La question de célébrer "face au peuple" ou "face à l'orient" (i.e. dos tourné à l'assemblée) demeure d'actualité. Que faut-il faire? Que peut-on faire? La célébration "face au peuple" est-elle obligatoire partout? La célébration "dos tourné au peuple" serait-elle le signe d'un "retour en arrière" ?

Pour répondre à ces questions, le mieux n'est-il pas de consulter les livres liturgiques officiels les plus récents et de voir ce qu'ils disent à propos de la place que doit occuper l'autel dans le choeur d'une église? Car de la position de l'autel dépend, bien sûr, la position du célébrant.
Parlant de l'autel d'une cathédrale - qui doit servir de modèle pour les autels des autres églises diocésaines - le Cérémonial des Evêques de 1998 "établi selon les normes du deuxième concile du Vatican" et qui doit être considéré comme faisant autorité dans l'Eglise, précise les points suivants :
- "L'autel de l'église cathédrale sera normalement fixe et dédicacé, [élevé] à une distance du mur qui permette d'en faire facilement le tour et d'y célébrer face au peuple (...)" (cf. n°48).
On remarquera que1) c'est le mur de l'abside, et non la nef, qui sert de repère pour établir la place à laquelle doit être l'autel, et que 2) la célébration "face au peuple "est permise et non obligatoire.
- "On encense l'autel de coups d'encensoir successifs de la manière suivante :
a) si l'autel est isolé du mur, l'évêque l'encense en en faisant le tour;
b) si l'autel est placé contre le mur, l'évêque l'encense en passant d'abord le long du côté droit, puis du côté gauche de l'autel;" (cf. n°93).
On voit donc ici qu'il est tout à fait légitime de célébrer la messe sur un autel ne permettant pas au célébrant d'être "face au peuple".
Pour ce qui concerne la fin de l'offertoire, le Cérémonial des Evêques précise encore que:
- "tourné vers le peuple, l'évêque, étendant les mains et les joignant, l'invite à la prière en disant : Orate fratres..." (cf. n°151).

Cette rubrique sous-entend qu'avant de dire Orate fratres, le célébrant n'est pas forcément tourné vers le peuple... autrement dit, qu'il célèbre face à l'orient.
Enfin, il est précisé que "là où l'autel n'est pas face au peuple, le diacre doit toujours se tourner vers le peuple quand il fait des monitions." (cf. n°25).

La la messe "dos au peuple" demeure donc, aux yeux de l'Eglise, une façon totalement légitime et toujours actuelle de célébrer l'Eucharistie.



Trouvé sur le site de l'Association Pro Liturgia

Pour completer, on peut lire le texte du cardinal Ratzinger en cliquant sur le lien suivant :

http://tresordelafoi.org/news/celebrer-la-messe-vers-l-orient

 




 

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