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Si l'on ne pose sur la Bible qu'un regard scientifique, celle-ci se referme explique le père Cantalamessa en mars 2008

Si l'on ne pose sur la Bible qu'un regard scientifique, celle-ci se referme comme certaines coquilles qui, lorsqu'on les touche, se referment pour protéger la perle qu'elles contiennent, la perle de l'Ecriture étant le Christ. C'est ainsi que le P. Raniero Cantalamessa OFM Cap. a expliqué ce matin l'importance de la lecture spirituelle de la Bible qui peut seule « libérer » le contenu des Ecritures pour chacun de nous.

Le prédicateur de la Maison pontificale a prononcé ce vendredi matin, en la chapelle « Redemptoris Mater » au Vatican, en présence du pape et de ses plus proches collaborateurs de la curie, sa quatrième prédication de carême sur « la lecture spirituelle de la Bible ». Le P. Cantalamessa a dénoncé une « exégèse exclusivement scientifique » des Ecritures qui fait de la Bible « un objet d'étude que le professeur doit ‘maîtriser' et face auquel, comme il sied à tout homme de science, il doit rester ‘neutre' ». « Mais dans ce cas unique, il n'est pas permis de rester ‘neutre' et il n'est pas donné de ‘dominer' la matière ; il faut plutôt se laisser dominer par elle. Si l'on y réfléchit bien, c'est presque un blasphème d'affirmer qu'un expert de l'Ecriture ‘maîtrise' la parole de Dieu », a-t-il affirmé. « La conséquence de tout cela, a-t-il poursuivi, est que l'Ecriture se referme, ‘se replie' sur elle-même ; elle redevient le livre ‘scellé', le livre ‘voilé' car, dit saint Paul, ce voile est ‘enlevé dans le Christ', ‘quand on se convertit au Seigneur', c'est-à-dire quand on reconnaît le Christ dans les pages de l'Ecriture ». Le P. Cantalamessa voit là une explication à « la pauvreté et l'aridité spirituelle qui règne dans certains séminaires et lieux de formation ». « L'Eglise a vécu et vit de la lecture spirituelle de la Bible, a-t-il déclaré. Si l'on coupe ce canal qui nourrit la vie de prière, le zèle, la foi, tout se dessèche... On ne comprend plus la liturgie qui est entièrement construite sur une utilisation spirituelle de l'Ecriture ».

Le P. Cantalamessa reconnaît toute l'importance de l'exégèse car, dit-il « on ne peut pas, dans l'Ecriture, découvrir l'Esprit, sans passer par la lettre, c'est-à-dire l'ornement concret et humain dont la parole de Dieu a été revêtue dans les différents livres et chez les auteurs inspirés. On ne peut découvrir la signification divine contenue dans l'Ecriture qu'en partant de la signification humaine, celle que voulait donner l'auteur humain, Isaïe, Jérémie, Luc, Paul, etc. L'immense effort d'étude et de recherche qui entoure le livre de l'Ecriture trouve ici sa pleine justification ». « Mais prétendre comprendre l'Ecriture de manière exhaustive, en l'étudiant uniquement avec l'instrument de l'analyse historique et philologique, c'est comme prétendre découvrir le mystère de la présence réelle du Christ dans l'Eucharistie, en se basant sur une analyse chimique de l'hostie consacrée ! L'analyse historique et critique, même si elle est poussée au maximum de sa perfection, ne représente en réalité que le premier degré de la connaissance de la Bible, celui qui concerne la lettre », a-t-il expliqué. « La lecture spirituelle est une chose bien précise et objective, a-t-il poursuivi. C'est la lecture qui est faite sous la conduite ou à la lumière de l'Esprit Saint qui a inspiré l'Ecriture. Elle se base sur un événement historique, c'est-à-dire sur l'acte rédempteur du Christ qui... offre la vraie clé de lecture de la Bible tout entière » « Celui qui voudrait, après lui, continuer à lire l'Ecriture en faisant abstraction de cet acte, serait comme un musicien qui continue à lire une partition musicale en clé de ‘fa', après que le compositeur ait introduit la clé de ‘sol' dans le morceau : chaque note produirait alors un son faux. Maintenant, le Nouveau Testament appelle cette nouvelle clé ‘l'Esprit', et l'ancienne clé ‘la lettre', en disant que la lettre tue, mais l'Esprit vivifie », a-t-il expliqué.

