. Chacun de ces dimanches à travers l’année, nous fait progresser, par les lectures, dans la connaissance de Jésus et dans la découverte de son message d’amour qu’il est venu nous apporter.
Nous les chrétiens, nous avons la charge de vivre de cet Amour et de le transmettre à nos frères d’abord par nos actes et éventuellement par notre parole.

7) Certaines grandes fêtes sillonnent notre année liturgique. Pour cela, consulter plus loin les fiches concernant les fêtes de Notre Seigneur Jésus-Christ et les fêtes de la Sainte Vierge Marie.

8) Le dernier dimanche de l’année liturgique, fin novembre, est la fête du CHRIST ROI DE L’UNIVERS. Donc la nouvelle année liturgique commence fin novembre et pour nous les chrétiens, ce devrait être une fête beaucoup plus importante que celle de la nouvelle année civile que nous fêtons la nuit du 31 décembre au premier janvier.

En résumé, il nous est possible de classer l’année liturgique en trois grands cycles :

1) LE CYCLE DE l’INCARNATION. L’Eglise célèbre Jésus fait homme : De L’AVENT à L’EPIPHANIE (en général de début décembre à mi-janvier) ;

2) LE CYCLE DE LA REDEMPTION. Jésus-Christ rédempteur de l’homme ; Jésus donne sa vie pour nous sauver et ressuscite en nous promettant une vie nouvelle (du carême à la Pentecôte, en général de mars à juin) ;

3) LE CYCLE DE LA CREATION ET DE LA FORMATION DE L’EGLISE.
La vie du peuple racheté par Jésus fait homme, venu nous sauver par sa mort et sa résurrection. La formation et l’évolution de la première communauté chrétienne (de la Pentecôte à la fête du Christ-roi, en général de juin à novembre).

(*) LES SAINTES HUILES

 Un sacrement (voir l’explication de chacun des sept sacrements) est un signe sensible, sacré et visible qui réalise ce qu’il représente. Il nous est offert par l’Eglise pour nous faire mieux comprendre l’action de Dieu agissant dans notre vie intérieure et son amour. Le sacrement est une aide et une grâce spéciale que nous apporte le Christ pour vivre saintement chaque étape de notre vie. Les sacrements ont leur source dans l’amour que Dieu a pour l’homme, amour que Dieu veut nous faire partager.

 Les Saintes Huiles sont le symbole de la grâce. Douce et agréable au toucher, l’huile se répand lentement et avec ténacité comme le fait la grâce de Dieu dans nos âmes.

 L’huile rappelle la paix et la lumière, fruits de l’Esprit (voir le rameau d’olivier au temps de Noé ou bien les lampes de la parabole des dix jeunes filles).

 Les saintes huiles sont conservées dans des burettes et renouvelées tous les ans au cours de la Messe Chrismale : l’évêque, entouré de l’assemblée des prêtres de son diocèse, consacre le jeudi saint ou un jour de la Semaine Sainte, au cours de la Messe Chrismale, le Saint chrême, l’huile des catéchumènes et l’huile des malades. Les Saintes Huiles seront ensuite utilisées toute l’année dans les diverses paroisses et aumôneries.

I) LE SAINT CHREME (SC) :

 Le Saint Chrême est composé de parfums dissous dans l’huile.

 La signification du Saint chrême est directement liée à l’onction par l’Esprit-Saint. Le Saint Chrême est ordonné à faire participer le chrétien à l'action même du Christ ; a communiquer l'Esprit Saint qui confère un nouveau mode d'être, un nouveau principe d'action. Cette onction suppose et achève l'insertion au corps du Christ, et la conformation au Christ pour celui qui reçoit le Saint chrême. Le Saint Chrême est donc utilisé à des moments importants de la vie chrétienne et pour des sacrements qui confèrent un caractère c’est à dire une marque indélébile : le baptême, la confirmation et l'ordination diaconale et sacerdotale. Cette huile est aussi utilisée pour la consécration des églises, des autels et des clochers.

II) L'HUILE DES MALADES (01) :

L'huile des malades et l'huile des catéchumènes sont essentiellement composées d'huiles végétales. C'est l'huile des malades qui, dans la liturgie de la Messe Chrismale est la première consacrée.
Le but de cette huile est de communiquer la force à notre corps pour lutter contre le mal physique et moral ainsi que les tentations en vue d'obtenir le pardon des péchés et éventuellement la guérison physique de notre corps. La prière de consécration dit: « Dieu de qui vient tout réconfort et qui par son Fils a voulu guérir toutes nos faiblesses et nos maladies, que cette huile soulage le corps, l'âme et l'esprit des malades. Qu'elle chasse toute douleur, souffrance physique et morale ». On utilise cette huile lors du sacrement des malades.

