Les étrangers (allogènes, « d'une autre race » seraient-ils vraiment plus attirés par Jésus et mieux dis­pos~s à l'écouter ? Apparemment oui, si l'on en croit saint Luc : voir «  aucun prophète n'est bien reçu dans son pays » (4, 24), ou la para­bole du « bon Samaritain » (donc parabole des «  mauvais Juifs » !).

En fait Jésus, et après lui, Luc ­soulignent que le Salut est bien ouvert à toutes les nations. Dans son discours-programme de la syna­gogue de Nazareth, il avait anticipé l'histoire d'aujourd'hui en rappelant celle d'un autre lépreux étranger : Naaman le Syrien.

L'amour de Dieu n'est en aucun cas réservé, et surtout pas à une race ou l'autre. On imagine la force de ce message dans les premières géné­rations chrétiennes, où la question de l'ouverture du christianisme aux non-Juifs a été brûlante.

 

Auteur : Frère Dominique Marie Dauzet et paru dans la revue Famille Chrétienne numéro 1552 du 13 au 19 octobre 2007.

 

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