Le P. Cantalamessa évoque la « tristesse » du cardinal de Lubac qui déplorait un manque de foi et d'élan chez ses contemporains, et de ce fait, l'impossibilité de « ressusciter » la lecture spirituelle de la Bible. « L'Esprit s'est mis à souffler à nouveau, de manière inattendue, de partout, sur les ossements desséchés, a constaté le prédicateur de la Maison pontificale. Et parallèlement à la réapparition des charismes, on assiste à la réapparition de la lecture spirituelle de la Bible et ceci est également l'un des fruits les plus exquis de l'Esprit ».

La référence constante à la Parole de Dieu, âme du dialogue œcuménique. Le pape Benoît XVI évoque la préparation du synode

« Le dialogue oecuménique (...) doit être animé uniquement par la référence constante à la Parole » de Dieu, a rappelé Benoît XVI en cette Semaine de prière pour l'Unité des chrétiens et en vue de la préparation au synode d'octobre 2008 (5-26 octobre) sur le thème : « La Parole de Dieu dans la vie et la mission de l'Eglise ».

Benoît XVI a reçu lundi matin 21 janvier 2008 au Vatican les membres du conseil ordinaire du Secrétariat général du synode des évêques, présidé par Mgr Nikola Eterovic, et réuni pour la préparation du prochain synode.

Benoît XVI a souligné que « les grandes tâches de la Communauté ecclésiale dans le monde contemporain », notamment l'évangélisation et l'oecuménisme, « sont centrés sur la Parole de Dieu et en même temps, sont justifiés et soutenus par elle ».

« Comme l'activité missionnaire de l'Eglise, avec son oeuvre évangélisatrice trouve son inspiration et son but dans la révélation miséricordieuse du Seigneur, le dialogue oecuménique ne peut se fonder sur des paroles de la sagesse humaine, mais il doit être animé uniquement par la référence constante à la parole originaire, que Dieu a confiée à son Eglise ».

La doctrine de saint Paul, ajoutait le pape, révèle une force toute spéciale fondée sur la conscience de « l'unique puissance salvifique, celle de l'Esprit du Seigneur ».

« Paul est resté fidèle jusqu'à la mort au Seigneur qu'il a d'abord persécuté, et auquel il a ensuite consacré tout son être : puisse son exemple être pour tous un encouragement à accueillir la Parole du salut et à la traduire dans la vie quotidienne en suivant fidèlement le Christ », a exhorté le pape.

Benoît XVI a également souligné la dimension communautaire de l'expérience synodale, en citant un passage de son encyclique sur l'espérance chrétienne, « Spe Salvi » : « Le fait d'être en communion avec Jésus Christ - ai-je écrit - nous implique dans son être « pour tous », il en fait notre façon d'être. Il nous engage pour les autres, mais c'est seulement dans la communion avec Lui qu'il nous devient possible d'être vraiment pour les autres », puisqu'il existe « une relation entre amour de Dieu et responsabilité envers les hommes » qui permet de ne pas retomber dans l'individualisme du salut et de l'espérance », soulignait le pape.

Les Pères synodaux qui viendront du monde entier auront ainsi, soulignait Benoît XVI, « la possibilité de confronter [leurs idées], mais surtout de s'unir dans une communion collégiale pour se mettre à l'écoute de la Parole de vie que Dieu a confiée aux soins pleins d'amour de son Eglise ».

Et cette écoute doit, souligne le pape, déboucher sur l'Annonce de la Parole « avec courage et conviction, avec la « parresia » [le terme grec paulinien pour désigner l'audace apostolique, ndlr] des Apôtres, à ceux qui sont proches et à ceux qui sont loin ».

