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<title type="text/plain">Trésor de la foi</title>
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<name>François Lugan</name>
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		<title>Prière des prêtres : « O bon Jésus, fais de moi un prêtre selon Ton c ur ! » et prière pour les prêtres : « que leur vie soit un reflet fidèle de la tienne ».</title>
		<author>
		<name>tresor</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">PRIERES DES PRETRES




Prière du prêtre
Seigneur, Tu m&apos;as appelé au ministère sacerdotal

en un moment concret de l&apos;histoire où,

comme dans les premiers temps apostoliques,

tu veux que tous les chrétiens,

et d&apos;une manière spéciale les prêtres,

nous soyons des témoins des merveilles de Dieu
et de la force de ton Esprit.
Fais que je sois aussi témoin de la dignité de la vie humaine,

de la grandeur de l&apos;amour
et du pouvoir du ministère reçu :

Tout cela avec mon propre style de vie fascinée par Toi
par amour, seulement par amour et pour un plus grand amour.

Fais que ma vie célibataire soit l&apos;affirmation d&apos;un oui, joyeux et heureux,

qui naît du fait de s&apos;en remettre à Toi 

et de se dédier totalement aux autres
au service de ton Église.

Donne-moi la force dans mes faiblesses et que mes victoires te plaisent aussi.

Mère, toi qui as prononcé le plus grand et merveilleux « oui »
de tous les temps, 

fais que je sache transformer ma vie de chaque jour en source de générosité et de consécration,

et avec Toi,
aux pieds des grandes croix du monde,
je sois associé à la douleur rédemptrice de la mort de ton Fils. 

Que les prêtres soient selon le c ur de Jésus
et que leur vie soit conforme à celle du Christ. Amen.




Prière que les prêtres peuvent réciter chaque jour




Dieu tout-puissant, que ta grâce nous aide afin que, ayant reçu le ministère sacerdotal, nous puissions Te servir dignement et fidèlement, en toute pureté et bonne conscience. Et si nous n&apos;arrivons pas à vivre dans une telle innocence, concède-nous cependant de pleurer dignement le mal que nous avons fait, et de Te servir en tout avec ferveur, humilité et bonne volonté. Par le Christ notre Seigneur. Amen.
Invocation


O bon Jésus, fais de moi un prêtre selon Ton c ur !




Prière à Jésus Christ




Jésus bien-aimé, dans une particulière bienveillance tu m&apos;as appelé, entre des milliers d&apos;hommes, à ta suite et à cette excellente dignité du sacerdoce: je te prie de me donner ta force divine pour pouvoir remplir comme il se doit mon ministère. Seigneur Jésus, je T&apos;implore de faire revivre en moi, aujourd&apos;hui et toujours, ta grâce qui m&apos;a été donnée par l&apos;imposition des mains de l&apos;évêque. O très puissant médecin des âmes, guéris-moi de manière à ne pas retomber pas dans les vices, à fuir tout péché et à pouvoir te plaire jusqu&apos;à l&apos;heure de ma mort. Amen.




Prière pour implorer la grâce de garder la chasteté. Seigneur Jésus-Christ, époux de mon âme, joie de mon c ur, Toi mon c ur et mon âme : devant Toi je me prosterne à genoux, te priant et te suppliant de toutes mes forces de me faire persévérer et croître chaque jour dans la vraie foi. Que pour cela, très doux Jésus, je repousse toute impiété, que je reste toujours étranger aux désirs de la chair et aux concupiscences terrestres qui combattent contre l&apos;âme, et qu&apos;avec ton aide je conserve sans tache la chasteté.


O Marie, Vierge très sainte et immaculée, Vierge des vierges, notre Mère très aimante, purifie chaque jour mon c ur et mon âme, demande pour moi la sainte crainte du Seigneur et de ne me fier en rien à mes propres forces.


Saint Joseph, gardien de la virginité de Marie, garde mon âme de tout péché. Vous toutes, Vierges saintes, qui suivez l&apos;Agneau divin partout où il va, prenez toujours soin du pauvre pécheur que je suis, afin que je ne pèche ni en pensées ni en paroles, ni par action ni par omission, et que jamais je ne m&apos;éloigne du très chaste c ur de Jésus. Amen.




Prière pour les prêtres : 



Que leur vie soit un reflet fidèle de la tienne » : c&apos;est ce que demande au Christ une prière proposée aux fidèles par la congrégation pour le Clergé, en vue de la prochaine Journée mondiale de prière pour la sanctification des prêtres, célébrée chaque année en la fête du sacré C ur de Jésus, depuis sa création par Jean-Paul II. 



Prière pour les prêtres




Seigneur Jésus, présent au Très Saint Sacrement,
tu as voulu rester présent parmi nous
au moyen de tes Prêtres,
fais que leurs paroles ne soient que les tiennes,
que leurs gestes soient les tiens,
que leur vie soit un reflet fidèle de la tienne.
Qu&apos;ils soient les hommes qui parlent à Dieu des hommes
et parlent aux hommes de Dieu.

Qu&apos;ils ne soient pas craintifs dans le service,
en servant l&apos;Église comme Elle veut être servie.
Qu&apos;ils soient des hommes, des témoins de l&apos;éternel dans notre temps,
en marchant par les sentiers de l&apos;histoire du même pas que toi
et en faisant le bien à tous.

Qu&apos;ils soient fidèles à leurs engagements, jaloux de leur vocation et de leur donation,
de clairs miroirs de leur identité propre
et qu&apos;ils vivent dans la joie du don reçu.

Je te le demande par Sainte Marie ta Mère : Elle a été présente dans ta vie
et sera toujours présente dans la vie de tes prêtres. Amen.

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Prière du prêtre
Seigneur, Tu m'as appelé au ministère sacerdotal<br />
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comme dans les premiers temps apostoliques,<br />
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et d'une manière spéciale les prêtres,<br />
nous soyons des témoins des merveilles de Dieu
et de la force de ton Esprit.
Fais que je sois aussi témoin de la dignité de la vie humaine,<br />
de la grandeur de l'amour
et du pouvoir du ministère reçu&#160;:<br />
Tout cela avec mon propre style de vie fascinée par Toi
par amour, seulement par amour et pour un plus grand amour.<br />
Fais que ma vie célibataire soit l'affirmation d'un oui, joyeux et heureux,<br />
qui naît du fait de s'en remettre à Toi&#160;<br />
et de se dédier totalement aux autres
au service de ton Église.<br />
Donne-moi la force dans mes faiblesses et que mes victoires te plaisent aussi.<br />
Mère, toi qui as prononcé le plus grand et merveilleux «&#160;oui&#160;»
de tous les temps,&#160;<br />
fais que je sache transformer ma vie de chaque jour en source de générosité et de consécration,<br />
et avec Toi,
aux pieds des grandes croix du monde,
je sois associé à la douleur rédemptrice de la mort de ton Fils.&#160;<br />
Que les prêtres soient selon le cœur de Jésus
et que leur vie soit conforme à celle du Christ. Amen.
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Prière que les prêtres peuvent réciter chaque jour
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Dieu tout-puissant, que ta grâce nous aide afin que, ayant reçu le ministère sacerdotal, nous puissions Te servir dignement et fidèlement, en toute pureté et bonne conscience. Et si nous n'arrivons pas à vivre dans une telle innocence, concède-nous cependant de pleurer dignement le mal que nous avons fait, et de Te servir en tout avec ferveur, humilité et bonne volonté. Par le Christ notre Seigneur. Amen.
Invocation
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O bon Jésus, fais de moi un prêtre selon Ton cœur&#160;!
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Prière à Jésus Christ
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Jésus bien-aimé, dans une particulière bienveillance tu m'as appelé, entre des milliers d'hommes, à ta suite et à cette excellente dignité du sacerdoce: je te prie de me donner ta force divine pour pouvoir remplir comme il se doit mon ministère. Seigneur Jésus, je T'implore de faire revivre en moi, aujourd'hui et toujours, ta grâce qui m'a été donnée par l'imposition des mains de l'évêque. O très puissant médecin des âmes, guéris-moi de manière à ne pas retomber pas dans les vices, à fuir tout péché et à pouvoir te plaire jusqu'à l'heure de ma mort. Amen.
<br />
<br />
Prière pour implorer la grâce de garder la chasteté. Seigneur Jésus-Christ, époux de mon âme, joie de mon cœur, Toi mon cœur et mon âme&#160;: devant Toi je me prosterne à genoux, te priant et te suppliant de toutes mes forces de me faire persévérer et croître chaque jour dans la vraie foi. Que pour cela, très doux Jésus, je repousse toute impiété, que je reste toujours étranger aux désirs de la chair et aux concupiscences terrestres qui combattent contre l'âme, et qu'avec ton aide je conserve sans tache la chasteté.
<br />
O Marie, Vierge très sainte et immaculée, Vierge des vierges, notre Mère très aimante, purifie chaque jour mon cœur et mon âme, demande pour moi la sainte crainte du Seigneur et de ne me fier en rien à mes propres forces.
<br />
Saint Joseph, gardien de la virginité de Marie, garde mon âme de tout péché. Vous toutes, Vierges saintes, qui suivez l'Agneau divin partout où il va, prenez toujours soin du pauvre pécheur que je suis, afin que je ne pèche ni en pensées ni en paroles, ni par action ni par omission, et que jamais je ne m'éloigne du très chaste cœur de Jésus. Amen.
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Prière pour les prêtres&#160;:&#160;<br />
<br />
Que leur vie soit un reflet fidèle de la tienne&#160;»&#160;: c'est ce que demande au Christ une prière proposée aux fidèles par la congrégation pour le Clergé, en vue de la prochaine Journée mondiale de prière pour la sanctification des prêtres, célébrée chaque année en la fête du sacré Cœur de Jésus, depuis sa création par Jean-Paul II.&#160;<br />
<br />
Prière pour les prêtres
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<br />
Seigneur Jésus, présent au Très Saint Sacrement,
tu as voulu rester présent parmi nous
au moyen de tes Prêtres,
fais que leurs paroles ne soient que les tiennes,
que leurs gestes soient les tiens,
que leur vie soit un reflet fidèle de la tienne.
Qu'ils soient les hommes qui parlent à Dieu des hommes
et parlent aux hommes de Dieu.<br />
Qu'ils ne soient pas craintifs dans le service,
en servant l'Église comme Elle veut être servie.
Qu'ils soient des hommes, des témoins de l'éternel dans notre temps,
en marchant par les sentiers de l'histoire du même pas que toi
et en faisant le bien à tous.<br />
Qu'ils soient fidèles à leurs engagements, jaloux de leur vocation et de leur donation,
de clairs miroirs de leur identité propre
et qu'ils vivent dans la joie du don reçu.<br />
Je te le demande par Sainte Marie ta Mère&#160;: Elle a été présente dans ta vie
et sera toujours présente dans la vie de tes prêtres. Amen.</p>]]></content>
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	<entry>
		<title>A propos de la tradition du premier avril</title>
		<author>
		<name>tresor</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Puisque vous êtes sur un site d&apos;humour, nous allons vous expliquer la tradition du poisson d&apos;avril le premier avril.



Il y a si longtemps que cette tradition existe, que les spécialistes ramènent dans leurs filets une péche aux origines variés.



Les uns la font remonter au XIe siécle : saint Hugues aurait découvert un vendredi de caréme, 1er avril, sept chartreux attablés devant des pigeons rotis bien dodus ; sans rien dire, le saint bénit les plats, geste qui métamorphosa les volatiles en truites... 



Les autres font référence à un édit de Charles IX faisant commencer l&apos;année au 1er avril, jour où l&apos;on offrait, parait-il, des poissons en guise d&apos;étrennes. 



On évoque encore l&apos;évangélisation d&apos;un duc de Lorraine déguisé en poissonnier, un rapport avec le signe du zodiaque, des histoires de maquereau et d&apos;amours illégitimes...



Quoi qu&apos;il en soit, si nous n&apos;avons pas fini d&apos;avaler tout crus les poissons d&apos;avril, retenons ce proverbe oriental : &quot;si tu fais du bien, jette-le dans la mer ; et si les poissons l&apos;avalent, Dieu s&apos;en souviendra&quot;.



Paru dans la revue Famille Chrétienne numéro n° 1578 du 12 au 18 avril 2008.