III) L'HUILE DES CATECHUMENES (OC) :

Cette huile doit fortifier le futur baptisé dans son combat avec le péché, comme l’huile fortifie le lutteur, et le prépare au baptême proprement dit. la prière de consécration mentionne que l'onction en sera faite pour communiquer l'intelligence pour comprendre plus profondément la bonne nouvelle et l'énergie pour s'engager de grand cœur dans les luttes de la vie chrétienne. Son symbolisme est donc lié aux luttes que doivent mener les catéchumènes contre les forces du mal. L’usage de cette huile est aujourd’hui facultatif.

COULEURS LITURGIQUES

 La chasuble ou l’étole revêtue par le prêtre (le diacre revêt toujours une étole en diagonale) porte une couleur différente en fonction du calendrier liturgique ou de la fête célébrée. Ainsi :

LE BLANC : symbole de la joie, de la lumière et de la pureté.
    Il est utilisé aux fêtes du Christ, de la Vierge marie et des saints non martyrs.

LE ROUGE : symbolise le sang versé par les martyrs et le feu de l’esprit Saint.
     Il est utilisé aux fêtes des martyrs ou de la croix, à la Pentecôte et le Vendredi Saint.
LE VERT : symbolise l’espérance du chrétien.
  Il est utilisé les dimanches de l’année liturgique sauf les dimanches de l’avent et du carême et ceux où nous utilisons une autre couleur : le blanc pour les dimanches des fêtes du Seigneur et celui de la Pentecôte. 

LE VIOLET : symbolise la pénitence.
  Il est utilisé aux temps de l’avent, du carême et pour les messes d’enterrements.

Il y a aussi le ROSE qui sert deux fois par an pour les dimanches de la joie durant le carême et l’avent : on appelle ces dimanches les dimanches de « gaudete » (troisième dimanche de l’avent) et « laetare » (quatrième dimanche de carême).

Les jours de grandes fêtes, la couleur DORE peut être utilisée. L’Eglise impose d’utiliser le BLANC, le ROUGE, le VERT, et le VIOLET. Par contre, pour le DORE et le ROSE, couleur très peu utilisée durant l’année liturgique, l’Eglise les rends facultatives. Cela est dû au fait que les paroisses n’ont pas toujours les moyens financiers pour acheter tous les ornements liturgiques.

FETES DE NOTRE SEIGNEUR JESUS-CHRIST

Noël : le 25 décembre ;

La Sainte Famille : Jésus, Marie et Joseph : le 27 décembre ;

Le baptême du Seigneur : le dimanche après l’Epiphanie ;

La présentation du Seigneur : le 2 février ;

Pâques : la Résurrection de Jésus : date mobile (en général en mars ou avril) ;

L’Ascension de Jésus au Ciel : la date dépend de la fête de Pâques puisque cette fête à lieu 40 jours après Pâques ;

La Pentecôte : cette fête à lieu 10 jours après la fête de l’Ascension ;

La Sainte Trinité : le dimanche après la Pentecôte ;

Le Saint-Sacrement : le jeudi ou le dimanche qui suit la fête de la sainte Trinité ;

Le vendredi qui suit le deuxième dimanche après la Pentecôte, on fête le Sacré Cœur de Jésus ;

Le Christ-roi : C'est le 34 iéme dimanche du temps ordinaire puis débute la nouvelle année liturgique qui a un mois d’avance avec la nouvelle année civile.

FETES DE LA VIERGE MARIE

La Nativité de la Vierge Marie : le 8 septembre ;

La présentation de Marie au temple : le 21 novembre ;
Noël : le 25 décembre ;

La Sainte Famille : Jésus, Marie et Joseph : le 27 décembre ;
Sainte Marie Mère de Dieu : le premier janvier ;

L’adoration des mages ou Epiphanie : le premier dimanche de janvier si celui ci ne tombe pas le premier janvier ;

La présentation au temple : le 2 février ;

Le mystère de l’Immaculée Conception : le 11 février et le 8 décembre ;

L’Annonciation : le 25 mars ;

La Visitation : le 31 mai ;

La dormition et l’Assomption de Marie dans le ciel : le 15 août.

A PROPOS DE LA FETE DE PAQUES

Le concile oecuménique de Nicée (325) décida de fixer la date au dimanche qui suit la première lune de printemps - ce qui, aujourd’hui, la situe entre le 22 mars et le 25 avril - et lia les principes de datation aux normes qui servaient à calculer la Pâque au temps de Jésus.
Actuellement, les Eglises chrétiennes suivent deux calendriers : l’un, julien, depuis la réforme de Jules César (46 avant J.C.), l’autre, grégorien, depuis le pape Grégoire XIII (1582). Leur décalage explique la datation différente des fêtes religieuses selon que les Eglises s’appuient sur l’un ou sur l’autre.

L’Eglise catholique suit le calendrier grégorien (réformé par Grégoire XIII en 1582) alors que l’Eglise orthodoxe suit le calendrier Julien (établi par Jules César en 46 avant J. C.).

Dans ce débat ancien sur la détermination de la date de Pâques, on notera que le calendrier grégorien ne diverge pas actuellement du calendrier astronomique de manière significative alors que le calendrier julien est en retard de 13 jours sur le calendrier astronomique.

