"Mgr Albert Rouet, Archevêque de Poitiers, a publié chez Bayard (sept. 2005) un livre de 256 pages intitulé “Un nouveau visage d’Eglise ; l’expérience des communautés locales à Poitiers”. En lisant les pages de cet ouvrage, on devine sans la moindre difficulté que le père Rouet est - avec les membres de son “équipe” - l’idéologue d’une nouvelle ecclésiologie fondée non plus sur les sacrements mais sur des “nouveaux ministères” exercés par des laïcs. Ceux-ci sont mandatés, reconnus et envoyés pour exercer des fonctions d’animateurs d’assemblées au sein de nouvelles “communautés locales”.
Les laïcs mandatés remplaceront peu à peu les ministres ordonnés - les prêtres -, et les nouvelles “communautés locales” sonneront le glas des paroisses.
C’est clair : pour le père Rouet, le temps n’est plus à la contestation de l’Eglise et de sa hiérarchie traditionnelle; il est à la mise en place d’une nouvelle Eglise. Les idées d’Albert Rouet semblent déjà trouver un écho favorable dans bien d’autres diocèses de France : Besançon, Belfort, Amiens, Arras, Nancy, Albi, Nevers... etc.
Ne serait-il pas souhaitable, pour le bien de l’Eglise en France, que le “père” Rouet soit nommé coadjuteur de Mgr Gaillot dans le diocèse de Parthénia? Ces deux prélats pourraient faire ensemble de l’excellent travail puisqu’ils partagent, semble-t-il, les mêmes idées si peu catholiques".

Tout ce que dit Mgr Rouet (même s'il est archevéque) est erroné. Il oublie que "l'organisation de la Sainte Liturgie dépend uniquement de l'autorité de l'Eglise(...). Dès lors personne absolument, même prêtre, ne peut de son propre mouvement ajouter, supprimer ou changer quoi que ce soit à la liturgie" (constitution sur la Sainte Liturgie du Concile Vatican II numéro 22). Il oublie aussi que "Dans les célébrations liturgiques, chacun de ceux -ministres ou fidèles- qui remplissent, une fonction, accomplira seulement et intégralement ce qui lui revient de par la nature des choses et des règles liturgiques" (constitution sur la Sainte liturgie du concile Vatican II numéro 28). Et le Catéchisme de l'Eglise Catholique de 1992 au numéro 1125 vient confirmer ce que le concile Vatican II a dit : "Aucun rite sacramentel ne peut être modifié ou manipulé au gré du ministre ou de la communauté". L'archevêque, Mgr Rouet, oublie que la liturgie, donc la célébration des sacrements, se reçoit de Dieu par l'intermédiaire de l'Eglise. D'autre part, il oublie que les sacrements sont des signes sacrées, institués par notre Seigneur Jésus-Christ, pour nous procurer la grâce et nous aider a nous sanctifier. Il ne pense pas que dans sa merveilleuse pédagogie, l'Eglise Catholique à prévu un sacrement pour sanctifier et bénir les étapes importantes de notre vie.

Il y a sept sacrements : Baptême, Confession, Eucharistie, Confirmation, Mariage ou Sacerdoce et Sacrement des malades. Et chaque sacrement est administré par un prêtre ordonné validement par un évêque. Et malgré le manque de prêtre, cela ne pourra pas changer puisque c'est voulu ainsi par Dieu, affirmé par la théologie de toujours et par les péres de l'Eglise et tous les saints.

Ce qu'il faut pour l'avenir c'est réfléchir sérieusement sur le que doivent devenir nos paroisses. Il ne sera pas possible de continuer à donner de plus en plus de paroisse en charge a un seul prêtre. Vous pouvez lire dans ce site rubrique liturgie la fiche que j'ai fait sur l'avenir de la paroisse avec des idées du pape Jean-Paul II et de Benoit XVI daté du premier juin 2005.

Pour l'instant, prions Marie, la femme eucharistique, pour qu'elle nous éclaire sur l'avenir que Dieu désire pour nos paroisses et le rôle que les prêtres et les laïcs doivent avoir : un rôle de complémentarité mais surtout pas un rôle de remplacement du prêtre par les fidéles (comme on le constate malheureusement assez souvent dans les paroisses françaises lorsqu'il y a des Assemblées Dominicale en l'Absence de prêtre dite ADAP ou Assemblée de Prière.

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