 

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		<issued>2008-05-09T09:53:38Z</issued>
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<br />
Il y a si longtemps que cette tradition existe, que les spécialistes ramènent dans leurs filets une péche aux origines variés.<br />
<br />
Les uns la font remonter au XIe siécle : saint Hugues aurait découvert un vendredi de caréme, 1er avril, sept chartreux attablés devant des pigeons rotis bien dodus ; sans rien dire, le saint bénit les plats, geste qui métamorphosa les volatiles en truites...&#160;<br />
<br />
Les autres font référence à un édit de Charles IX faisant commencer l'année au 1er avril, jour où l'on offrait, parait-il, des poissons en guise d'étrennes.&#160;<br />
<br />
On évoque encore l'évangélisation d'un duc de Lorraine déguisé en poissonnier, un rapport avec le signe du zodiaque, des histoires de maquereau et d'amours illégitimes...<br />
<br />
Quoi qu'il en soit, si nous n'avons pas fini d'avaler tout crus les poissons d'avril, retenons ce proverbe oriental : "si tu fais du bien, jette-le dans la mer ; et si les poissons l'avalent, Dieu s'en souviendra".<br />
<br />
Paru dans la revue Famille Chrétienne numéro n° 1578 du 12 au 18 avril 2008.<br />
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	<entry>
		<title>Précision sur le site des évêques de France sur la liturgie : pour information</title>
		<author>
		<name>tresor</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">La « Liturgie catholique » est plus que jamais à la portée de tous grâce à un portail complet, passionnant et très pédagogique. Le titre est simple et clair, à l&apos;adresse : www.liturgiecatholique.fr.


 


Le site est édité par le Service National de la Pastorale Liturgique et Sacramentelle (SNPLS) de la Conférence des évêques de France (CEF).


 


Il a pour mission « d&apos;assurer sur Internet la présence officielle de l&apos;Eglise catholique de France en matière de liturgie et de pastorale sacramentelle », en vertu de la mission conférée au SNPLS par la commission épiscopale pour la Liturgie et la Pastorale sacramentelle, présidée par Mgr Robert Le Gall, archevêque de Toulouse et membre de la congrégation romaine pour le Culte divin et la Discipline des sacrements.


 


« Cette initiative de la commission épiscopale de liturgie voudrait comme l&apos;Apôtre Paul en son temps, transmettre au plus grand nombre et avec les moyens d&apos;aujourd&apos;hui, le trésor de la liturgie de l&apos;Eglise », écrit Mgr Le Gall au visiteur du site.


 


Le SNPLS a en effet pour mission « d&apos;informer » en même temps que de « former, conseiller, apporter une expertise dans le vaste domaine de la liturgie ».


 


Ce site Internet, ouvert il y a un mois (en septembre 2007), vient maintenant compléter les revues, les guides pastoraux et les autres publications de cet organisme de l&apos;Eglise catholique en France.


 


Les visiteurs - « grand public » ou spécialiste comme l&apos;animateur liturgique ou le formateur - y trouvent les textes liturgiques de la messe et de la liturgie des heures, des outils de formations, de connaissance et d&apos;approfondissement des sacrements, sur la musique liturgique ou l&apos;art sacré, mais aussi un précieux annuaire des paroisses de France, etc...


 


Chacune des rubriques offre trois niveaux de lecture : « pour tous », « pour aller plus loin », « pour approfondir ».


 


« Puisse cette initiative participer à sa mesure à l&apos;oeuvre de Celui qui fait toutes choses nouvelles, lui qui s&apos;est donné jusqu&apos;au bout », conclut Mgr Robert Le Gall.


 


 


On Parle dans ce texte du Service National de la Pastorale Liturgique et Sacramentelle (SNPLS) qui est le nouveau nom du CNPL. 


 


Voici ce qu&apos;en pense quelqu&apos;un qui ne désire pas être nommé : « Pour le site du SNPLS : 

 - il y a très peu de document 

 - comme le dit Denis Crouan, c&apos;est assez creux, très peu d&apos;information en réalité pour des personnes un tant soit peu avancée en Liturgie. 

 - le néophyte risque de comprendre de travers ce qu&apos;est la Liturgie, les exemples n&apos;en sont pas, ... 

 - il y a bien le dernier document concernant la forme extraordinaire, mais, mis à part le texte du Concile, il n&apos;y a rien sur la forme ordinaire ! 




 - les offices de la Liturgies des Heures se basent sur le PTP (Prière du Temps Présent), ce n&apos;est donc pas la Liturgie mais une adaptation de celle-ci (entre nous le PTP est une oeuvre stupide puisqu&apos;elle a nécessité beaucoup de travail et d&apos;énergie pour rien, une simple traduction de la Liturgia Horarum et remise en page eut été mieux et... reste à faire !) 



Pour le moment, je ne vois aucun intérêt à ce site. Je pose même la question de savoir si ce n&apos;est pas une contre-offensive des tenants du n&apos;importe quoi Liturgique face à tous les sites existants et donnant la vérité de la Liturgie de la forme ordinaire.


 


Denis Crouan précise (qui a écrit plusieurs livres en liturgie et a fondé l&apos;Association Pro Liturgia) :


 


&quot;L&apos;agence Zenit a publié une dépêche bienveillante qui commence ainsi :  La liturgie catholique est plus que jamais à la portée de tous grâce à un portail complet, passionnant et très pédagogique. (...) Le site est édité par le Service National de la Pastorale Liturgique et Sacramentelle (SNPLS) de la Conférence des évêques de France (CEF). Il a pour mission d&apos;assurer sur Internet la présence officielle de l&apos;Eglise catholique de France en matière de liturgie et de pastorale sacramentelle, en vertu de la mission conférée au SNPLS par la commission épiscopale pour la Liturgie et la Pastorale sacramentelle, présidée par Mgr Robert Le Gall, Archevêque de Toulouse et membre de la congrégation romaine pour le Culte divin et la Discipline des sacrements.  Or ce site qui prétend mettre la liturgie catholique à la portée de tous est pauvre, très pauvre et, pour tout dire, à l&apos;image des messes  françaises  qui, on le sait, sont loin d&apos;être des modèles de liturgie et d&apos;obéissance aux normes données par l&apos;Eglise. 

Le concile Vatican II affirmait que la langue de la liturgie est le latin, et que les clercs doivent dire l&apos;office divin en latin. Ce qui avait été de nouveau clairement rappelé par la récente Exhortation post-synodale Sacramentum Caritatis approuvée par Benoît XVI. On ne trouve absolument rien à ce sujet sur ce site. 


Le concile Vatican II avait rappelé que le chant grégorien est  le chant propre de la liturgie romaine . Or il n&apos;y a pas un mot sur le chant grégorien sur ce site, ce qui est d&apos;autant plus inexplicable que Mgr Le Gall, Président de la Commission épiscopale pour la Liturgie a été pendant des années Abbé de Sainte-Anne de Kergonan (Congrégation de Solesmes), où l&apos;on célèbre la messe en latin et en grégorien. Nombreux sont ceux qui ont du mal à comprendre son brutal abandon d&apos;une valeur liturgique qui alimentait sa vie bénédictine, sauf à penser que dès qu&apos;on devient évêque français il convient de brûler ce qu&apos;on a aimé. 


Mais il y a d&apos;autres lacunes. L&apos;article sur la messe que l&apos;on trouve sur le site internet ne dit absolument rien de ce qu&apos;est fondamentalement la messe. On apprend simplement qu&apos;à la messe on  fait mémoire , et l&apos;on fait  l&apos;expérience de rencontrer les autres, d&apos;écouter et de répondre, de prendre le pain... Comme votre gâteau d&apos;anniversaire rend présente et tangible la réalité spirituelle de vos amitiés (...) les symboles chrétiens rendent présent le Christ et son oeuvre de salut. (...) En prenant part au partage du pain, vous devenez  complices  du Christ pour qui l&apos;homme réussit sa vie quand il la donne... Le geste de la fraction du pain me rappelle notre vocation à faire en sorte que tous aient à manger.  C&apos;est peu et ce n&apos;est pas très catholique! 

Rien non plus sur le Sacrifice du Seigneur ; rien sur la Présence réelle de Dieu sur l&apos;autel et dans le tabernacle... Et les internautes qui souhaiteraient  aller plus loin  dans la connaissance de ce qu&apos;est la messe catholique apprennent simplement qu&apos;on y prend le pain, qu&apos;on partage le pain avec des inconnus, et que le coeur de la messe, c&apos;est  l&apos;annonce  de la présence du Christ&quot;.


 


Pour François Lugan, ce site n&apos;a que deux choses de bien : le dictionnaire de la liturgie de Mgr Le Gall et la possibilité de rechercher les heures de messe du lieu ou ont est en France. Pourquoi ne trouve-t-on que deux textes de Rome sur la liturgie : la constitution du concile Vatican II sur la liturgie et le motu proprio ? Il y a pourtant de nombreux autres textes. Pourquoi ne présenter, comme revues liturgiques, que les fiches dominicales de saint Brieux qui, comme tout le monde le sait, ne sont pas fidèle à ce que demande de vivre et de faire  le concile Vatican II et la congrégation romaine sur la liturgie ? Pourquoi n&apos;y a-t-il pas la possibilité d&apos;avoir un approfondissement de la liturgie pour des personnes avancées en liturgie ? Je pense que le néophyte risque de ne pas comprendre ce que demande le Magistère de l&apos;Eglise Catholique et le concile Vatican II de faire et de vivre en liturgie. Pourquoi ne parle t-on pas des normes liturgiques demandées par l&apos;instruction Redemptionis Sacramentum et que nous devons appliquer ?


 


Quelle autorité donnée à la reconnaissance d&apos;un site par un évêque ou une Conférence des Evêques ou un site fait par cette Conférence ?


 


En ce qui concerne l&apos;autorité des Evêques ou de la Conférence des Evêques, voici ce que le cardinal Ratzinger écrivait sur cette question dans son livre Entretien sur la foi : &quot;La nette remise en valeur du rôle de l&apos;évêque, par le concile Vatican II, s&apos;est en réalité atténuée, au risque même de se trouver étouffée par l&apos;intégration des évêques à des conférences épiscopales de plus en plus organisées, dotées de structures bureaucratiques souvent lourdes. Nous ne devons pas oublier que les conférences épiscopales n&apos;ont pas de base théologiques ni mission de magistère ; leurs documents n&apos;ont donc pas de valeur spécifique&quot;. Donc cela signifie que les propositions, informations, commentaires, reconnaissances et conseils ne peuvent être reçues et appliquées que si elles n&apos;affaiblissent pas ou ne contredisent pas les enseignements du Magistère de l&apos;Eglise Catholique et les données du Missel romain. Ce qui veut dire qu&apos;un Evêque ou une Conférence des Evêques ne peut être écouté que si elle est en communion avec le Magistère de l&apos;Eglise Catholique du concile Vatican II. Et pour la liturgie, le numéro 28 de l&apos;instruction Redemptionis Sacramentum de 2004 dit : &quot; toutes les normes relatives à la liturgie, établies par une Conférence des Evêques, selon les normes du droit, pour son propre territoire, doivent être soumises à la recongitio (reconnaissance) de la Congrégation pour le Culte Divion et la Discipline des Sacrements, sans laquelle elles n&apos;ont aucun caractère obligatoire&quot;. Et en note du numéro 28, il est cité le code de droit canon au numéro 838 paragraphe 3 qui reprend ce qui vient d&apos;être dit. 


 





Voici ce qu&apos;en pense Denis Crouan : « J&apos;avais mis quelque chose à propos de cet site sur la page d&apos;information de Pro Liturgia. Malheureusement, ce site de &quot;liturgie catholique&quot; est très peu... catholique : c&apos;est tout et n&apos;importe quoi, et tout est dit de façon très vague... ».

