Les histoires à deux frères, dans la Bible, se passent rarement très bien: le rêve de fraternité d'Adam est un rêve brisé, symbolisé par l'histoire dramatique de Caïn et Abel. Certes, Abraham et Lot parviennent à s'en­tendre, ou Jacob et Esaü à se récon­cilier, mais l'amitié est fragile. Le Psaume 133 a beau dire : « II est doux pour des frères d'habiter ensemble », il faut certainement attendre Jésus (le «  premier-né d'une multitude de frères », Romains 8, 29) pour croire à la fraternité possible, issue d'une «  nouvelle naissance ».

Jésus refuse ici de juger une affaire entre deux frères. Mais lui­-même racontera (Luc 15) une his­toire de deux frères - un aîné et un cadet (qui représentent le juif et le chrétien, peuple ancien et peuple nouveau ?) - qui ont fort à faire pour se découvrir enfants d'un même Père.

Auteur : Frère Dominique Marie Dauzet et paru dans la revue Famille Chrétienne numéro 1542 du 4 au 10 août 2007

Répondre à cet article