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L'Esprit Saint est « l'iconographe » qui restaure l'icône de Dieu en l'homme, explique le père Daniel Ange

Lors d'une journée de formation pour jeunes, organisée le dimanche 17 février 2008 à Florence par les « Sentinelles du Matin de Pâques », le père Daniel Ange, fondateur de l'Ecole d'Evangélisation Jeunesse Lumière, a proposé une réflexion intitulée : « Les saints de l'an 2000, pourquoi ne pas les réveiller ? ».

Parlant de l'Eglise comme un terrain pour grandir en sainteté, il a rappelé que l'Eglise est faite de « trois continents différents mais reliés entre eux : l'Eglise sur terre, au purgatoire et au ciel ». Le P. Daniel Ange a expliqué que « l'Eglise de la terre est le lieu de la pentecôte où l'Esprit fabrique les saints », « le purgatoire est l'Eglise du Carême, de l'ultime purification » ; et enfin que « l'Eglise du Ciel est l'Eglise de la Pâque éternelle ». « L'Eglise sur terre est dans la nuit, mais son ciel est constellé d'étoiles que sont les saints, a-t-il poursuivi. Le purgatoire n'est plus la nuit, c'est déjà l'aurore. Et le ciel est le soleil de midi de Jésus ressuscité ». Abordant le mystère eschatologique de l'Eglise, il a ensuite dit : « L'Eglise n'a ni début ni fin car l'Eglise prototype est la Sainte Trinité qui existe depuis toujours, et sera la Jérusalem céleste. L'Eglise est éternelle sans début ni fin ».

Quant aux saints, a-t-il ajouté, ils sont « les étoiles qui éclairent la nuit sur terre, nous indiquant notre avenir, l'endroit vers lequel nous allons, et qui montrent le chemin vers l'Orient, l'endroit où se lève le soleil ». « Les saints sont dans l'éternelle jeunesse de Jésus » et « ne sont jamais des hommes et des femmes d'hier, mais des hommes et des femmes de demain, de l'avenir évangélique de l'Eglise ». « Après le séisme du péché, Jésus est venu verser son sang, pour nous rendre toute la gloire de Dieu, et les saints nous donnent la preuve que l'oeuvre de Jésus n'a pas été un échec », « que le sang de Jésus a porté ses fruits », a-t-il affirmé. « Un saint a le visage de Jésus. Et tous les saints, ensemble, forment l'unique immense visage de Jésus ». Mais en même temps, « chaque saint est un chef-d'oeuvre de l'Esprit Saint, ajoute le Père Daniel Ange, lequel est comparé à un iconographe qui vient restaurer l'icône vivante de Jésus en nous ».

Evoquant l'exemple de Jean-Paul II, le père Daniel Ange a rappelé que le pape appelait souvent les jeunes à « être les saints du troisième millénaires » et que « les grâces de sainteté ne sont données qu'à une Eglise de prière ». « Nous sommes déjà saints et tout le problème est de devenir ce que nous sommes déjà. Toute notre vie nous est donnée pour cela : développer notre code génétique baptismal », a-t-il expliqué. « Lorsque Jésus dit que seuls les enfants entrent dans le royaume des cieux, il veut dire par là que toute ma vie est une croissance vers ma nouvelle enfance, mon enfance éternelle, a-t-il expliqué. Dieu est devenu un petit enfant pour me donner son enfance ». « Et comment est-il devenu enfant ? », s'est-il interrogé, « Dans le sein de Marie ! Donc moi aussi, je choisis de grandir dans l'enfance divine là où Dieu lui-même a grandi dans sa vie humaine », et « je reçois la vie divine là où Jésus lui-même a reçu la vie humaine », a-t-il dit en mettant l'accent sur l'importance de Marie dans ce cheminement vers la sainteté.