</summary>
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		<id>http://tresordelafoi.org/news/precision-sur-le-site-des-eveques-de-france-sur-la-liturgie-pour-information</id>
		<issued>2008-05-06T07:31:35Z</issued>
		<modified>2008-05-07T12:10:54Z</modified>
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<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><o:p><font face="Times New Roman" size="3">&#160;</font></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><font face="Times New Roman" size="3">Le site est édité par le Service National de <st1:personname productid="la Pastorale Liturgique" w:st="on">la Pastorale Liturgique</st1:personname> et Sacramentelle (SNPLS) de <st1:personname productid="la Conf&#65513;rence" w:st="on">la Conférence</st1:personname> des évêques de France (CEF).</font></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><o:p><font face="Times New Roman" size="3">&#160;</font></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><font face="Times New Roman" size="3">Il a pour mission «&#160;d'assurer sur Internet la présence officielle de l'Eglise catholique de France en matière de liturgie et de pastorale sacramentelle&#160;», en vertu de la mission conférée au SNPLS par la commission épiscopale pour <st1:personname productid="la Liturgie" w:st="on">la Liturgie</st1:personname> et <st1:personname productid="la Pastorale" w:st="on">la Pastorale</st1:personname> sacramentelle, présidée par Mgr Robert Le Gall, archevêque de Toulouse et membre de la congrégation romaine pour le Culte divin et <st1:personname productid="la Discipline" w:st="on">la Discipline</st1:personname> des sacrements.</font></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><o:p><font face="Times New Roman" size="3">&#160;</font></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><font face="Times New Roman" size="3">«&#160;Cette initiative de la commission épiscopale de liturgie voudrait comme l'Apôtre Paul en son temps, transmettre au plus grand nombre et avec les moyens d'aujourd'hui, le trésor de la liturgie de l'Eglise&#160;», écrit Mgr Le Gall au visiteur du site.</font></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><o:p><font face="Times New Roman" size="3">&#160;</font></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><font face="Times New Roman" size="3">Le SNPLS a en effet pour mission «&#160;d'informer&#160;» en même temps que de «&#160;former, conseiller, apporter une expertise dans le vaste domaine de la liturgie&#160;».</font></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><o:p><font face="Times New Roman" size="3">&#160;</font></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><font face="Times New Roman" size="3">Ce site Internet, ouvert il y a un mois (en septembre 2007), vient maintenant compléter les revues, les guides pastoraux et les autres publications de cet organisme de l'Eglise catholique en France.</font></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><o:p><font face="Times New Roman" size="3">&#160;</font></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><font face="Times New Roman" size="3">Les visiteurs - «&#160;grand public&#160;» ou spécialiste comme l'animateur liturgique ou le formateur - y trouvent les textes liturgiques de la messe et de la liturgie des heures, des outils de formations, de connaissance et d'approfondissement des sacrements, sur la musique liturgique ou l'art sacré, mais aussi un précieux annuaire des paroisses de France, etc...</font></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><o:p><font face="Times New Roman" size="3">&#160;</font></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><font face="Times New Roman" size="3">Chacune des rubriques offre trois niveaux de lecture&#160;: «&#160;pour tous&#160;», «&#160;pour aller plus loin&#160;», «&#160;pour approfondir&#160;».</font></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><o:p><font face="Times New Roman" size="3">&#160;</font></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><font face="Times New Roman" size="3">«&#160;Puisse cette initiative participer à sa mesure à l'oeuvre de Celui qui fait toutes choses nouvelles, lui qui s'est donné jusqu'au bout&#160;», conclut Mgr Robert Le Gall.</font></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><o:p><font face="Times New Roman" size="3">&#160;</font></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><o:p><font face="Times New Roman" size="3">&#160;</font></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><font face="Times New Roman" size="3">On Parle dans ce texte du Service National de <st1:personname productid="la Pastorale Liturgique" w:st="on">la Pastorale Liturgique</st1:personname> et Sacramentelle (SNPLS) qui est le nouveau nom du CNPL. </font></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><o:p><font face="Times New Roman" size="3">&#160;</font></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><o:p><font face="Times New Roman" size="3">Voici ce qu’en pense quelqu'un qui ne désire pas être nommé : «&#160;Pour le site du SNPLS&#160;: <br />
&#160;- il y a très peu de document <br />
&#160;- comme le dit Denis Crouan, c'est assez creux, très peu d'information en réalité pour des personnes un tant soit peu avancée en Liturgie. <br />
&#160;- le néophyte risque de comprendre de travers ce qu'est <st1:personname productid="la Liturgie" w:st="on">la Liturgie</st1:personname>, les exemples n'en sont pas, ... <br />
&#160;- il y a bien le dernier document concernant la forme extraordinaire, mais, mis à part le texte du Concile, il n'y a rien sur la forme ordinaire&#160;! <br />
</font></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><font face="Times New Roman" size="3">&#160;- les offices de <st1:personname productid="la Liturgies" w:st="on">la Liturgies</st1:personname> des Heures se basent sur le PTP (Prière du Temps Présent), ce n'est donc pas <st1:personname productid="la Liturgie" w:st="on">la Liturgie</st1:personname> mais une adaptation de celle-ci (entre nous le PTP est une oeuvre stupide puisqu'elle a nécessité beaucoup de travail et d'énergie pour rien, une simple traduction de <st1:personname productid="la Liturgia Horarum" w:st="on">la Liturgia Horarum</st1:personname> et remise en page eut été mieux et... reste à faire&#160;!) <br />
<br />
Pour le moment, je ne vois aucun intérêt à ce site. Je pose même la question de savoir si ce n'est pas une contre-offensive des tenants du n'importe quoi Liturgique face à tous les sites existants et donnant la vérité de <st1:personname productid="la Liturgie" w:st="on">la Liturgie</st1:personname> de la forme ordinaire.<br />
</font>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><o:p><font face="Times New Roman" size="3">&#160;</font></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><font face="Times New Roman" size="3">Denis Crouan précise (qui a écrit plusieurs livres en liturgie et a fondé l’Association Pro Liturgia)&#160;:</font></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt"><o:p><font face="Times New Roman" size="3">&#160;</font></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><font face="Times New Roman" size="3">"L’agence Zenit a publié une dépêche bienveillante qui commence ainsi&#160;: <b>“La liturgie catholique est plus que jamais à la portée de tous grâce à un portail complet, passionnant et très pédagogique.</b> (...) Le site est édité par le Service National de <st1:personname productid="la Pastorale Liturgique" w:st="on">la Pastorale Liturgique</st1:personname> et Sacramentelle (SNPLS) de <st1:personname productid="la Conf&#65513;rence" w:st="on">la Conférence</st1:personname> des évêques de France (CEF). Il a pour mission d’assurer sur Internet la présence officielle de l’Eglise catholique de France en matière de liturgie et de pastorale sacramentelle, en vertu de la mission conférée au SNPLS par la commission épiscopale pour <st1:personname productid="la Liturgie" w:st="on">la Liturgie</st1:personname> et <st1:personname productid="la Pastorale" w:st="on">la Pastorale</st1:personname> sacramentelle, présidée par Mgr Robert Le Gall, Archevêque de Toulouse et membre de la congrégation romaine pour le Culte divin et <st1:personname productid="la Discipline" w:st="on">la Discipline</st1:personname> des sacrements.” Or ce site qui prétend mettre la liturgie catholique à la portée de tous est pauvre, très pauvre et, pour tout dire, à l’image des messes “françaises” qui, on le sait, sont loin d’être des modèles de liturgie et d’obéissance aux normes données par l’Eglise. <br />
Le concile Vatican II affirmait que la langue de la liturgie est le latin, et que les clercs doivent dire l’office divin en latin. Ce qui avait été de nouveau clairement rappelé par la récente Exhortation post-synodale <i>Sacramentum Caritatis </i>approuvée par Benoît XVI. On ne trouve absolument rien à ce sujet sur ce site. </font></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><font face="Times New Roman" size="3">Le concile Vatican II avait rappelé que le chant grégorien est “le chant propre de la liturgie romaine”. Or il n’y a pas un mot sur le chant grégorien sur ce site, ce qui est d’autant plus inexplicable que Mgr Le Gall, Président de <st1:personname productid="la Commission" w:st="on">la Commission</st1:personname> épiscopale pour <st1:personname productid="la Liturgie" w:st="on">la Liturgie</st1:personname> a été pendant des années Abbé de Sainte-Anne de Kergonan (Congrégation de Solesmes), où l’on célèbre la messe en latin et en grégorien. Nombreux sont ceux qui ont du mal à comprendre son brutal abandon d’une valeur liturgique qui alimentait sa vie bénédictine, sauf à penser que dès qu’on devient évêque français il convient de brûler ce qu’on a aimé. </font></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><font face="Times New Roman" size="3">Mais il y a d’autres lacunes. L’article sur la messe que l’on trouve sur le site internet ne dit absolument rien de ce qu’est fondamentalement la messe. On apprend simplement qu’à la messe on “fait mémoire”, et l’on fait “l’expérience de rencontrer les autres, d’écouter et de répondre, de prendre le pain... Comme votre gâteau d’anniversaire rend présente et tangible la réalité spirituelle de vos amitiés (...) les symboles chrétiens rendent présent le Christ et son oeuvre de salut. (...) En prenant part au partage du pain, vous devenez “complices” du Christ pour qui l’homme réussit sa vie quand il la donne... Le geste de la fraction du pain me rappelle notre vocation à faire en sorte que tous aient à manger.” C’est peu et ce n’est pas très catholique! <br />
Rien non plus sur le Sacrifice du Seigneur&#160;; rien sur <st1:personname productid="la Pr&#65513;sence" w:st="on">la Présence</st1:personname> réelle de Dieu sur l’autel et dans le tabernacle... Et les internautes qui souhaiteraient “aller plus loin” dans la connaissance de ce qu’est la messe catholique apprennent simplement qu’on y prend le pain, qu’on partage le pain avec des inconnus, et que le coeur de la messe, c’est “l’annonce” de la présence du Christ".</font></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><o:p><font face="Times New Roman" size="3">&#160;</font></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><font face="Times New Roman" size="3">Pour François Lugan, ce site n’a que deux choses de bien&#160;: le dictionnaire de la liturgie de Mgr Le Gall et la possibilité de rechercher les heures de messe du lieu ou ont est en France. Pourquoi ne trouve-t-on que deux textes de Rome sur la liturgie&#160;: la constitution du concile Vatican II sur la liturgie et le motu proprio&#160;? Il y a pourtant de nombreux autres textes. Pourquoi ne présenter, comme revues liturgiques, que les fiches dominicales de saint Brieux qui, comme tout le monde le sait, ne sont pas fidèle à ce que demande de vivre et de faire&#160; le concile Vatican II et la congrégation romaine sur la liturgie&#160;? Pourquoi n’y a-t-il pas la possibilité d’avoir un approfondissement de la liturgie pour des personnes avancées en liturgie&#160;? Je pense que le néophyte risque de ne pas comprendre ce que demande le Magistère de l’Eglise Catholique et le concile Vatican II de faire et de vivre en liturgie. Pourquoi ne parle t-on pas des normes liturgiques demandées par l’instruction Redemptionis Sacramentum et que nous devons appliquer&#160;?</font></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><o:p><font face="Times New Roman" size="3">&#160;</font></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><font face="Times New Roman" size="3">Quelle autorité donnée à la reconnaissance d’un site par un évêque ou une Conférence des Evêques ou un site fait par cette Conférence&#160;?</font></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><o:p><font face="Times New Roman" size="3">&#160;</font></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><font face="Times New Roman" size="3">En ce qui concerne l'autorité des Evêques ou de <st1:personname productid="la Conf&#65513;rence" w:st="on">la Conférence</st1:personname> des Evêques, voici ce que le cardinal Ratzinger écrivait sur cette question dans son livre&#160;Entretien sur la foi&#160;: "La nette remise en valeur du rôle de l'évêque, par le concile Vatican II, s'est en réalité&#160;atténuée, au risque même de se trouver étouffée par l'intégration des évêques à des conférences épiscopales de plus en plus organisées, dotées de structures bureaucratiques souvent lourdes. Nous ne devons pas oublier que les conférences épiscopales n'ont pas de base théologiques ni mission de magistère&#160;; leurs documents n'ont donc pas de valeur spécifique".&#160;Donc cela signifie que les propositions, informations, commentaires, reconnaissances&#160;et conseils ne peuvent être reçues et appliquées que si elles n'affaiblissent pas ou ne contredisent pas les enseignements du Magistère de l’Eglise Catholique et les données du Missel romain. Ce qui veut dire qu'un Evêque ou une Conférence des Evêques ne peut être écouté que si elle est en communion avec le Magistère de l'Eglise Catholique du concile Vatican II. Et pour la liturgie, le numéro 28 de l'instruction Redemptionis Sacramentum de 2004 dit&#160;: " toutes les normes relatives à la liturgie, établies par une Conférence des Evêques, selon les normes du droit, pour son propre territoire, doivent être soumises à la recongitio (reconnaissance) de <st1:personname productid="la Congr&#65513;gation" w:st="on">la Congrégation</st1:personname> pour le Culte Divion et <st1:personname productid="la Discipline" w:st="on">la Discipline</st1:personname> des Sacrements, sans laquelle elles n'ont aucun caractère obligatoire". Et en note du numéro 28, il est cité le code de droit canon au numéro 838 paragraphe 3 qui reprend ce qui vient d’être dit.&#160;</font></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><o:p><font face="Times New Roman" size="3">&#160;</font></o:p></p>
</p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify"><font face="Times New Roman" size="3">Voici ce qu’en pense Denis Crouan&#160;: «&#160;J'avais mis quelque chose à propos de cet site sur la page d'information de Pro Liturgia. Malheureusement, ce site de "liturgie catholique" est très peu... catholique&#160;: c'est tout et n'importe quoi, et tout est dit de façon très vague...&#160;».</font></p>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>Définition de la liturgie par Mgr Robert Le Gall dans son dictionnaire sur la liturgie</title>
		<author>
		<name>tresor</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">De l&apos;adjectif grec lèitos : « public », dérivé de léôs (en ionien laos), et du nom 

commun

 ergon : « service », « oeuvre », « travail ». La 

liturgie

 est donc, étymologiquement, un « service public », une  uvre faite au bénéfice du peuple. Dans les démocraties grecques, leitourgia désigne tout service rendu au bien commun par les citoyens, mais particulièrement la fonction publique dont le 

titulaire

 supportait les dépenses et qui consistait à organiser les ch urs, les jeux, à équiper les galères, etc. Quand saint Paul emploie le mot « liturge » (Rm 13, 6 ; 15, 16 ; Ph 2, 25) ou le mot « liturgie » (2 Co 9, 12 ; cf. Rm 15, 27), il l&apos;utilise le plus souvent au sens d&apos;office accompli au bénéfice d&apos;une communauté. Au IIIe siècle avant Jésus Christ, la traduction grecque des Septante rend le terme hébreu &apos;abodah (« service cultuel ») par leitourgia : il ne s&apos;agit donc plus d&apos;une  uvre dont le 

peuple

 est le bénéficiaire, mais dont il est le sujet ; la liturgie devient le « service » religieux et rituel, rendu à Dieu par la communauté rassemblée en son nom.