« En effet, par la grâce de l'Esprit Saint, il faut donner à tous la possibilité de rencontrer la Parole vivante qui est Jésus-Christ ».

La Bible à prix discount en décembre 2007

La Bible fait un tabac en supermarché. Réforme révèle que la société biblique de Genève a décidé de vendre la bible à 1,5 € dans les supermarchés. Colère chez les éditeurs catholiques et protestants. Auchan en a commandé 11 000, Leclerc 650. Sophie de Ravinel, a recueilli les explications du patron de la Société biblique de Genève, Jean-Pierre Bezin, dans le Figaro : « En diffusant dans les supermarchés nous cherchons l’achat instinctif. »

Pour le directeur des éditions catholiques du Cerf, « cette Société biblique de Genève est fondamentaliste… Ce sont des dissidents des sociétés bibliques protestantes internationales et ils veulent déstabiliser tout un marché… C’est du n’importe quoi commercial pour faire triompher des idées d’intégristes…» Mais cela n’empêche pas le réseau de la Procure de la vendre et à La Croix et Famille Chrétienne d’en faire la publicité.

Du côté des éditeurs protestants, on n’est guère plus satisfaits. Bernard Coyault, directeur de l’Alliance biblique française, avoue à Sophie de Ravinel que « vendre la Bible à 1,50 €, c’est sous-estimer le travail intellectuel qui se trouve derrière les traductions », et « c’est faire de la Bible un produit de grande consommation ». Question : la Parole de Dieu est-elle faite pour demeurer sous le boisseau ? T.B.

Attention : la société biblique de Jérusalem est protestante (je dis cela car pour les catholiques il y a des différences de traduction entre catholiques et protestants) et, à mon avis, la seule chose qu'ils ont voulu faire c'est de l'argent. A t-on le droit de faire du commerce donc de la rentabilité financière avec la Bible qui est la Parole de Dieu ? Je ne le pense pas.

 

Qui sont les saints ? Commentaire du Père Cantalamessa de l'Evangile de saint Matthieu 5, 1-12a

Qui sont les saints ? Commentaire du Père Cantalamessa de l'Evangile de saint Matthieu 5, 1-12a

Depuis longtemps les scientifiques envoient des signaux dans le cosmos, dans l'attente de réponses de la part d'êtres intelligents vivant sur une planète perdue. Depuis toujours l'Eglise dialogue avec les habitants d'un autre monde, les saints. C'est ce que nous proclamons lorsque nous disons : « Je crois à la communion des saints ». S'il existait des êtres vivants en dehors du système solaire, la communication avec eux serait impossible car entre la question et la réponse il y aurait des millions d'années.. Ici en revanche la réponse est immédiate car il existe un centre de communication et de rencontre commun qui est le Christ ressuscité.

Peut-être aussi en raison du moment de l'année auquel elle a lieu, la Toussaint a quelque chose de particulier qui explique sa popularité et les nombreuses traditions qui y sont liées dans certains secteurs du christianisme. Saint Jean explique pourquoi dans la deuxième lecture : « dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons ne paraît pas encore clairement » ; nous sommes comme l'embryon dans le sein de la mère, qui aspire à naître. Les saints sont ceux qui sont « nés » (la liturgie appelle le jour de la leur mort « jour de naissance », dies natalis) ; les contempler, c'est contempler notre destin. Alors qu'autour de nous la nature se dépouille et les feuilles tombent, la fête de tous les saints nous invite à lever les yeux ; elle nous rappelle que nous ne sommes pas destinés à nous décomposer dans la terre comme les feuilles.

L'Evangile est celui des béatitudes. Le choix de ce passage a été motivé par une béatitude en particulier : « Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : ils seront rassasiés ! ». Les saints sont ceux qui ont eu faim et soif de justice, c'est-à-dire, dans le langage biblique, de sainteté. Ils ne se sont pas résignés à la médiocrité, ils ne se sont pas contentés de demies mesures.