Parlant enfin des Ecoles d'évangélisation, le père Daniel Ange a expliqué que ces écoles sont, au fond, des « Ecoles de divinisation », parce que la vie fraternelle « est un chemin extraordinaire de sainteté car on y apprend à avoir un regard prophétique les uns sur les autres, à y sceller un pacte de confiance réciproque, car je suis jaloux de la sainteté de mes frères, car on ne va pas au ciel seul mais tous ensemble ». Le P. Daniel Ange a fondé Jeunesse Lumière en septembre 1984. Il s'agit de la première école catholique internationale de prière et d'évangélisation en Europe (avec celle de l'Emmanuel à Paray Le Monial). L'école a été reconnue canoniquement comme association privée de fidèles par l'archevêque d'Albi, le 10 septembre 1994. Elle est par ailleurs reconnue de facto par le Conseil pontifical pour les laïcs. Les Sentinelles du Matin de Pâques sont un groupe de jeunes issus de différentes conditions, né après la Journée mondiale des jeunes de Rome, en 2000, lorsque le pape Jean-Paul II avait appelé les jeunes à être les premiers témoins auprès de leurs contemporains, les « sentinelles du matin » du nouveau millénaire. Le groupe a des liens très étroits avec Jeunesse Lumière. Il a été fondé par un jeune homme qui fréquentait cette école, Gianni Castorani, aujourd'hui séminariste. A son retour en Italie, celui-ci avait fait part de son expérience au Cardinal Ennio Antonelli qui l'avait alors encouragé à lancer une initiative semblable à Florence. Un noyau de garçons et filles s'est alors formé, ces derniers donnant leur disponibilité au Seigneur et au diocèse pour évangéliser d'autres jeunes de leur âge, tout en suscitant la renaissance d'une nouvelle sensibilité missionnaire parmi les jeunes chrétiens à Florence.

Le prêtre est le premier catéchiste de la paroisse et les catéchistes ont besoin de sa présence pour être guidés, estime le préfet de la Congrégation pour le clergé, le cardinal Cláudio Hummes o.f.m., qui est intervenu lundi à une conférence organisée à la faculté de théologie Saint-Damase de Madrid

Soulignant que « bon nombre de curés n'accompagnent pas leurs catéchistes », le cardinal Hummes, a rappelé que le prêtre se doit « de veiller à l'orientation de fond qui est donnée à la catéchèse ». Sous le thème : « le prêtre et le ministère de la catéchèse », le cardinal brésilien a parcouru le nouveau Directoire général pour la catéchèse, rappelant la nécessité d'une « unité entre la foi et la vie » et la finalité première de la catéchèse qui est « d'ouvrir le coeur et de le préparer à une totale cohésion avec Jésus Christ », a-t-il souligné.

Le cardinal Hummes a énuméré quelques unes des caractéristiques de l'oeuvre catéchétique qui doit être « un processus d'initiation à une vie de foi », « une vie de foi en communauté », « un processus permanent d'éducation dans la foi » et « un fil conducteur qui conduit à Jésus Christ ». « L'action de la catéchèse transforme les structures de péché de la société humaine, à la lumière de l'évangile », a souligné le préfet. Il a également rappelé l'importance de l'inculturation qui « intègre la manière d'être du peuple » et la nécessité urgente et forte d'un « réveil de la mission ».

Le préfet de la Congrégation pour le clergé a terminé son intervention en donnant à l'assemblée quelques clefs pour la catéchèse. Il a entre autre recommandé une attention particulière « à l'orientation de fond », « aux efforts qui doivent être faits pour répondre à l'objectif même de la catéchèse », et conseillé de veiller à ce que « soit garantie une présentation adéquate du contenu de la foi ».

Le pape Benoît XVI évoque, en janvier 2008, l’apparition de la Vierge Marie en 1842 à Rome a l’origine de la congrégation Notre Dame de Sion

« Que la Mère de Dieu dont on rappelle aujourd'hui l'apparition à Alphonse Ratisbonne, en l'église Sant'Andrea delle Fratte, obtienne du Seigneur pour tous ses disciples l'abondance de l'Esprit saint, de façon à ce qu'ensemble nous puissions atteindre l'unité parfaire, et offrir ainsi le témoignage de foi et de vie dont le monde a un besoin urgent ».