Il ne faut pas choisir entre ces deux lignes de signification : l&apos; «  uvre de Dieu » est indissolublement l&apos; uvre que Dieu accomplit en son 

Peuple

 et l&apos; uvre que le Peuple fait pour son Dieu : le « service divin » est à la fois le 

salut

 opéré par Dieu en son 

Église

 et le 

culte

 rendu à Dieu par cette Église. Une conception intégrale de la liturgie inclut donc l&apos;agir de Dieu en notre faveur et notre agir communautaire formellement dirigé vers lui. La liturgie est la rencontre de Dieu et de son Peuple pour la 

célébration

 de leur Alliance ; en cette rencontre, l&apos;acte de Dieu est premier (ligne descendante), car c&apos;est lui qui a l&apos;initiative de l&apos;Alliance et qui suscite la réponse du Peuple (ligne ascendante). Nos actes liturgiques, qui constituent le culte divin, rejoignent, grâce à la 

médiation

 du Christ, suprêmement exercée en son 

sacrifice

 sauveur, l&apos; uvre sanctificatrice de Dieu qui nous fait entrer dans son Alliance.




Ainsi peut-on comprendre la définition donnée par le deuxième concile du Vatican : « La liturgie est considérée à juste titre comme l&apos;exercice de la fonction sacerdotale de Jésus Christ, exercice dans lequel la sanctification de l&apos;homme (ligne descendante) est signi­fiée par des signes sensibles et réalisée d&apos;une manière 

propre

 à cha­cun d&apos;eux (sacrements et sacramentaux), et dans lequel le culte public intégral (ligne ascendante) est exercé par le Corps 

mystique

 de Jésus Christ, c&apos;est-à-dire par le Chef et ses membres » (Consti­tution sur la sainte Liturgie, n° 7 ; les mots entre parenthèses sont ajoutés au texte). Les deux « lignes » qui intègrent la liturgie et réalisent, grâce au Christ, la 

synergie

 de Dieu et de son Peuple, se résolvent dans le flux et le reflux de la 

vie

 trinitaire : 

don

 du Père au Fils, élan du Fils vers le Père, dans le dynamisme de l&apos;Esprit. La liturgie du ciel emporte les élus dans « le Fleuve de 

Vie

 qui jaillit du 

trône

 de Dieu et de l&apos;Agneau » (Ap 22, 1). La 

liturgie

 céleste est la 

vie

 éternelle au sein de la Trinité : elle a donc valeur de fin dernière. L&apos;Apocalypse, en effet, nous présente la vie dans l&apos;au-delà comme une immense et grandiose liturgie. Ici-bas, la liturgie n&apos;est pas une fin, à proprement parler : on ne peut pas, maintenant, s&apos;établir à demeure dans l&apos;activité liturgique   contre tout « liturgisme »  , trop dense pour notre faiblesse. La liturgie ne remplit pas toute l&apos;activité de l&apos;Église (Ibid., n° 9), mais elle en est la source et le sommet (Ibid, n° 10). Toute l&apos;existence chrétienne a une portée liturgique : née dans une liturgie, elle ne cesse de venir d&apos;une liturgie pour aller à une liturgie, mais elle est encore trop infirme pour n&apos;être que liturgie. Voir Contemplation, Prière, Vie,  uvre de Dieu, Office, Service, Médiation, Esprit Saint, Sacrement, Sacramental, Heures, Religion, Signe, Symbole, Paraliturgie, Laïc, Culte. 



Définition de la liturgie selon le catéchisme de l&apos;Eglise Catholique de 1992





Numéro 1069 

Le mot &quot;Liturgie&quot; signifie originellement &quot;oeuvre publique&quot;, &quot;service de la part de/et en faveur du peuple&quot;. Dans la tradition chrétienne il veut signifier que le Peuple de Dieu prend part à &quot;l&apos;oeuvre de Dieu&quot; (cf. Jn 17,4 ). Par 

la Liturgie

 le Christ, notre Rédempteur et Grand-Prêtre, continue dans son Eglise, avec elle et par elle, l&apos;oeuvre de notre rédemption.




 




Numéro 

1070 

Le mot &quot;Liturgie&quot; dans le Nouveau Testament est employé pour désigner non seulement la célébration du culte divin (cf. Ac 13,2; Lc 1,23 ), mais aussi l&apos;annonce de l&apos;Evangile (cf. Rm 15,16; Ph 2,14-17  

et Ph 2,30 ) et la charité en acte (cf. Rm 15,27; 2Co 9,12; Ph 2,25 ). Dans toutes ces situations, il s&apos;agit du service de Dieu et des hommes. Dans la célébration liturgique, l&apos;Eglise est servante, à l&apos;image de son Seigneur, l&apos;unique &quot;Liturge&quot; (cf. He 8,2  

et He 2,6 ), participant à son sacerdoce (culte) prophétique (annonce) et royale (service de charité):




 




 

C&apos;est donc à juste titre que la liturgie est considérée comme l&apos;exercice de la fonction sacerdotale de Jésus-Christ, exercice dans lequel la sanctification de l&apos;homme est signifiée par des signes sensibles et est réalisée d&apos;une manière propre à chacun d&apos;eux, dans lequel le culte public intégral est exercé par le Corps mystique de Jésus-Christ, c&apos;est-à-dire par le Chef et par ses membres. Par suite, toute célébration liturgique, en tant qu&apos;oeuvre du Christ prêtre et de son Corps qui est l&apos;Eglise, est l&apos;action sacrée par excellence dont nulle autre action de l&apos;Eglise ne peut atteindre l&apos;efficacité au même titre et au même degré ( SC 7 ).












</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://tresordelafoi.org/news/definition-de-la-liturgie-par-mgr-robert-le-gall"/>
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		<issued>2008-04-12T20:20:48Z</issued>
		<modified>2008-04-12T21:01:29Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://tresordelafoi.org"><![CDATA[<p class="spip" style="text-align: justify"><span style="font-family: Times New Roman">De l'adjectif grec lèitos&#160;: «&#160;public&#160;», dérivé de léôs (en ionien laos), et du nom </span><a class="affgloss" href="http://www.liturgiecatholique.fr/Commun.html"><span style="font-family: Times New Roman">commun</span></a><span style="font-family: Times New Roman"> ergon&#160;: «&#160;service&#160;», «&#160;oeuvre&#160;», «&#160;travail&#160;». La </span><a class="affgloss" href="http://www.liturgiecatholique.fr/Liturgie.html"><span style="font-family: Times New Roman">liturgie</span></a><span style="font-family: Times New Roman"> est donc, étymologiquement, un «&#160;service public&#160;», une œuvre faite au bénéfice du peuple. Dans les démocraties grecques, leitourgia désigne tout service rendu au bien commun par les citoyens, mais particulièrement la fonction publique dont le </span><a class="affgloss" href="http://www.liturgiecatholique.fr/Titulaire.html"><span style="font-family: Times New Roman">titulaire</span></a><span style="font-family: Times New Roman"> supportait les dépenses et qui consistait à organiser les chœurs, les jeux, à équiper les galères, etc. Quand saint Paul emploie le mot «&#160;liturge&#160;» (Rm 13, 6&#160;; 15, 16&#160;; Ph 2, 25) ou le mot «&#160;liturgie&#160;» (2 Co 9, 12&#160;; cf. Rm 15, 27), il l’utilise le plus souvent au sens d’office accompli au bénéfice d’une communauté. Au IIIe siècle avant Jésus Christ, la traduction grecque des Septante rend le terme hébreu ’abodah («&#160;service cultuel&#160;») par leitourgia&#160;: il ne s’agit donc plus d’une œuvre dont le </span><a class="affgloss" href="http://www.liturgiecatholique.fr/.html"><span style="font-family: Times New Roman">peuple</span></a><span style="font-family: Times New Roman"> est le bénéficiaire, mais dont il est le sujet&#160;; la liturgie devient le «&#160;service&#160;» religieux et rituel, rendu à Dieu par la communauté rassemblée en son nom.</span></p>
<p class="spip" style="text-align: justify"><span style="font-family: Times New Roman">Il ne faut pas choisir entre ces deux lignes de signification&#160;: l’ «&#160;Œuvre de Dieu&#160;» est indissolublement l’Œuvre que Dieu accomplit en son </span><a class="affgloss" href="http://www.liturgiecatholique.fr/.html"><span style="font-family: Times New Roman">Peuple</span></a><span style="font-family: Times New Roman"> et l’Œuvre que le Peuple fait pour son Dieu&#160;: le «&#160;service divin&#160;» est à la fois le </span><a class="affgloss" href="http://www.liturgiecatholique.fr/Salut.html"><span style="font-family: Times New Roman">salut</span></a><span style="font-family: Times New Roman"> opéré par Dieu en son </span><a class="affgloss" href="http://www.liturgiecatholique.fr/Eglise.html"><span style="font-family: Times New Roman">Église</span></a><span style="font-family: Times New Roman"> et le </span><a class="affgloss" href="http://www.liturgiecatholique.fr/Culte.html"><span style="font-family: Times New Roman">culte</span></a><span style="font-family: Times New Roman"> rendu à Dieu par cette Église. Une conception intégrale de la liturgie inclut donc l’agir de Dieu en notre faveur et notre agir communautaire formellement dirigé vers lui. La liturgie est la rencontre de Dieu et de son Peuple pour la </span><a class="affgloss" href="http://www.liturgiecatholique.fr/Celebration.html"><span style="font-family: Times New Roman">célébration</span></a><span style="font-family: Times New Roman"> de leur Alliance&#160;; en cette rencontre, l’acte de Dieu est premier (ligne descendante), car c’est lui qui a l’initiative de l’Alliance et qui suscite la réponse du Peuple (ligne ascendante). Nos actes liturgiques, qui constituent le culte divin, rejoignent, grâce à la </span><a class="affgloss" href="http://www.liturgiecatholique.fr/Mediation.html"><span style="font-family: Times New Roman">médiation</span></a><span style="font-family: Times New Roman"> du Christ, suprêmement exercée en son </span><a class="affgloss" href="http://www.liturgiecatholique.fr/Sacrifice.html"><span style="font-family: Times New Roman">sacrifice</span></a><span style="font-family: Times New Roman"> sauveur, l’Œuvre sanctificatrice de Dieu qui nous fait entrer dans son Alliance.</span></p>
<p class="spip" style="text-align: justify"><span style="font-family: Times New Roman">Ainsi peut-on comprendre la définition donnée par le deuxième concile du Vatican&#160;: «&#160;La liturgie est considérée à juste titre comme l’exercice de la fonction sacerdotale de Jésus Christ, exercice dans lequel la sanctification de l’homme (ligne descendante) est signi­fiée par des signes sensibles et réalisée d’une manière </span><a class="affgloss" href="http://www.liturgiecatholique.fr/Propre.html"><span style="font-family: Times New Roman">propre</span></a><span style="font-family: Times New Roman"> à cha­cun d’eux (sacrements et sacramentaux), et dans lequel le culte public intégral (ligne ascendante) est exercé par le Corps </span><a class="affgloss" href="http://www.liturgiecatholique.fr/Mystique.html"><span style="font-family: Times New Roman">mystique</span></a><span style="font-family: Times New Roman"> de Jésus Christ, c’est-à-dire par le Chef et ses membres&#160;» (Consti­tution sur la sainte Liturgie, n°&#160;7&#160;; les mots entre parenthèses sont ajoutés au texte). Les deux «&#160;lignes&#160;» qui intègrent la liturgie et réalisent, grâce au Christ, la </span><a class="affgloss" href="http://www.liturgiecatholique.fr/Synergie.html"><span style="font-family: Times New Roman">synergie</span></a><span style="font-family: Times New Roman"> de Dieu et de son Peuple, se résolvent dans le flux et le reflux de la </span><a class="affgloss" href="http://www.liturgiecatholique.fr/Vie.html"><span style="font-family: Times New Roman">vie</span></a><span style="font-family: Times New Roman"> trinitaire&#160;: </span><a class="affgloss" href="http://www.liturgiecatholique.fr/Don.html"><span style="font-family: Times New Roman">don</span></a><span style="font-family: Times New Roman"> du Père au Fils, élan du Fils vers le Père, dans le dynamisme de l’Esprit. La liturgie du ciel emporte les élus dans «&#160;le Fleuve de </span><a class="affgloss" href="http://www.liturgiecatholique.fr/Vie.html"><span style="font-family: Times New Roman">Vie</span></a><span style="font-family: Times New Roman"> qui jaillit du </span><a class="affgloss" href="http://www.liturgiecatholique.fr/Trone.html"><span style="font-family: Times New Roman">trône</span></a><span style="font-family: Times New Roman"> de Dieu et de l’Agneau&#160;» (Ap 22, 1). La </span><a class="affgloss" href="http://www.liturgiecatholique.fr/Liturgie.html"><span style="font-family: Times New Roman">liturgie</span></a><span style="font-family: Times New Roman"> céleste est la </span><a class="affgloss" href="http://www.liturgiecatholique.fr/Vie.html"><span style="font-family: Times New Roman">vie</span></a><span style="font-family: Times New Roman"> éternelle au sein de la Trinité&#160;: elle a donc valeur de fin dernière. L’Apocalypse, en effet, nous présente la vie dans l’au-delà comme une immense et grandiose liturgie. Ici-bas, la liturgie n’est pas une fin, à proprement parler&#160;: on ne peut pas, maintenant, s’établir à demeure dans l’activité liturgique — contre tout «&#160;liturgisme&#160;» —, trop dense pour notre faiblesse. La liturgie ne remplit pas toute l’activité de l’Église (Ibid., n°&#160;9), mais elle en est la source et le sommet (Ibid, n°&#160;10). Toute l’existence chrétienne a une portée liturgique&#160;: née dans une liturgie, elle ne cesse de venir d’une liturgie pour aller à une liturgie, mais elle est encore trop infirme pour n’être que liturgie. Voir Contemplation, Prière, Vie, Œuvre de Dieu, Office, Service, Médiation, Esprit Saint, Sacrement, Sacramental, Heures, Religion, Signe, Symbole, Paraliturgie, Laïc, Culte.&#160;<br />
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Définition de la liturgie selon le catéchisme de l'Eglise Catholique de 1992<br />
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</span><span style="font-family: Times New Roman"><o:p><b>Numéro 1069</b><span style="mso-spacerun: yes">&#160;</span>Le mot "Liturgie" signifie originellement "oeuvre publique", "service de la part de/et en faveur du peuple". Dans la tradition chrétienne il veut signifier que le Peuple de Dieu prend part à "l'oeuvre de Dieu" (cf. <i>Jn&#160;17,4</i> ). Par </o:p></span><st1:personname w:st="on" productid="la Liturgie"><span style="font-family: Times New Roman">la Liturgie</span></st1:personname><span style="font-family: Times New Roman"> le Christ, notre Rédempteur et Grand-Prêtre, continue dans son Eglise, avec elle et par elle, l'oeuvre de notre rédemption.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: .5pt; mso-layout-grid-align: none"><o:p><span style="font-family: Times New Roman"><font size="3">&#160;</font></span></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: .5pt; mso-layout-grid-align: none"><span style="font-family: Times New Roman"><b><span style="mso-tab-count: 1">Numéro&#160;</span>1070</b><span style="mso-spacerun: yes">&#160;</span>Le mot "Liturgie" dans le Nouveau Testament est employé pour désigner non seulement <b>la célébration du culte divin </b>(cf. <i>Ac&#160;13,2; Lc&#160;1,23</i> ), mais aussi <b>l'annonce de l'Evangile </b>(cf. <i>Rm&#160;15,16; Ph&#160;2,14-17</i><span style="mso-spacerun: yes">&#160; </span>et <i>Ph&#160;2,30</i> ) et <b>la charité en acte </b>(cf. <i>Rm&#160;15,27; 2Co&#160;9,12; Ph&#160;2,25</i> ). Dans toutes ces situations, il s'agit du service de Dieu et des hommes. Dans la célébration liturgique, l'Eglise est servante, à l'image de son Seigneur, l'unique "Liturge" (cf. <i>He&#160;8,2</i><span style="mso-spacerun: yes">&#160; </span>et <i>He&#160;2,6</i> ), participant à son sacerdoce (culte) prophétique (annonce) et royale (service de charité):</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: .5pt; mso-layout-grid-align: none"><o:p><span style="font-family: Times New Roman"><font size="3">&#160;</font></span></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: .5pt; mso-layout-grid-align: none"><span style="font-family: Times New Roman"><span style="mso-spacerun: yes">&#160;</span>C'est donc à juste titre que la liturgie est considérée comme l'exercice de la fonction sacerdotale de Jésus-Christ, exercice dans lequel la sanctification de l'homme est signifiée par des signes sensibles et est réalisée d'une manière propre à chacun d'eux, dans lequel le culte public intégral est exercé par le Corps mystique de Jésus-Christ, c'est-à-dire par le Chef et par ses membres. Par suite, toute célébration liturgique, en tant qu'oeuvre du Christ prêtre et de son Corps qui est l'Eglise, est l'action sacrée par excellence dont nulle autre action de l'Eglise ne peut atteindre l'efficacité au même titre et au même degré ( <i>SC&#160;7</i> ).</span></p>
<p class="spip" style="text-align: justify"><span style="font-family: Times New Roman"><br />
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</span></p>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>Si l&apos;on ne pose sur la Bible qu&apos;un regard scientifique, celle-ci se referme explique le père Cantalamessa en mars 2008</title>
		<author>
		<name>tresor</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Si l&apos;on ne pose sur la Bible qu&apos;un regard scientifique, celle-ci se referme comme certaines coquilles qui, lorsqu&apos;on les touche, se referment pour protéger la perle qu&apos;elles contiennent, la perle de l&apos;Ecriture étant le Christ.
C&apos;est ainsi que le P. Raniero Cantalamessa OFM Cap. a expliqué ce matin l&apos;importance de la lecture spirituelle de la Bible qui peut seule « libérer » le contenu des Ecritures pour chacun de nous.



