Jean parcourt la région du Jour­dain. On a le droit de rêver un peu, au bord de ce petit fleuve, peut­-être le plus célèbre du monde, que la Bible nous mentionne deux cent quinze fois, souvent avec l'expres­sion « passer le Jourdain : fron­tière réelle et symbolique pour bien des personnages de l'Ancien Testament.

Le Jourdain paresse sur plus de cent kilomètres de sa sortie du lac de Tibériade (en amont de Degania aujourd'hui) jusqu'à la mer Morte où il se jette. La déclivité est très faible et explique les méandres infinis de son cours, entre les sau­les, les tamaris, les eucalyptus.

Ruisseau modeste pendant les mois d'été, mais quand viennent les pluies d'hiver et les torrents printaniers, il déborde, inonde les petites plaines, aujourd'hui plantées, grâce aux kibbutzim, de champs de coton, de pamplemousses et de bananeraies...



Auteur : frère Dominique Marie Dauzet paru dans la revue Famille Chrétienne numéro 1508 du 9 au 15 décembre 2006

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