L'église, située à deux pas de la pace d'Espagne, et qui a reçu d'illustres visiteurs comme sainte Thérèse de Lisieux (lors de son voyage à Rome, son père, elle et sa soeur étaient logés dans un hôtel voisin) et saint Maximilien Kolbe, qui y a célébré une première messe, abrite en effet une chapelle ornée d'un tableau représentant la Vierge Marie.

Elle ressemble très fort à représentation de la Médaille « miraculeuse » montrée par la Vierge Marie à sainte Catherine Labouré, en 1830 à Paris.

Cette médaille avait été offerte à Rome par les jeunes filles d'un proche de sa famille, M. Théodore de Bussière, au jeune Alphonse Ratisbonne, juif non pratiquant de Strasbourg, alors fiancé, et en voyage en Italie. M. de Bussière lui avait aussi communiqué sur un papier la prière du « Memorare », mais en lui demandant de bien vouloir la recopier pour lui rendre l'original. Ratisbonne avouera avoir été surpris de la force de cette prière.

M. de Bussière, qui devait faire des démarches pour les funérailles d'un autre ami, l'ambassadeur de France à Rome, le comte de la Ferronnays, qui avait décidé de prier pour le jeune homme, a proposé à Ratisbonne, en visite de congé, de l'accompagner. Au sortir de la sacristie, il a trouvé Ratisbonne à genoux et en larmes. Il réussit à dire : « Oh, Monsieur de La Ferronnays a tant prié pour moi », et puis : « Que Dieu est bon ».

Il fera plus tard ce récit : « J'étais depuis un instant dans l'église lorsque tout d'un coup, je me suis senti saisi d'un trouble inexprimable ; j'ai levé les yeux, tout l'édifice avait disparu à mes regards. Une seule chapelle avait pour ainsi dire concentré la lumière et au milieu de ce rayonnement parut, debout sur l'autel, grande, brillante, pleine de majesté et de douceur, la Vierge Marie, telle qu'elle est sur ma médaille ; elle m'a fait signe de la main de m'agenouiller, une force irrésistible m'a poussée vers elle, la Vierge a semblé me dire : c'est bien ! Elle ne m'a point parlé, mais j'ai tout compris.»

Le 31 janvier, il fut baptisé en l'église du « Gesù », et, lui qui détestait l'Eglise et le clergé, devint prêtre, à l'instar de son frère aîné Théodore, et il fonda, avec celui-ci, la congrégation (masculine et féminine) de Notre-Dame de Sion. Il repose non loin de Jérusalem, à Aïn Karim.

La congrégation de Notre-Dame de Sion est engagée dans le dialogue avec le Judaïsme et promeut l'étude de l'hébreu et la connaissance de la tradition juive. Plusieurs membres ont reçu le titre de « Justes parmi les Nations » de la part du gouvernement d'Israël pour leur engagement pendant la seconde guerre mondiale pour sauver des Juifs.

Des familles ont été cachées notamment chez les religieuses de Rome, sur le Janicule : les femmes sous l'habit religieux, les hommes étant logés dans la serre. Les supérieures de l'époque ont reçu le titre posthume de « Justes ».

PLUS DE RIGUEUR DANS LES BEATIFICATIONS DEMANDE BENOÎT XVI EN 2008

Le Vatican va "recommander aux évêques locaux plus de sobriété et une plus grande rigueur dans l'accueil des demandes d'ouverture de nouveaux procès diocésains", pour "mieux répondre à l'esprit nouveau introduit par Benoît XVI".

C'est ce qu'a déclaré le mardi 8 janvier, le cardinal José Saraiva Martins, préfet de la Congrégation pour la cause des saints, qui annonce, dans l'Osservatore romano, la publication d'une instruction précisant aux évêques la conduite à tenir face aux demandes d'ouverture de procès en béatification qu'ils reçoivent de la part de leurs fidèles.