Le prédicateur de la Maison pontificale a prononcé ce vendredi matin, en la chapelle « Redemptoris Mater » au Vatican, en présence du pape et de ses plus proches collaborateurs de la curie, sa quatrième prédication de carême sur « la lecture spirituelle de la Bible ».
Le P. Cantalamessa a dénoncé une « exégèse exclusivement scientifique » des Ecritures qui fait de la Bible « un objet d&apos;étude que le professeur doit  maîtriser&apos; et face auquel, comme il sied à tout homme de science, il doit rester  neutre&apos; ».
« Mais dans ce cas unique, il n&apos;est pas permis de rester  neutre&apos; et il n&apos;est pas donné de  dominer&apos; la matière ; il faut plutôt se laisser dominer par elle. Si l&apos;on y réfléchit bien, c&apos;est presque un blasphème d&apos;affirmer qu&apos;un expert de l&apos;Ecriture  maîtrise&apos; la parole de Dieu », a-t-il affirmé.
« La conséquence de tout cela, a-t-il poursuivi, est que l&apos;Ecriture se referme,  se replie&apos; sur elle-même ; elle redevient le livre  scellé&apos;, le livre  voilé&apos; car, dit saint Paul, ce voile est  enlevé dans le Christ&apos;,  quand on se convertit au Seigneur&apos;, c&apos;est-à-dire quand on reconnaît le Christ dans les pages de l&apos;Ecriture ».
Le P. Cantalamessa voit là une explication à « la pauvreté et l&apos;aridité spirituelle qui règne dans certains séminaires et lieux de formation ».
« L&apos;Eglise a vécu et vit de la lecture spirituelle de la Bible, a-t-il déclaré. Si l&apos;on coupe ce canal qui nourrit la vie de prière, le zèle, la foi, tout se dessèche... On ne comprend plus la liturgie qui est entièrement construite sur une utilisation spirituelle de l&apos;Ecriture ».



Le P. Cantalamessa reconnaît toute l&apos;importance de l&apos;exégèse car, dit-il « on ne peut pas, dans l&apos;Ecriture, découvrir l&apos;Esprit, sans passer par la lettre, c&apos;est-à-dire l&apos;ornement concret et humain dont la parole de Dieu a été revêtue dans les différents livres et chez les auteurs inspirés. On ne peut découvrir la signification divine contenue dans l&apos;Ecriture qu&apos;en partant de la signification humaine, celle que voulait donner l&apos;auteur humain, Isaïe, Jérémie, Luc, Paul, etc. L&apos;immense effort d&apos;étude et de recherche qui entoure le livre de l&apos;Ecriture trouve ici sa pleine justification ».
« Mais prétendre comprendre l&apos;Ecriture de manière exhaustive, en l&apos;étudiant uniquement avec l&apos;instrument de l&apos;analyse historique et philologique, c&apos;est comme prétendre découvrir le mystère de la présence réelle du Christ dans l&apos;Eucharistie, en se basant sur une analyse chimique de l&apos;hostie consacrée ! L&apos;analyse historique et critique, même si elle est poussée au maximum de sa perfection, ne représente en réalité que le premier degré de la connaissance de la Bible, celui qui concerne la lettre », a-t-il expliqué.
« La lecture spirituelle est une chose bien précise et objective, a-t-il poursuivi. C&apos;est la lecture qui est faite sous la conduite ou à la lumière de l&apos;Esprit Saint qui a inspiré l&apos;Ecriture. Elle se base sur un événement historique, c&apos;est-à-dire sur l&apos;acte rédempteur du Christ qui... offre la vraie clé de lecture de la Bible tout entière »
« Celui qui voudrait, après lui, continuer à lire l&apos;Ecriture en faisant abstraction de cet acte, serait comme un musicien qui continue à lire une partition musicale en clé de  fa&apos;, après que le compositeur ait introduit la clé de  sol&apos; dans le morceau : chaque note produirait alors un son faux. Maintenant, le Nouveau Testament appelle cette nouvelle clé  l&apos;Esprit&apos;, et l&apos;ancienne clé  la lettre&apos;, en disant que la lettre tue, mais l&apos;Esprit vivifie », a-t-il expliqué.



Le P. Cantalamessa évoque la « tristesse » du cardinal de Lubac qui déplorait un manque de foi et d&apos;élan chez ses contemporains, et de ce fait, l&apos;impossibilité de « ressusciter » la lecture spirituelle de la Bible.
« L&apos;Esprit s&apos;est mis à souffler à nouveau, de manière inattendue, de partout, sur les ossements desséchés, a constaté le prédicateur de la Maison pontificale. Et parallèlement à la réapparition des charismes, on assiste à la réapparition de la lecture spirituelle de la Bible et ceci est également l&apos;un des fruits les plus exquis de l&apos;Esprit ».