La première lecture de la fête de la Toussaint nous aide à comprendre qui sont les saints. Ce sont ceux qui ont « lavé leurs vêtements dans le sang de l'Agneau ». La sainteté se reçoit du Christ ; elle ne vient pas de nous. Dans l'Ancien Testament, être saint signifiait « être séparé » de tout ce qui est impur ; dans le sens chrétien, cela signifie plutôt le contraire, c'est-à-dire « être unis », au Christ. Les saints, c'est-à-dire les sauvés, ne sont pas seulement ceux qui figurent dans le calendrier ou l'album des saints. Il y a aussi les « saints inconnus » : ceux qui ont risqué leur vie pour leurs frères, les martyrs de la justice et de la liberté, ou du devoir ; les « saints laïcs », comme quelqu'un les a appelés. Sans qu'ils le sachent, leurs vêtements ont également été lavés dans le sang de l'Agneau, s'ils ont vécu selon leur conscience et ont eu à coeur le bien de leurs frères.

Une question vient spontanément à l'esprit : « Que font les saints au paradis ? La réponse se trouve, ici encore, dans la première lecture : les sauvés adorent, jettent leurs couronnes devant le trône, et proclament : « Louange, gloire, sagesse et action de grâce ». La véritable vocation humaine, qui est d'être la « louange de la gloire de Dieu » (cf. Ep 1, 14), se réalise en eux. Leur choeur est dirigé par Marie qui, au ciel, poursuit son cantique de louange : « Mon âme exalte le Seigneur ». C'est dans cette louange que les saints trouvent leur béatitude et leur allégresse : « Mon âme exulte en Dieu ». L'homme est ce qu'il aime et ce qu'il admire. En aimant et en louant Dieu, on s'identifie à lui, on participe à sa gloire et à son bonheur à lui.

Un jour, un saint, saint Simon le Nouveau Théologien, eut une expérience mystique de Dieu tellement forte qu'il se dit en lui-même : « Si le paradis n'est que cela, ça me suffit ! ». Mais la voix du Christ lui dit : « Tu es bien médiocre si tu te contentes de cela. La joie que tu as éprouvée, comparée à celle du paradis, est comme un ciel peint sur une toile comparé au vrai ciel ».

TOUT ORIENTER SUR L'ECOUTE DE LA PAROLE DE DIEU

A l'audience du mercredi, Benoît XVI a tracé un portrait de saint Ambroise de Milan. Celui qui est considéré comme un des plus grands Pères de l'Eglise (339-397) méditait la Parole Divine et son coeur s'efforçait de la transposer dans la vie.

Il fut initié aux études bibliques par Origène. "Il a transposé dans le contexte culturel latin -a expliqué le Pape- la méditation de l'Ecriture, inaugurant en Occident la Lectio Divina, qui inspira sa prédication et son oeuvre, toute orientée sur l'écoute" de la Parole divine.

Il enseigna tout d'abord aux catéchumènes "l'art de vivre bien afin d'être bien préparés aux grands mystères christiques". Sa prédication partant "de la lecture des Livres sacrés pour vivre en conformité à la Révélation".

"Il est éviden, a précisé le Pape, que le témoignage personnel du prédicateur et son exemple pour la communauté conditionnent l'efficacité de sa démarche. C'est pourquoi le mode de vie et la réalité de la Parole vécue sont déterminants". L'annonce de la foi est inséparable du témoignage de vie car celle-ci n'est pas crédible lorsque le chrétien se présente comme un acteur qui se limite à jouer un rôle.

Puis Benoît XVI a rappelé le témoignage de saint Augustin dont la conversion fut le fruit des "belles homélies" d'Ambroise entendues à Milan, mais aussi "du témoignage qu'il donnait et de celui de l'Eglise milanaise qui ne faisaient qu'un en priant et chantant d'une seule voix".

