Le dernier né des studios Disney est sorti ai cinéma le 21 décembre 2005. C'est l’un des trois événements cinématographiques de cet hiver, en compétition avec Harry Potter (voir les deux fiches mises sur ce site pour inciter a ne pas voir le film ou lire les bandes dessinées) et King Kong. Il faut le dire que les studios Disney ont mis le paquet : tournages aux quatre coins de la planète, décors, costumes et effets spéciaux grandioses, promotion peaufinée... Il paraît que ce film a été attaqué au Etats-Unis pour son aspect religieux. Au lieu de laisser les jeunes regarder Harry Potter, il faudrait mieux qu'il se tourne vers Narnia.
La saga, intitulée « Les Chroniques de Narnia » a été traduite en 34 langues ; plus de 85 millions d’exemplaires ont été vendus à travers le monde. Bref, un monument de la littérature anglo-saxonne. Tout comme le Seigneur des Anneaux, cet univers magique est aussi constellé de symboles chrétiens, depuis le thème de la création jusqu'à celui du sacrifice en passant par la figure christique d'Aslan. Voyons de plus prêt ce qu'il en est.

Il y a là, derrière comme un esprit de revanche, une façon de dire qu’on a compris la leçon après avoir laissé passer sous son nez le jackpot nommé Potter (jugé trop londonien) et la trilogie du Seigneur des Anneaux (trop coûteuse, disait-on à l’époque).
Cette fois, Disney sait ce qu’il fait en misant sur « Le Monde de Narnia ». L’œuvre est bien rôdée. Il s’agit à la base d’une série de sept livres écrits dans les années 50 par Clive Staple Lewis.
Le secret du scénario
Aslan est au centre de toutes les Chroniques de Narnia. C’est à ses côtés, ou c’est pour lui, que les héros de la saga entreprennent leurs quêtes héroïques. Aslan prend parfois des apparences nouvelles : il peut être tantôt un agneau, tantôt une voix que l’on entend à côté de soi.
Au cours de l’histoire, Aslan explique même qu’il n’est pas présent qu’à Narnia. On peut le rencontrer dans ce monde-ci également, comme il le dit à Lucy : « Je porte là-bas un autre nom. Il faut apprendre à me connaître par ce nom. » À une jeune lectrice qui lui écrivait un jour pour demander quel était ce nom, Lewis répondit malicieusement : « L’autre nom d’Aslan, je souhaite que vous le deviniez. Personne d’autre dans ce monde n’est arrivé à la même époque que le Père Noël. Il est le fils de l’Empereur au-delà des mers. Il s’est sacrifié pour racheter la faute d’un autre, a été moqué et tué par de mauvaises personnes. Il est revenu à la vie. Il s’exprime parfois comme un agneau. Vraiment, vous ne savez pas son nom dans ce monde ? Réfléchissez bien et faites-moi savoir votre réponse. »
Es-ce un Petit credo ?
L’œuvre de Clive Staple Lewis est comme un catéchisme version Jean de La Fontaine. Elle parle de Dieu, de la création, de la quête religieuse, de la lutte contre le mal et de la rédemption de l’homme par la mort et la résurrection d’un Sauveur. Et tout cela, sans avoir l’air d’y toucher. Avec la bonhomie d’un grand-père qui raconte un joli conte de fée à ses petits-enfants pour les endormir le soir.
Il faut espèrer et prier pour que des films de ce genre nous aide à réveiller notre foi...

Ceux qui désirent approfondir le monde de Narnia peuvent lire le livre de Philippe Maxence, le monde de Narnia décrypté, Presses de la Renaissance en 2005, 240 pages pour 18 euro.



Fiche réalisé à partir de ce que le Webmaster du site a pu lire sur Internet et sur différentes revues qu'il reçoit.

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