</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://tresordelafoi.org/news/si-l-on-ne-pose-sur-la-bible-qu-un-regard-scientifique-celle-ci-se-referme-explique-le-pere-cantalamessa-en-mars-2008"/>
		<id>http://tresordelafoi.org/news/si-l-on-ne-pose-sur-la-bible-qu-un-regard-scientifique-celle-ci-se-referme-explique-le-pere-cantalamessa-en-mars-2008</id>
		<issued>2008-04-12T08:37:37Z</issued>
		<modified>2008-04-12T08:37:37Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://tresordelafoi.org"><![CDATA[<p style="text-align: justify">Si l'on ne pose sur la Bible qu'un regard scientifique, celle-ci se referme comme certaines coquilles qui, lorsqu'on les touche, se referment pour protéger la perle qu'elles contiennent, la perle de l'Ecriture étant le Christ.
C'est ainsi que le P. Raniero Cantalamessa OFM Cap. a expliqué ce matin l'importance de la lecture spirituelle de la Bible qui peut seule « libérer » le contenu des Ecritures pour chacun de nous.<br />
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Le prédicateur de la Maison pontificale a prononcé ce vendredi matin, en la chapelle « Redemptoris Mater » au Vatican, en présence du pape et de ses plus proches collaborateurs de la curie, sa quatrième prédication de carême sur « la lecture spirituelle de la Bible ».
Le P. Cantalamessa a dénoncé une « exégèse exclusivement scientifique » des Ecritures qui fait de la Bible « un objet d'étude que le professeur doit ‘maîtriser' et face auquel, comme il sied à tout homme de science, il doit rester ‘neutre' ».
« Mais dans ce cas unique, il n'est pas permis de rester ‘neutre' et il n'est pas donné de ‘dominer' la matière ; il faut plutôt se laisser dominer par elle. Si l'on y réfléchit bien, c'est presque un blasphème d'affirmer qu'un expert de l'Ecriture ‘maîtrise' la parole de Dieu », a-t-il affirmé.
« La conséquence de tout cela, a-t-il poursuivi, est que l'Ecriture se referme, ‘se replie' sur elle-même ; elle redevient le livre ‘scellé', le livre ‘voilé' car, dit saint Paul, ce voile est ‘enlevé dans le Christ', ‘quand on se convertit au Seigneur', c'est-à-dire quand on reconnaît le Christ dans les pages de l'Ecriture ».
Le P. Cantalamessa voit là une explication à « la pauvreté et l'aridité spirituelle qui règne dans certains séminaires et lieux de formation ».
« L'Eglise a vécu et vit de la lecture spirituelle de la Bible, a-t-il déclaré. Si l'on coupe ce canal qui nourrit la vie de prière, le zèle, la foi, tout se dessèche... On ne comprend plus la liturgie qui est entièrement construite sur une utilisation spirituelle de l'Ecriture ».<br />
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Le P. Cantalamessa reconnaît toute l'importance de l'exégèse car, dit-il « on ne peut pas, dans l'Ecriture, découvrir l'Esprit, sans passer par la lettre, c'est-à-dire l'ornement concret et humain dont la parole de Dieu a été revêtue dans les différents livres et chez les auteurs inspirés. On ne peut découvrir la signification divine contenue dans l'Ecriture qu'en partant de la signification humaine, celle que voulait donner l'auteur humain, Isaïe, Jérémie, Luc, Paul, etc. L'immense effort d'étude et de recherche qui entoure le livre de l'Ecriture trouve ici sa pleine justification ».
« Mais prétendre comprendre l'Ecriture de manière exhaustive, en l'étudiant uniquement avec l'instrument de l'analyse historique et philologique, c'est comme prétendre découvrir le mystère de la présence réelle du Christ dans l'Eucharistie, en se basant sur une analyse chimique de l'hostie consacrée ! L'analyse historique et critique, même si elle est poussée au maximum de sa perfection, ne représente en réalité que le premier degré de la connaissance de la Bible, celui qui concerne la lettre », a-t-il expliqué.
« La lecture spirituelle est une chose bien précise et objective, a-t-il poursuivi. C'est la lecture qui est faite sous la conduite ou à la lumière de l'Esprit Saint qui a inspiré l'Ecriture. Elle se base sur un événement historique, c'est-à-dire sur l'acte rédempteur du Christ qui... offre la vraie clé de lecture de la Bible tout entière »
« Celui qui voudrait, après lui, continuer à lire l'Ecriture en faisant abstraction de cet acte, serait comme un musicien qui continue à lire une partition musicale en clé de ‘fa', après que le compositeur ait introduit la clé de ‘sol' dans le morceau : chaque note produirait alors un son faux. Maintenant, le Nouveau Testament appelle cette nouvelle clé ‘l'Esprit', et l'ancienne clé ‘la lettre', en disant que la lettre tue, mais l'Esprit vivifie », a-t-il expliqué.<br />
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Le P. Cantalamessa évoque la « tristesse » du cardinal de Lubac qui déplorait un manque de foi et d'élan chez ses contemporains, et de ce fait, l'impossibilité de « ressusciter » la lecture spirituelle de la Bible.
« L'Esprit s'est mis à souffler à nouveau, de manière inattendue, de partout, sur les ossements desséchés, a constaté le prédicateur de la Maison pontificale. Et parallèlement à la réapparition des charismes, on assiste à la réapparition de la lecture spirituelle de la Bible et ceci est également l'un des fruits les plus exquis de l'Esprit ».</p>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>L&apos;Evangile du lavement des pieds du 21 mars 2008 nous invite à nous laisser purifier par Dieu, à le laisser nous rendre capables de la communion avec lui et avec nos frères, a expliqué le pape Benoît XVI</title>
		<author>
		<name>tresor</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Comme de coutume, le pape a présidé, le Jeudi Saint, en fin d&apos;après-midi, la messe de la dernière Cène, in Cena Domini, dans la basilique de Saint-Jean-de-Latran.



« Jour après jour, nous sommes comme recouverts de salissures diverses, de paroles vides, de préjugés, d&apos;une sagesse réduite et altérée ; une multitude de fausses vérités ou de mensonges s&apos;infiltrent sans cesse dans notre être intérieur », a déclaré le pape.



« Tout cela blesse et contamine notre âme, tout cela menace de nous rendre incapables de voir la vérité et le bien », a-t-il ajouté.



« Si nous accueillons les paroles de Jésus avec un c ur attentif, elles se révèlent de véritables bains, des purifications de l&apos;âme, de l&apos;homme intérieur », a-t-il poursuivi.



« C&apos;est à cela que nous invite l&apos;Evangile du lavement des pieds : à toujours nous laisser laver par cette eau pure », à laisser Dieu « nous rendre capables de la communion conviviale avec Dieu et nos frères », a expliqué le pape.



Benoît XVI a souligné que « nous avons besoin de ce  lavement des pieds&apos;, de ce lavement des péchés quotidiens et pour cela nous avons besoin de la confession des péchés dont parle saint Jean dans cette Lettre... Nous avons besoin de la confession sous la forme du sacrement de la réconciliation. Par ce sacrement le Seigneur lave toujours à nouveau nos pieds sales afin que nous puissions nous asseoir à table avec Lui ».



Benoît XVI a précisé que « dans le lavement des pieds, Jésus met en évidence... le contenu du mystère du Christ ».



Le lavement des pieds indique le « sacramentum Christi dans son ensemble, son service de salut, sa descente jusqu&apos;à la croix, son amour jusqu&apos;à la fin qui nous purifie et nous rend capables de Dieu » mais « le Seigneur élargit le sacramentum en en faisant l&apos;exemplum, un don, un service envers les frères », a expliqué le pape.



« Nous devons nous laver les pieds les uns les autres dans le service quotidien et réciproque de l&apos;amour, a-t-il déclaré. Nous devons nous laver les pieds dans le sens où nous devons aussi nous pardonner les uns les autres ».



« C&apos;est à cela que nous exhorte le Jeudi Saint : ne pas laisser la ranc ur envers l&apos;autre empoisonner notre âme. Il nous exhorte à purifier continuellement notre mémoire, en nous pardonnant réciproquement du fond du c ur, en nous lavant les pieds les uns les autres, afin de pouvoir nous rendre ensemble au banquet du Seigneur », a-t-il ajouté.



« Le Jeudi Saint est un jour de gratitude et de joie pour le grand don de l&apos;amour jusqu&apos;à la fin que nous a fait le Seigneur. En cette heure prions le Seigneur afin que cette joie et cette gratitude deviennent en nous la force d&apos;aimer ensemble avec son amour », a conclu le pape.



A la demande de Benoît XVI, la collecte du Jeudi Saint était destinée à venir en aide à un orphelinat de Cuba, « la edad de oro », situé à la Havanne.



Une vidéo de la messe de la dernière Cène est disponible sur le site : h2onews.org

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		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://tresordelafoi.org/news/l-evangile-du-lavement-des-pieds-du-21-mars-2008-nous-invite-a-nous-laisser-purifier-par-dieu-a-le-laisser-nous-rendre-capables-de-la-communion-avec-lui-et-avec-nos-freres-a-explique-le-pape-benoit-xvi"/>
		<id>http://tresordelafoi.org/news/l-evangile-du-lavement-des-pieds-du-21-mars-2008-nous-invite-a-nous-laisser-purifier-par-dieu-a-le-laisser-nous-rendre-capables-de-la-communion-avec-lui-et-avec-nos-freres-a-explique-le-pape-benoit-xvi</id>
		<issued>2008-04-12T08:34:43Z</issued>
		<modified>2008-04-12T08:34:43Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://tresordelafoi.org"><![CDATA[<div style="text-align: justify">Comme de coutume, le pape a présidé, le Jeudi Saint, en fin d'après-midi, la messe de la dernière Cène, in Cena Domini, dans la basilique de Saint-Jean-de-Latran.<br />
<br />
« Jour après jour, nous sommes comme recouverts de salissures diverses, de paroles vides, de préjugés, d'une sagesse réduite et altérée ; une multitude de fausses vérités ou de mensonges s'infiltrent sans cesse dans notre être intérieur », a déclaré le pape.<br />
<br />
« Tout cela blesse et contamine notre âme, tout cela menace de nous rendre incapables de voir la vérité et le bien », a-t-il ajouté.<br />
<br />
« Si nous accueillons les paroles de Jésus avec un cœur attentif, elles se révèlent de véritables bains, des purifications de l'âme, de l'homme intérieur », a-t-il poursuivi.<br />
<br />
« C'est à cela que nous invite l'Evangile du lavement des pieds : à toujours nous laisser laver par cette eau pure », à laisser Dieu « nous rendre capables de la communion conviviale avec Dieu et nos frères », a expliqué le pape.<br />
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Benoît XVI a souligné que « nous avons besoin de ce ‘lavement des pieds', de ce lavement des péchés quotidiens et pour cela nous avons besoin de la confession des péchés dont parle saint Jean dans cette Lettre... Nous avons besoin de la confession sous la forme du sacrement de la réconciliation. Par ce sacrement le Seigneur lave toujours à nouveau nos pieds sales afin que nous puissions nous asseoir à table avec Lui ».<br />
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Benoît XVI a précisé que « dans le lavement des pieds, Jésus met en évidence... le contenu du mystère du Christ ».<br />
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Le lavement des pieds indique le « sacramentum Christi dans son ensemble, son service de salut, sa descente jusqu'à la croix, son amour jusqu'à la fin qui nous purifie et nous rend capables de Dieu » mais « le Seigneur élargit le sacramentum en en faisant l'exemplum, un don, un service envers les frères », a expliqué le pape.<br />
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« Nous devons nous laver les pieds les uns les autres dans le service quotidien et réciproque de l'amour, a-t-il déclaré. Nous devons nous laver les pieds dans le sens où nous devons aussi nous pardonner les uns les autres ».<br />
<br />
« C'est à cela que nous exhorte le Jeudi Saint : ne pas laisser la rancœur envers l'autre empoisonner notre âme. Il nous exhorte à purifier continuellement notre mémoire, en nous pardonnant réciproquement du fond du cœur, en nous lavant les pieds les uns les autres, afin de pouvoir nous rendre ensemble au banquet du Seigneur », a-t-il ajouté.<br />
<br />
« Le Jeudi Saint est un jour de gratitude et de joie pour le grand don de l'amour jusqu'à la fin que nous a fait le Seigneur. En cette heure prions le Seigneur afin que cette joie et cette gratitude deviennent en nous la force d'aimer ensemble avec son amour », a conclu le pape.<br />
<br />
A la demande de Benoît XVI, la collecte du Jeudi Saint était destinée à venir en aide à un orphelinat de Cuba, « la edad de oro », situé à la Havanne.<br />
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Une vidéo de la messe de la dernière Cène est disponible sur le site : h2onews.org</div>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>L&apos;avortement et le divorce provoquent une souffrance qui empêche des millions de personnes de vivre pleinement leur foi</title>
		<author>
		<name>tresor</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">C&apos;est la conclusion du congrès sur la pastorale pour les enfants de parents divorcés et pour les parents ayant vécu un avortement, qui s&apos;est déroulé à Rome les 4 et 5 avril 2008.



Ce congrès international, organisé par l&apos;Institut pontifical Jean-Paul II d&apos;études sur le mariage et la famille et par les Chevaliers de Colomb, avait pour thème : « Du baume sur les blessures - une réponse aux blessures de l&apos;avortement et du divorce ».
Parmi les intervenants, Victoria Thorn, fondatrice du « Projet Rachel », a expliqué que « la rupture provoquée par l&apos;avortement empêche des millions de personnes d&apos;entrer pleinement dans leur voyage de foi, de faire pleinement l&apos;expérience de la vie divine qui est en elles ».
Elle a évoqué les deux dimensions, spirituelle et humaine, de la blessure de l&apos;avortement qui, estime-t-elle, « doit être affrontée sur ces deux fronts si l&apos;on veut espérer une guérison ». 



La femme, après avoir avorté, « pense généralement avoir commis un péché impardonnable. C&apos;est le n ud central de sa blessure spirituelle. Elle est mère et sait qu&apos;elle s&apos;est rendue responsable de la mort de son propre enfant ; un enfant auquel elle n&apos;a jamais donné le jour, qu&apos;elle n&apos;a jamais vu ni serré dans ses bras. Ceci est l&apos;essence même de la blessure, d&apos;un point de vue humain ».
Mère Mary Agnes Donovan des Sisters of Life (Les religieuses de la Vie) de New York a déclaré, quant à elle : « Le problème de tout avortement est qu&apos;il provoque une destruction profonde et inévitable chez l&apos;individu qui est unique, qui n&apos;entre dans aucun moule, qui ne rentre dans aucune catégorie organisée ».
« Si cette personne, ajoute-t-elle, a reçu des rudiments de foi, de conviction religieuse ou morale, elle est alors écrasée par son sentiment de culpabilité ; un sentiment que différentes forces en action pourront arriver à enfouir au fond de son inconscient, mais qui finira par ronger son âme ».



Victoria Thorn souligne que « l&apos;avortement a pris une telle ampleur qu&apos;il est devenu prioritaire pour l&apos;Eglise, non seulement de continuer à proclamer la nécessité de protéger la vie humaine non née, mais de contribuer à la guérison de millions de personnes qui sont tombées, volontairement ou contraintes, consciemment ou inconsciemment, dans ce mal, en étendant jusqu&apos;à elles le pardon de Dieu et sa guérison ».
« Les femmes guéries par la grâce et l&apos;amour de Dieu n&apos;avortent plus. Et les hommes, comme les femmes, s&apos;ils surmontent cette épreuve, font tout ce qu&apos;ils peuvent pour mettre fin à ce fléau. Ces personnes, conclut-elle, deviennent la pierre angulaire d&apos;une culture de la vie ».
La division du divorce
Sur le thème de la foi chez les enfants de parents divorcés est intervenue Elizabeth Marquardt, vice-présidente du Center for Marriage and Families à l&apos;Institute of American Values de New York. 