La Congrégation pour les causes des saints a adressé en effet aux évêques du monde entier des « Instructions », en une vingtaine de pages, pour les aider à « examiner l'admission de nouveaux cas » de canonisation et comment faire, concrètement, « pour la phase diocésaine du procès ».

Il a rappelé les conditions d'ouverture du "procès" en béatification, rappelant que ce ne sont pas les dépenses qui doivent en entraver l'ouverture et le déroulement. Les demandes qui se multiplient de la part des diocèses et congrégations religieuses en sont la preuve.

Rappelons que Benoît XVI a décidé que les béatifications se célébreraient au niveau local, normalement dans le diocèse d'origine du bienheureux et non plus au Vatican, comme il était d'usage sous le pontificat de Jean Paul II. L'Eglise permet son culte local, tandis que le culte d'un saint est universel. Tous les saints ont commencé par être reconnus bienheureux.

Il est à noter que Benoît XVI a demandé déjà, dans certaines causes en cours qu'elles soient mieux approfondies.
 

Noël et l'espèrance par le pape Benoît XVI en 2007

Le jour de Noël est un jour de « grande espérance » souligne Benoît XVI qui manifeste sa proximité à qui souffre la misère, l'injustice et la guerre et invoque la « consolation » et le « réconfort » qu'apporte l'Enfant Jésus au monde d'aujourd'hui.

Le pape a proclamé son message de Noël à midi, ce 25 décembre 2007, depuis le balcon central de la basilique Saint-Pierre.

« Un jour saint est apparu pour nous', disait le pape. Un jour de grande espérance : aujourd'hui nous est né le Sauveur de l'humanité ! La naissance d'un enfant apporte normalement une lumière d'espérance à ceux qui l'attendent avec impatience ».

« Dans le secret et le silence de cette nuit sainte, s'est allumée pour tout homme une lumière splendide et sans déclin ; la grande espérance, porteuse de bonheur, est arrivée dans le monde : 'Le Verbe s'est fait chair et nous avons contemplé sa gloire' (Jn 1, 14) », affirmait le pape.

A propos de la bonté de la Création, le pape rappelait : « Toutes les créatures sont fondamentalement bonnes et portent en elles l'empreinte de Dieu, une étincelle de sa lumière ».

Benoît XVI insistait sur la « consolation » de Noël : « La lumière du Christ, qui vient illuminer tout être humain, peut enfin briller et être la consolation pour toutes les personnes qui se trouvent dans les ténèbres de la misère, de l'injustice, de la guerre ; pour les personnes dont est encore niée la légitime aspiration à une existence plus assurée, à la santé, à l'éducation, à un emploi stable, à une participation plus pleine aux responsabilités civiles et politiques, hors de toute oppression et à l'abri de conditions qui offensent la dignité humaine ».

Le pape évoquait les victimes du terrorisme ou du désatre écologique : « Ce sont tout particulièrement les franges les plus vulnérables, les enfants, les femmes, les personnes âgées, qui sont les victimes de conflits armés sanglants, du terrorisme et des violences de toutes sortes, qui provoquent des souffrances inouïes à des populations entières. Dans le même temps, les tensions ethniques, religieuses et politiques, l'instabilité, les rivalités, les oppositions, les injustices et les discriminations, qui déchirent le tissu intérieur de nombreux pays, enveniment les relations internationales. Et dans le monde, le nombre des migrants, des réfugiés, des déplacés, va toujours croissant, à cause aussi des catastrophes naturelles, qui sont souvent la conséquence de préoccupants désastres écologiques ».

Le pape citait le Darfour, la Somalie et le nord de la République démocratique du Congo, les confins de l'Érythrée et de l'Éthiopie, le Moyen-Orient (Iraq, Liban, Terre Sainte), l'Afghanistan, le Pakistan et le Sri Lanka, les Balkans « et tant d'autres situations de crise, souvent malheureusement oubliées ».

Le pape souhaitait que « l'Enfant Jésus apporte le réconfort aux personnes qui sont dans l'épreuve et donne aux responsables des gouvernements la sagesse et le courage de rechercher et de trouver des solutions humaines, justes et durables ».