L’Eglise catholique suit le calendrier grégorien (réformé par Grégoire XIII en 1582) alors que l’Eglise orthodoxe suit le calendrier Julien (établi par Jules César en 46 avant J. C.).

Pourquoi la date de Pâques est-elle encore fixée selon un calendrier lunaire ? Pourquoi ne décide ton pas d'une date fixe ?

LA FETE DE PAQUES EST UNE FETE MOBILE : SA DATE VARIE D'UNE ANNEE A L'AUTRE.

Il est vrai que c'est assez désagréable au plan pratique. Mais c'est aussi une bonne occasion de nous souvenir de l'enracinement de la tradition chrétienne dans la tradition juive. Avant d'être une fête chrétienne, Pessah est une fête biblique. C'est même, à l'origine, une célébration de la nature. Dans la culture nomade, l'année commence au printemps; on célèbre l'agnelage, qui assure l'avenir du troupeau et la prospérité du clan. Dans la culture sédentaire et rurale, l'année commence Ó l'automne, début du cycle des travaux des champs. Mais on fête au printemps les premières gerbes d'orge : c'est la fête des Azymes qui, initialement, était distincte de la fête de Pâques.
Sur cette toile de fond, le Livre de l'Exode dessine la grande épopée de la sortie d'Egypte et de la traversée de la mer. Le 14 du mois de Nisan ½de premier mois +) devient ainsi une sorte de fête nationale. Or le calendrier d'Israël est un calendrier lunisolaire: les douze mois correspondent au cycle lunaire (vingt-neuf ou trente jours), et périodiquement un mois supplémentaire permet de recaler l'année sur le cycle du soleil.

LES CHRETIENS SUIVRONT, EUX, LE CALENDRIER JULIEN.

Sous Jules César, en effet, Rome a fait le passage d'une année de dix mois et trois cent cinquante-cinq jours, commençant au mois de mars, à notre année de douze mois et trois cent soixante-cinq jours, commençant le 1er janvier. La Pâque chrétienne ne coïncidera donc plus avec la Pâque juive, d'au¡tant moins qu'on voudra honorer non pas la date exacte de la Résurrection, mais le dimanche le plus proche de cette date. Ce qui n'était que le premier jour de la semaine est, en effet, devenu le dimanche : dies dominicalis (jour du Seigneur).
Il faut ajouter à cela une complication supplémentaire: la date de Pâques ne coïncide pas dans toutes les Eglises chrétiennes. L'année du calendrier julien durait onze minutes de trop. A la Renaissance, le décalage cumulé n'est plus supportable. Le pape Grégoire XIII va supprimer dix jours - c'est ainsi que sainte Thérèse d’Avila est morte dans la nuit du 4 au ... 15 octobre 1582 ! Il va également supprimer certaines années bis¡sextiles de début de siècle. Mais le monde orthodoxe ne s'aligne pas sur le calendrier grégorien. De part et d'autre, on observe la même règle, édictée au concile de Nicée : Pâques est le dimanche qui suit le quatorzième jour de la lune de l'équinoxe de printemps. Mais selon que le comput est julien ou grégorien, la fête peut être célébrée le même jour (comme en 2007), ou jusqu'à cinq semaines plus tard (comme en 2002).

DEPUIS PLUSIEURS ANNEES, LES CHRETIENS DE TERRE SAINTE ONT DECIDE DE CELEBRER PAQUES LE MEME JOUR

Catholiques et protestants ont adopté le calendrier orthodoxe. Ils l'ont voulu comme un signe d'unité entre des Eglises si nombreuses et si diverses, et comme un témoignage plus lisible des chrétiens sur une terre marquée par l'islam et le judaïsme. Je me souviens d'un pèlerinage en Terre sainte pendant la semaine après Pâques. Nous chantions de tout coeur nos alléluias tandis que notre guide arabe célébrait son Vendredi saint! Il est vraiment urgent que, sur ce point au moins, l'unité se fasse. L'Eglise catholique se dit prête à faire ce pas.

Faudrait-il en profiter pour abandonner l'usage de définir la date de Pâques par le calendrier lunaire, trop aléatoire ? Pâques deviendrait un rendez-vous annuel fixé une fois pour toutes, tel dimanche. Ce serait une grande simplification: la date de Pâques commande, en effet, l'ensemble du calendrier liturgique, du mercredi des Cendres à la Pentecôte, et par contrecoup tous les autres dimanches, qu'il faut répartir avant et après cet ensemble. Mais serait-il sage d'abandonner une tradition si haute, pour des motifs plus technocratiques que mystiques ? J'avoue mon hésitation !

Auteur de l'article sur la date de pâques mobile : Père Alain Bandelier paru dans la revue Famille Chrétienne numéro 1519 du 24 février au 2 mars 2007

 

auteur de l'ensemble du livret : François Lugan
Copyright : Association Apostolat Sainte Thérèse 

 

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