Elizabeth Marquardt cite une étude selon laquelle « les adultes, enfants de parents divorcés, ne considèrent pas qu&apos;il puisse exister un  bon&apos; divorce. Quand bien même s&apos;agirait-il de divorcés  par consentement&apos; ou de  bons&apos; divorcés, ces derniers imposent à leurs enfants de grandir en se partageant entre deux mondes et de chercher par eux-mêmes à donner un sens à cette diversité de convictions, de valeurs et de styles de vie qui caractérisent leurs parents ».
« Quand les parents divorcent », ajoute-t-elle, « la grande difficulté de devoir résoudre le conflit entre les deux parties demeure. Avec le divorce, la tâche de trouver un sens à cette division entre deux mondes est plutôt laissée aux enfants ».
« Ainsi le divorce, poursuit-elle, instille chez ces enfants un sentiment de dualisme permanent qui influe gravement sur eux, les faisant grandir trop vite ».
Les enfants de divorcés, ajoute Elizabeth Marquardt, « se sentent partagés, écartelés entre les deux mondes de leurs parents. Ils se sentent beaucoup plus seuls. Ils deviennent souvent méfiants et introvertis. Ils ne savent pas où est leur place et ont le sentiment de devoir résoudre les grandes questions de la vie par eux-mêmes ».
« Ils doivent gérer les lourdes conséquences qui pèsent sur leur vie spirituelle. Et tout cela, ils le font isolés dans leur silence, car jamais personne ne parle avec eux de cette tâche qui leur a été confiée ».



Elizabeth Marquardt estime que les Eglises peuvent être d&apos;une grande aide pour les enfants et pour les familles frappées d&apos;un divorce. Il ne faut pas éviter la question sous prétexte qu&apos;elle dérange, mais en discuter ouvertement. « Il est parfaitement possible d&apos;exprimer toute notre compassion aux enfants de divorcés et de souligner l&apos;importance du mariage, tout en apportant notre soutien aux parents qui vivent seuls ou sont divorcés », a-t-elle expliqué.

</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://tresordelafoi.org/news/l-avortement-et-le-divorce-provoquent-une-souffrance-qui-empeche-des-millions-de-personnes-de-vivre-pleinement-leur-foi"/>
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		<modified>2008-04-12T08:31:29Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://tresordelafoi.org"><![CDATA[<p style="text-align: justify">C'est la conclusion du congrès sur la pastorale pour les enfants de parents divorcés et pour les parents ayant vécu un avortement, qui s'est déroulé à Rome les 4 et 5 avril 2008.<br />
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Ce congrès international, organisé par l'Institut pontifical Jean-Paul II d'études sur le mariage et la famille et par les Chevaliers de Colomb, avait pour thème : « Du baume sur les blessures - une réponse aux blessures de l'avortement et du divorce ».
Parmi les intervenants, Victoria Thorn, fondatrice du « Projet Rachel », a expliqué que « la rupture provoquée par l'avortement empêche des millions de personnes d'entrer pleinement dans leur voyage de foi, de faire pleinement l'expérience de la vie divine qui est en elles ».
Elle a évoqué les deux dimensions, spirituelle et humaine, de la blessure de l'avortement qui, estime-t-elle, « doit être affrontée sur ces deux fronts si l'on veut espérer une guérison ».&#160;<br />
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La femme, après avoir avorté, « pense généralement avoir commis un péché impardonnable. C'est le nœud central de sa blessure spirituelle. Elle est mère et sait qu'elle s'est rendue responsable de la mort de son propre enfant ; un enfant auquel elle n'a jamais donné le jour, qu'elle n'a jamais vu ni serré dans ses bras. Ceci est l'essence même de la blessure, d'un point de vue humain ».
Mère Mary Agnes Donovan des Sisters of Life (Les religieuses de la Vie) de New York a déclaré, quant à elle : « Le problème de tout avortement est qu'il provoque une destruction profonde et inévitable chez l'individu qui est unique, qui n'entre dans aucun moule, qui ne rentre dans aucune catégorie organisée ».
« Si cette personne, ajoute-t-elle, a reçu des rudiments de foi, de conviction religieuse ou morale, elle est alors écrasée par son sentiment de culpabilité ; un sentiment que différentes forces en action pourront arriver à enfouir au fond de son inconscient, mais qui finira par ronger son âme ».<br />
<br />
Victoria Thorn souligne que « l'avortement a pris une telle ampleur qu'il est devenu prioritaire pour l'Eglise, non seulement de continuer à proclamer la nécessité de protéger la vie humaine non née, mais de contribuer à la guérison de millions de personnes qui sont tombées, volontairement ou contraintes, consciemment ou inconsciemment, dans ce mal, en étendant jusqu'à elles le pardon de Dieu et sa guérison ».
« Les femmes guéries par la grâce et l'amour de Dieu n'avortent plus. Et les hommes, comme les femmes, s'ils surmontent cette épreuve, font tout ce qu'ils peuvent pour mettre fin à ce fléau. Ces personnes, conclut-elle, deviennent la pierre angulaire d'une culture de la vie ».
La division du divorce
Sur le thème de la foi chez les enfants de parents divorcés est intervenue Elizabeth Marquardt, vice-présidente du Center for Marriage and Families à l'Institute of American Values de New York.&#160;<br />
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Elizabeth Marquardt cite une étude selon laquelle « les adultes, enfants de parents divorcés, ne considèrent pas qu'il puisse exister un ‘bon' divorce. Quand bien même s'agirait-il de divorcés ‘par consentement' ou de ‘bons' divorcés, ces derniers imposent à leurs enfants de grandir en se partageant entre deux mondes et de chercher par eux-mêmes à donner un sens à cette diversité de convictions, de valeurs et de styles de vie qui caractérisent leurs parents ».
« Quand les parents divorcent », ajoute-t-elle, « la grande difficulté de devoir résoudre le conflit entre les deux parties demeure. Avec le divorce, la tâche de trouver un sens à cette division entre deux mondes est plutôt laissée aux enfants ».
« Ainsi le divorce, poursuit-elle, instille chez ces enfants un sentiment de dualisme permanent qui influe gravement sur eux, les faisant grandir trop vite ».
Les enfants de divorcés, ajoute Elizabeth Marquardt, « se sentent partagés, écartelés entre les deux mondes de leurs parents. Ils se sentent beaucoup plus seuls. Ils deviennent souvent méfiants et introvertis. Ils ne savent pas où est leur place et ont le sentiment de devoir résoudre les grandes questions de la vie par eux-mêmes ».
« Ils doivent gérer les lourdes conséquences qui pèsent sur leur vie spirituelle. Et tout cela, ils le font isolés dans leur silence, car jamais personne ne parle avec eux de cette tâche qui leur a été confiée ».<br />
<br />
Elizabeth Marquardt estime que les Eglises peuvent être d'une grande aide pour les enfants et pour les familles frappées d'un divorce. Il ne faut pas éviter la question sous prétexte qu'elle dérange, mais en discuter ouvertement. « Il est parfaitement possible d'exprimer toute notre compassion aux enfants de divorcés et de souligner l'importance du mariage, tout en apportant notre soutien aux parents qui vivent seuls ou sont divorcés », a-t-elle expliqué.</p>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>Le pape Benoît XVI a consacré sa catéchèse du mercredi 19 mars 2008 à expliquer le sens du triduum pascal</title>
		<author>
		<name>tresor</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">« Nous allons revivre les jours appelés  saints&apos;, événement central de notre Rédemption. Ces trois jours sont le c ur de l&apos;année liturgique et de la vie de l&apos;Église », rappelait le pape.



L&apos;amour fraternel



Le pape Benoît XVI a expliqué le sens de chaque célébration en disant à propos du Jeudi Saint : « Le Jeudi Saint, l&apos;Église fait mémoire de la dernière Cène, au cours de laquelle le Seigneur institua l&apos;Eucharistie et nous donna le commandement nouveau de l&apos;amour fraternel. Cette célébration est précédée dans tous les diocèses par la Messe chrismale, où l&apos;évêque et les prêtres renouvellent les promesses de leur ordination ».



Une participation véritable



Pour ce qui est de la célébration de la Passion, le pape a fait l&apos;éloge des exercices de piété populaire en disant : « Le Vendredi Saint, nous ferons mémoire de la passion, de la crucifixion et de la mort de Jésus. L&apos;Église se recueille pour méditer sur le grand mystère du mal et du péché opprimant l&apos;humanité, parcourant de nouveau, à la lumière des Écritures et des gestes liturgiques, les souffrances du Seigneur. Toutes les traditions de piété ont pour objectif d&apos;imprimer dans l&apos;âme des fidèles le sentiment d&apos;une participation véritable au sacrifice rédempteur du Christ ». 



Se purifier pour se préparer à Pâques



Le pape Benoît XVI a souligné la dimension mariale et silencieuse du Samedi Saint en insistant sur le sacrement de la réconciliation: « Le Samedi Saint est marqué par un profond silence; dans l&apos;attente de la Résurrection, avec Marie, les chrétiens persévèrent dans la prière et la méditation. Une grande importance est donnée au Sacrement de Réconciliation, chemin indispensable pour se purifier et se préparer à Pâques ». 



Pour ce qui est de la nuit de Pâques, le pape a expliqué les symboles de la célébration liturgique en insistant sur la « libération de l&apos;esclavage » : « La Veillée pascale nous introduit dans le dimanche le plus important de l&apos;année: la Pâque du Christ. Dans les ténèbres, l&apos;Église accueille la lumière et médite la promesse, contenue dans l&apos;Écriture, de la libération définitive de l&apos;esclavage du péché et de la mort »




 

</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://tresordelafoi.org/news/le-pape-benoit-xvi-a-consacre-sa-catechese-du-mercredi-19-mars-2008-a-expliquer-le-sens-du-triduum-pascal"/>
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		<issued>2008-04-12T08:27:33Z</issued>
		<modified>2008-04-12T08:27:33Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://tresordelafoi.org"><![CDATA[<p>« Nous allons revivre les jours appelés ‘saints', événement central de notre Rédemption. Ces trois jours sont le cœur de l'année liturgique et de la vie de l'Église », rappelait le pape.<br />
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L'amour fraternel<br />
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Le pape Benoît XVI a expliqué le sens de chaque célébration en disant à propos du Jeudi Saint : « Le Jeudi Saint, l'Église fait mémoire de la dernière Cène, au cours de laquelle le Seigneur institua l'Eucharistie et nous donna le commandement nouveau de l'amour fraternel. Cette célébration est précédée dans tous les diocèses par la Messe chrismale, où l'évêque et les prêtres renouvellent les promesses de leur ordination ».<br />
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Une participation véritable<br />
<br />
Pour ce qui est de la célébration de la Passion, le pape a fait l'éloge des exercices de piété populaire en disant : « Le Vendredi Saint, nous ferons mémoire de la passion, de la crucifixion et de la mort de Jésus. L'Église se recueille pour méditer sur le grand mystère du mal et du péché opprimant l'humanité, parcourant de nouveau, à la lumière des Écritures et des gestes liturgiques, les souffrances du Seigneur. Toutes les traditions de piété ont pour objectif d'imprimer dans l'âme des fidèles le sentiment d'une participation véritable au sacrifice rédempteur du Christ ».&#160;<br />
<br />
Se purifier pour se préparer à Pâques<br />
<br />
Le pape Benoît XVI a souligné la dimension mariale et silencieuse du Samedi Saint en insistant sur le sacrement de la réconciliation: « Le Samedi Saint est marqué par un profond silence; dans l'attente de la Résurrection, avec Marie, les chrétiens persévèrent dans la prière et la méditation. Une grande importance est donnée au Sacrement de Réconciliation, chemin indispensable pour se purifier et se préparer à Pâques ».&#160;<br />
<br />
Pour ce qui est de la nuit de Pâques, le pape a expliqué les symboles de la célébration liturgique en insistant sur la « libération de l'esclavage » : « La Veillée pascale nous introduit dans le dimanche le plus important de l'année: la Pâque du Christ. Dans les ténèbres, l'Église accueille la lumière et médite la promesse, contenue dans l'Écriture, de la libération définitive de l'esclavage du péché et de la mort »</p>
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		<title>Devinette a faire le premier avril</title>
		<author>
		<name>tresor</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Quels sont les animaux qui n&apos;étaient pas dans l&apos;Arche de Noé et qui pourtant ont été sauvés par le Créateur ?




Réponse : les poissons (car le premier avril ont fait &quot;des poissons d&apos;avril&quot; c&apos;est à dire des blagues) et tous les autres animaux aquatiques.