Dans un monde trop occupé pour accueilir le Christ, le pape invitait pourtant : « À la soif de sens et de valeur qui habite le monde d'aujourd'hui, à la recherche de bien-être et de paix qui marque la vie de toute l'humanité, aux attentes des pauvres, le Christ, vrai Dieu et vrai Homme, répond par sa Naissance. Que les personnes et les peuples n'aient pas peur de le reconnaître et de l'accueillir ; avec Lui, « une grande lumière » illumine l'horizon de l'humanité ; avec Lui, s'ouvre « un jour saint » qui ne connaît pas de déclin »

« Laissons, disait encore Benoît XVI, la lumière de ce jour se répandre partout : qu'elle entre dans nos coeurs, qu'elle éclaire et réchauffe nos maisons, qu'elle apporte sérénité et espérance à nos cités, qu'elle donne au monde la paix ! C'est là mon voeu pour vous qui m'écoutez. Voeu qui se fait prière, humble et confiante, à l'Enfant Jésus, afin que sa lumière fasse disparaître les ténèbres de votre vie et qu'elle vous comble d'amour et de paix ».

Pour apporter au monde la paix

Benoît XVI expliquait le mystère contemplé dans l'Enfant couché dans la crèche auprès de sa Mère et de saint Joseph : « En Jésus, Dieu a assumé ce qui n'était pas tout en restant ce qu'il était : « La toute puissance est entrée dans un corps d'enfant et ne s'est pas soustraite aux lois de l'univers » (cf. S. Augustin, Sermon 184, 1, sur Noël). Il s'est fait homme, Celui qui est le créateur de l'homme pour apporter au monde la paix ».

« En fait, seule la « grande » lumière apparue avec le Christ peut donner aux hommes la paix « véritable » : voilà pourquoi toutes les générations sont appelées à la recevoir, à accueillir le Dieu qui, à Bethléem, s'est fait l'un de nous », ajoutait le pape.

Les protagonistes de Noël : deux conditions

Mais le pape indiquait deux conditions pour pouvoir accueillir le Christ : « la foi » et « l'humilité » : « L'humilité de Marie, elle qui a cru à la parole du Seigneur et qui, la première, inclinée au-dessus de la mangeoire, a adoré le Fruit de son sein; l'humilité de Joseph, homme juste, qui eut le courage de la foi et préféra obéir à Dieu plutôt que d'avoir soin de sa réputation ; l'humilité des bergers, des pauvres bergers anonymes, qui ont accueilli l'annonce du messager céleste et sont allés en hâte vers la grotte où ils ont trouvé l'enfant qui venait de naître, et là, pleins d'étonnement, ils l'ont adoré en louant Dieu (cf. Lc 2, 15-20). Les petits, les pauvres de coeur : voilà les protagonistes de Noël, hier comme aujourd'hui ; ce sont les protagonistes de toujours dans l'histoire de Dieu, les bâtisseurs infatigables de son Royaume de justice, d'amour et de paix ».

Une espérance certaine

Et d'appliquer cette méditation à l'humanité d'aujourdhui en disant : « Hommes et femmes de notre temps, pour nous aussi le Christ vient apporter la lumière, pour nous aussi, il vient donner la paix ! (...) Oui ! Son message de paix est pour tous; c'est pour tous qu'il vient s'offrir lui-même comme espérance certaine du salut ».

Vêtements

Que veut dire Jésus en invoquant les vêtements luxueux (ma/oka, c'est doux au toucher, de la soie sans doute, symbole du luxe) ? Voilà une énigme.

Certains commentateurs ont pensé que Jésus faisait de l'ironie sur l'ac­coutrement assez spartiate de Jean Baptiste au désert (le poil de cha­meau). Il se peut aussi qu'il fasse remarquer aux juifs qu'ils ont su dis­cerner dans Jean Baptiste quelqu'un  d'extrêmement important sans s'at­tacher, pour une fois, aux signes extérieurs de la société: chez Jean Baptiste, il n'y avait rien à admirer au-dehors, mais tout au-dedans.