L'évêque d'Hippone raconte également sa surprise de voir saint Ambroise lire mentalement en privé les Ecritures, "alors qu'à l'époque leur lecture devait être faite à voix haute afin d'en faciliter la compréhension".

Dans ce mode de lecture, a souligné le Pape, "où le coeur s'efforce de comprendre la Parole de Dieu, on entrevoie la méthode catéchistique de saint Ambroise. Complètement assimilée, l'Ecriture suggère les contenus à diffuser en vue de la conservation des coeurs... De fait, la catéchèse est inséparable du témoignage de vie".

Citant le livre qu'il écrivit en tant que théologien « Introduction au christianisme » édité en français sous le titre : « La foi chrétienne hier et aujourd'hui », le Pape a affirmé : "Celui qui éduque à la foi ne peut pas risquer d'apparaître comme une sorte de clown, qui récite un rôle 'par profession'".

Le prédicateur doit, "à l'exemple de Jean, appuyer sa tête sur le coeur de son maître, adoptant son mode de pensée, de parler et d'agir".

Le Pape a conclu son enseignement en reprenant le thème de vie que proposait saint Ambroise : « Le Christ est tout pour nous ! Si tu es opprimé par l'iniquité, il est la justice ; si tu as besoin d'aide, il est la force ; si tu crains la mort, il est la vie ; si tu désires le ciel, il est le chemin ; si tu es dans les ténèbres, il est la lumière ».

« Plaçons nous aussi notre espérance dans le Christ. Nous serons ainsi bienheureux et nous vivrons en paix », a conclu le Pape.

en 1968, Ambroise de Milan mourut la nuit du Vendredi Saint les bras en croix, "exprimant dans cette attitude sa participation mystique à la mort et à la résurrection du Seigneur. Ce fut là son ultime catéchèse". Sans paroles et dans le silence des gestes il continua de témoigner
 

La nouveauté de l'Evangile qui change le monde

L'une des paroles les plus typiques et fortes de la prédication de Jésus, «Aimez vos ennemis.» (Luc 6,27), mais quel est le sens de cette parole ?

Pourquoi Jésus demande-t-il d'aimer ses ennemis, un amour qui dépasse les capacités humaines ? En réalité, la proposition du Christ est réaliste, car elle tient compte du fait que dans le monde il règne trop de violence, trop d'injustice, et que par conséquent, on ne peut surmonter cette situation qu'en lui opposant un supplément d'amour, un supplément de bonté. Ce « supplément » vient de Dieu : c'est sa miséricorde, qui s'est faite chair en Jésus et qui seule peut «faire basculer» le monde du mal vers le bien, à partir de ce « monde » petit et décisif qu'est le cœur de l'homme. Cette page de l'Evangile est considérée, à juste titre, comme la charte majeure de la non-violence chrétienne, gui ne consiste pas à se résigner au mal - selon une fausse interprétation du « tendre l'autre joue» (Le 6, 29) -, mais à répondre au mal par le bien (Rm 12, 17-21), en brisant ainsi la chaîne de l'injustice.

La Révolution de l'Amour

On comprend alors que pour les chrétiens, la non- violence n'est pas un simple comportement tactique, mais bien une manière d'être de la personne, l'attitude de celui qui est tellement convaincu de l'amour de Dieu et de sa puissance, qu'il n'a pas peur d'affronter le mal avec les seules armes de l'amour et de la vérité. L'amour pour l'ennemi constitue le noyau de la « révolu­tion chrétienne », une révolution qui n'est pas fondée sur des stratégies de pouvoir économique, politique ou médiatique. La révolution de l'amour, un amour qui ne s'appuie pas, en défini­tive, sur les ressources humaines, mais qui est un don de Dieu que l'on obtient uniquement en faisant confiance sans réserves à sa bonté miséricordieuse.

Voilà la nouveauté de l'Evangile, qui change le monde sans faire de bruit. Voilà l'héroïsme des « petits », qui croient dans l'amour de Dieu et le diffusent même au prix de leur vie.

