A propos d'Amnesty International
Le cardinal Martino demande aux catholiques de ne plus financer Amnesty International. Après l’UNICEF, mis à l’index en 1996, c’est au tour d’Amnesty International d’être dans le collimateur du Saint-Siège. L’Église catholique reproche aux deux organisations de mener des politiques favorables à l’avortement.
Le cardinal Martino, président du Conseil pontifical Justice et Paix, déclare « extrêmement grave qu’une organisation méritante comme Amnesty International se plie aux pressions de ces lobbies », lobbies « qui continuent leur propagande dans le cadre de ce que Jean-Paul II appelait la culture de mort ». Pour le prélat, « l’avortement est un meurtre, et le justifier sélectivement en cas de viol, c’est définir un enfant innocent dans les entrailles de sa mère comme un ennemi, une “chose” que l’on peut détruire ».
Selon La Croix (4 juin 2007), « ce communiqué du Conseil pontifical Justice et Paix authentifie la position qu’avait prise le même cardinal dans une interview à l’hebdomadaire américain National Catholic Register (proche de la congrégation des Légionnaires du Christ) dans son édition de cette semaine ». En effet pour Mgr Martino, « si Amnesty International persiste dans ce type d’action, les organisations et les fidèles catholiques doivent suspendre leur soutien, parce que, en décidant de promouvoir les droits à l’avortement, Amnesty International a trahi sa mission ». Une opinion qui indigne évidemment l’organisation, mais qui est cohérente avec l’enseignement du pape sur les principes non “négociables”.
Pour la Fondation de Service politique,
Thierry Boutet et Philippe de Saint-Germain
Par François
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| 22/06/2007 22:50
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