La relativité du vêtement éclatera encore au moment de la Passion: la riche chlamyde écarlate dont les soldats habillent Jésus évoque la royauté par dérision. Mais est­-ce le manteau qui fait le roi, ou le prophète ?

Frère Dominique Marie Dauzet et paru dans la revue Famille Chrétienne numéro 1561 du 15 au 21 décembre.
 

Que signifie le mot "Noël" ? François, 9 ans

Le mot "Noël" ne figure nulle part dans les Évangiles ni dans les écrits des saints des premiers siècles. Certains pensent qu'il est encore plus ancien puisqu'il ferait référence à la fête du solstice d'hi­ver fêtée par les Gaulois. Il viendrait alors de l'assemblage de deux mots gaulois :  "noio" (nouveau) et "hell" (soleil).

Il est toutefois beaucoup plus probable que ce mot vienne des mots latins « dies natalis Domini » jour de la naissance du Seigneur). Ce "dies natalis Domini", en effet, était le jour où les chrétiens célébraient la naissance de Jésus. C'est
la contraction (bien pratique, il faut l'avouer !), de "festum nativitatis Domini Nos tri Jesu Christi", expression par lauelle la liturgie latine désigne la célé­bration de la nativité de Jésus.

Au fil des années, les mots "dies" et "Domini" ont disparu, et "natalis" s'est transformé différemment selon les régions. C'est ainsi que j'on dit aujour­d'hui « Natale » en italien, "Natal" en por­tugais ou "Nodal" en patois aveyronnais. En français courant, le mot latin "nata­lis" est devenu "Nael" puis, au XIIe siècle, «Noël ».

Le premier document sur lequel on trouve écrit le mot « Noël » date de 1175, mais ce mot était alors employé dans un sens très large. Au Moyen Âge, "Noël" ne désignait pas simplement la fête de la naissance du Sauveur : c'était un cri de joie qui saluait tout événement heureux (un peu comme lorsque nous crions ("Hourra !").
 
Et je parie que, toi aussi, tu as envie de crier bien fort : "Hip, hip, hip, hourra, c’est bientôt Noël !" Car Noël est une joie immense : Dieu nous donne son Fils, quel cadeau !

Auteur : Juliette Levivier et paru dans la revue Famille chrétienne numéro 1561 du 15 au 21 décembre 2007
 

Mère Teresa, « témoin inoubliable de la vraie joie évangélique » Réflexion de Benoît XVI le 16 décembre 2007

Mère Teresa de Calcutta est un « témoin inoubliable de la vraie joie évangélique », a affirmé Benoît XVI avant l'angélus de ce dimanche, rappelant comment la sainte a vécu l'épreuve de la nuit spirituelle typique de la mystique chrétienne.

« Certains se demandent : mais, cette joie est-elle encore possible aujourd'hui ? La réponse, ils la donnent par leur vie, les hommes et les femmes de tout âge et de toute condition sociale, heureux de consacrer leur existence aux autres ! La bienheureuse Mère Teresa de Calcutta n'a peut-être pas été, à notre époque, un témoin inoubliable de la vraie joie évangélique ? », a dit Benoît XVI.

Et d'expliquer la source de cette joie, paradoxale, car possible en dépit de la souffrance : « Elle vivait chaque jour en contact avec la misère, la dégradation humaine, la mort. Son âme a connu l'épreuve de la nuit obscure de la foi, et pourtant, elle a donné à tous le sourire de Dieu ».

Benoît XVI a cité ce passage où Mère Teresa indique dans l'instant actuel le début de la vie éternelle et bienheureuse : « Nous lisons sans un de ses écrits : 'Nous attendons avec impatience le paradis, où il y a Dieu, mais il est en notre pouvoir d'être au paradis dès ici-bas, et dès ce moment-ci. Etre heureux avec Dieu signifie : aimer comme lui, aider comme lui, donner comme lui, servir comme lui' (La joie du Don, Seuil, Paris, 1975) ».

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