Chers frères et sœurs, tous les chrétiens sont invités à se conver­tir toujours plus profondément à l'amour du Christ. Demandons à la Vierge Marie, disciple docile du Rédempteur, de nous aider à nous laisser conquérir sans réserve par cet amour, à apprendre à aimer comme Il nous a aimés, pour être miséricordieux comme notre Père qui est dans les cieux est miséricordieux ( Le 6, 36 ).

Du pape Benoît XVI le 18 02 2007

« Comment sait-on que ce que racontent les Evangiles est vraiment vrai ? » THEODORE, 11 ANS.

Pendant la vie de Jésus, ses disciples l'ont suivi, regardé, écouté, mais n'ont rien écrit. Après la Pentecôte, ils ont raconté ce qu'ils avaient vu et entendu. A cette époque-là, on écrivait peu: les gens conservaient les, histoires dans leur mémoire et elles se transmettaient par oral.

Les chrétiens étant de plus en plus nom­breux et ceux qui avaient connu Jésus commençant à disparaître, certains ont trouvé prudent et pratique de fixer par écrit les traditions orales. De nombreux textes, plus ou moins fiables, ont alors été écrits, mais l'Eglise, guidée par l'Esprit, n'en a retenu que quatre comme conformes à la foi, c'est-à-dire à l'enseignement et à la vie de Jésus. Nous en possédons encore de nombreux fragments datant du début du IIe siècle et des manuscrits du IVe siècle qui les retranscrivent en entier. Tous les spécialistes l'affirment: les textes que tu lis aujourd'hui sont conformes aux originaux du 1er siècle.

Ces quatre Evangiles concordent les uns avec les autres. Ils ont été écrits soit directement par des disciples qui ont partagé la vie de Jésus (Matthieu et Jean), soit par leurs amis. Marc a écrit ce que lui a raconté Pierre et Luc explique, au début de son récit, qu'il s'est très soigneusement renseigné avant d'écrire.

Nou's croyons ce que nous lisons parce que nous faisons confiance à ceux qui ont écrit et que nous savons qu'ils ont été guidés par l'Esprit Saint. Sais-tu que les mots "foi" et "confiance" ont la même racine latine ? Nous croyons que ce que racontent les Evangiles est vraiment vrai parce que nous faisons confiance à l'Eglise qui, dans l'Esprit Saint, les a accueillis comme inspirés par Dieu.

Auteur : Juliette Levivier paru dans la revue famille Chrétienne numéro 1536 du 23 au 29 juin 2007

La bible, livre de vie : un nouveau guide Totus sur la Bible

Auteur : Philippe BAUDASSE
  
collection : Guide Totus 
Prix TTC : 9 € (59.04 FF)
paru en juin 2007
Ce livre peut-être commandé auprès de l'Association apostolat saine Thérèse pour 9,00 € plus 7,00 € de participation aux frais de port et d'emballage.

Monument de littérature, inépuisable sujet de créations artistiques, nourriture de la prière de nombreux croyants, la Bible ne lasse ni la réflexion ni la piété. Cet attrait suscite dans le même temps une litanie de questions, souvent pertinentes, sur ses rédacteurs, sa fiabilité, son actualité, le sens et la juste place qu'elle peut avoir :

* Est-elle un livre tombé du ciel ?
* Doit-on la prendre au pied de la lettre, ou la juger dépassée ?
* Comment prier avec des textes si divers et parfois révoltants ?
* Que nous dit-elle, au fond ?

Ni code de morale, ni roman à tiroir, la Bible est en réalité la passionnante histoire des rencontres entre Dieu et l'humanité. À travers les succès et les doutes, dans l'épaisseur de nos histoires complexes, Dieu tente un dialogue simple, franc et direct, duquel jaillit une formidable espérance.
Une parole, plus que toutes, révèle la lumière de ces pages séculaires, confidence divine en forme de promesse offerte à chacun :
«Je suis venu pour qu'ils aient la vie et qu'ils l'aient en abondance.» (Jn 10, 10)  
 

 

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