</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://tresordelafoi.org/news/devinette-a-faire-le-premier-avril"/>
		<id>http://tresordelafoi.org/news/devinette-a-faire-le-premier-avril</id>
		<issued>2008-04-12T08:21:28Z</issued>
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		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://tresordelafoi.org"><![CDATA[<p style="text-align: justify">Quels sont les animaux qui n'étaient pas dans l'Arche de Noé et qui pourtant ont été sauvés par le Créateur ?
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Réponse : les poissons (car le premier avril ont fait "des poissons d'avril" c'est à dire des blagues) et tous les autres animaux aquatiques.</p>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>Prière devant le Christ</title>
		<author>
		<name>tresor</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Accordez-moi, Dieu miséricordieux, de désirer ardemment ce qui vous plaît, de le rechercher prudemment, de le reconnaître véritablement et de l&apos;accomplir parfaitement, à la louange et à la gloire de votre nom.



Mettez de l&apos;ordre en ma vie, accordez-moi de savoir ce que vous voulez que je fasse, donnez-moi de l&apos;accomplir comme il faut et comme il est utile au salut de mon âme.
Que j&apos;aille vers vous, Seigneur, par un chemin sûr, droit, agréable et menant au terme, qui ne s&apos;égare pas entre les prospérités et les adversités, tellement que je vous rende grâces dans les prospérités, et que je garde la patience dans les adversités, ne me laissant ni exalter par les premières, ni déprimer par les secondes.
Que rien ne me réjouisse ni me m&apos;attriste, hors ce qui me mène à vous ou m&apos;en écarte. 



Que je ne désire plaire ou ne craigne de déplaire à personne, si ce n&apos;est à vous. Que tout ce qui passe devienne vil à mes yeux à cause de vous, Seigneur, et que tout ce qui vous touche me soit cher, mais vous, mon Dieu, plus que tout le reste.
Que toute joie me dégoûte qui est sans vous, et que je ne désire rien en dehors de vous. Que tout travail, Seigneur, me soit plaisant qui est pour vous, et tout repos ennuyeux qui est sans vous. Donnez-moi souvent de diriger mon c ur vers vous, et, dans mes défaillances, de les peser avec douleur, avec un ferme propos de m&apos;amender.



Rendez-moi, Seigneur Dieu, obéissant sans contradiction, pauvre sans défection, chaste sans corruption, patient sans protestation, humble sans fiction, joyeux sans dissipation, sérieux sans abattement, retenu sans rigidité, actif sans légèreté, animé de votre crainte sans désespoir, véridique sans duplicité, faisant le bien sans présomption, reprenant le prochain sans hauteur, l&apos;édifiant de parole et d&apos;exemple sans simulation.



Donnez-moi, Seigneur Dieu, un c ur vigilant que nulle curieuse pensée ne détourne de vous, un c ur noble que nulle indigne affection n&apos;abaisse, un c ur droit que nulle intention perverse ne dévie, un c ur ferme que nulle épreuve ne brise, un c ur libre que nulle violent affection ne subjugue.
Accordez-moi, Seigneur Dieu, une intelligence qui vous con­naisse, un empressement qui vous cherche, une sagesse qui vous trouve, une vie qui vous plaise, une persévérance qui vous at­ten­de avec confiance, et une confiance qui vous embrasse à la fin.



Accordez-moi d&apos;être affligé de vos peines par la pénitence, d&apos;user en chemin de vos bienfaits par la grâce, de jouir de vos joies surtout dans la patrie par la gloire. Vous qui, étant Dieu, vivez et régnez dans tous les siècles des siècles. Amen.



Saint Thomas d&apos;Aquin

</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://tresordelafoi.org/news/priere-devant-le-christ"/>
		<id>http://tresordelafoi.org/news/priere-devant-le-christ</id>
		<issued>2008-04-12T08:17:19Z</issued>
		<modified>2008-04-12T08:17:19Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://tresordelafoi.org"><![CDATA[<p style="text-align: justify">Accordez-moi, Dieu miséricordieux, de désirer ardemment ce qui vous plaît, de le rechercher prudemment, de le reconnaître véritablement et de l'accomplir parfaitement, à la louange et à la gloire de votre nom.<br />
<br />
Mettez de l'ordre en ma vie, accordez-moi de savoir ce que vous voulez que je fasse, donnez-moi de l'accomplir comme il faut et comme il est utile au salut de mon âme.
Que j'aille vers vous, Seigneur, par un chemin sûr, droit, agréable et menant au terme, qui ne s'égare pas entre les prospérités et les adversités, tellement que je vous rende grâces dans les prospérités, et que je garde la patience dans les adversités, ne me laissant ni exalter par les premières, ni déprimer par les secondes.
Que rien ne me réjouisse ni me m'attriste, hors ce qui me mène à vous ou m'en écarte.&#160;<br />
<br />
Que je ne désire plaire ou ne craigne de déplaire à personne, si ce n'est à vous. Que tout ce qui passe devienne vil à mes yeux à cause de vous, Seigneur, et que tout ce qui vous touche me soit cher, mais vous, mon Dieu, plus que tout le reste.
Que toute joie me dégoûte qui est sans vous, et que je ne désire rien en dehors de vous. Que tout travail, Seigneur, me soit plaisant qui est pour vous, et tout repos ennuyeux qui est sans vous. Donnez-moi souvent de diriger mon cœur vers vous, et, dans mes défaillances, de les peser avec douleur, avec un ferme propos de m'amender.<br />
<br />
Rendez-moi, Seigneur Dieu, obéissant sans contradiction, pauvre sans défection, chaste sans corruption, patient sans protestation, humble sans fiction, joyeux sans dissipation, sérieux sans abattement, retenu sans rigidité, actif sans légèreté, animé de votre crainte sans désespoir, véridique sans duplicité, faisant le bien sans présomption, reprenant le prochain sans hauteur, l'édifiant de parole et d'exemple sans simulation.<br />
<br />
Donnez-moi, Seigneur Dieu, un cœur vigilant que nulle curieuse pensée ne détourne de vous, un cœur noble que nulle indigne affection n'abaisse, un cœur droit que nulle intention perverse ne dévie, un cœur ferme que nulle épreuve ne brise, un cœur libre que nulle violent affection ne subjugue.
Accordez-moi, Seigneur Dieu, une intelligence qui vous con­naisse, un empressement qui vous cherche, une sagesse qui vous trouve, une vie qui vous plaise, une persévérance qui vous at­ten­de avec confiance, et une confiance qui vous embrasse à la fin.<br />
<br />
Accordez-moi d'être affligé de vos peines par la pénitence, d'user en chemin de vos bienfaits par la grâce, de jouir de vos joies surtout dans la patrie par la gloire. Vous qui, étant Dieu, vivez et régnez dans tous les siècles des siècles. Amen.<br />
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Saint Thomas d’Aquin</p>]]></content>
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	<entry>
		<title>A l&apos;occasion du troisième anniversaire de la mort de Jean-Paul II (le 2 avril 2008) dont le pontificat a été fortement marqué par la miséricorde divine, nous reprenons ci-dessous une méditation proposée par le P. Raniero Cantalamessa, prédicateur de la Maison pontificale, et publiée par L&apos;Osservatore Romano.</title>
		<author>
		<name>tresor</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">La valeur politique de la miséricorde par le père
Raniero CANTALAMESSA.



Nous avons l&apos;habitude de considérer la miséricorde comme un sentiment tout à fait individuel et «privé» qui n&apos;entre en jeu que dans la relation de l&apos;homme avec Dieu ou avec ses semblables. Bien comprise dans ses implications, elle est, au contraire, le concept le plus révolutionnaire et le plus «politique» que l&apos;on peut imaginer. Il s&apos;agit d&apos;appliquer à la vie sociale, au-delà de la vie individuelle, l&apos;idée que chacune des grandes religions a de son Dieu, en ne faisant pas du Dieu dans lequel on croit une arme à brandir contre les autres, mais un modèle à imiter.



La miséricorde est en effet le trait qui, plus qu&apos;aucun autre, rapproche le Dieu des juifs et des chrétiens, le Dieu de l&apos;islam et le Dieu (ou plutôt la religion) bouddhiste, et qui se prête donc le plus à un dialogue et à une collaboration entre les grandes religions pour la paix dans le monde. Etre ou non miséricordieux est, avant tout, une question de fidélité ou d&apos;infidélité à sa propre croyance religieuse. 



Le Dieu biblique se présente à Moïse avec les mots «Yahvé, Yahvé, Dieu de miséricorde et de pitié, lent à la colère, riche en grâce et en fidélité» (Ex 34, 6) et toute la Bible est la confirmation de cette phrase, jusqu&apos;à Jésus qui est la suprême révélation de la miséricorde du Père. Dives in misericordia, «riche en miséricorde» est le titre choisi par Jean-Paul II pour son encyclique sur le Dieu de la Bible.



Mais Mahomet lui aussi ne prêchait pas seulement un Dieu tout-puissant prompt à la colère et au jugement. Il adopta pour Dieu un qualificatif qui était déjà commun en Arabie: ar-Rahmân «le Miséricordieux», et ce mot resta dans la formule qui introduit chaque sourate du Coran: «Au nom de Dieu le Miséricordieux, empli de compassion».
Dans le bouddhisme, qui ne connaît pas l&apos;idée d&apos;un Dieu personnel et créateur, le fondement est anthropologique et cosmique: l&apos;homme doit être miséricordieux pour la solidarité et la responsabilité qui le lient à tous les vivants. Les écrits de l&apos;actuel Daïla Lama Gyatso Tenzin expriment à chaque page un grand sens de la solidarité et une sorte de tendresse envers tous les êtres vivants et ils suggèrent également quelle place accorder à cette vision dans la politique, dans l&apos;économie et dans toutes les autres réalités de la vie; ils proposent «une éthique de paix et d&apos;attention» pour le troisième millénaire. Même dans l&apos;actuelle crise de son Tibet, il donne la preuve de la recherche du dialogue et de la solution pacifique du conflit avec les autorités chinoises.
Miséricorde est un mot latin composé de deux autres mots: misereor «je compatis», et corde «dans le c ur». L&apos;idée sous-jacente est celle d&apos;une personne qui, face à l&apos;erreur et même à l&apos;offense de l&apos;autre, ne réagit pas immédiatement avec un jugement de condamnation et la volonté d&apos;anéantir l&apos;ennemi, mais s&apos;efforce de se mettre à sa place, d&apos;analyser ses raisons. 



On dit du Dieu biblique qu&apos;il est miséricordieux « parce qu&apos;il sait de quelle pâte nous sommes faits ».
Essayons d&apos;imaginer se qui se passerait si l&apos;on tentait de transposer dans la pratique politique la grande «valeur» de la miséricorde. Limitons-nous à l&apos;un des conflits les plus douloureux actuellement en cours dans le monde: qu&apos;arriverait-il si Israéliens et Palestiniens, au lieu de penser uniquement aux torts qu&apos;ils ont subis, commençaient à penser également aux souffrances de l&apos;autre partie, à l&apos;exaspération à laquelle ils sont souvent réduits ? La recette opposée à celle de la miséricorde, c&apos;est-à-dire « il pour  il, dent pour dent», même dans le domaine politique et militaire a montré qu&apos;elle ne résout rien et ne fait au contraire que provoquer encore davantage de violence. La miséricorde, n&apos;est pas un succédané de la vérité et de la justice, mais une condition pour faire en sorte d&apos;être en mesure de les trouver. Elle n&apos;est pas un indice de faiblesse, mais de force.



Ce que l&apos;on dit des relations internationales, vaut également pour les relations entre les partenaires sociaux, les coalitions et les partis au sein d&apos;une nation et en particulier, en ce moment, de la nation italienne. Le contraire de la miséricorde est la tendance, malheureusement très répandue, de diaboliser et de ridiculiser l&apos;adversaire, de repousser ses raisons avant même de les avoir analysées. C&apos;est une attitude profondément antipolitique, en plus d&apos;être antireligieuse, si la politique consiste à faire l&apos;intérêt de la pòlis, de l&apos;Etat, et non seulement celui de son propre parti. Dante définit tristement l&apos;Italie comme: «la plate-bande qui nous rend si féroces»; la miséricorde peut la transformer en une plate-bande qui nous rend si ... heureux. Jésus a proclamé: «Bienheureux (c&apos;est-à-dire heureux) les miséricordieux!».
La miséricorde est pour tout type de communauté ce que l&apos;huile est pour le moteur. Si quelqu&apos;un part en voyage, il peut le faire sans même une goutte d&apos;huile dans son moteur, après quelques minutes, il verra tout s&apos;enflammer. Il en est ainsi pour une communauté humaine qui veut se passer de la miséricorde. Comme l&apos;huile, le pardon lui aussi élimine les frictions, «lubrifie» le mécanisme des relations humaines à tous les niveaux, de la communauté la plus élémentaire qu&apos;est la famille à la plus vaste qu&apos;est la Communauté internationale.

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		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://tresordelafoi.org/news/a-l-occasion-du-troisieme-anniversaire-de-la-mort-de-jean-paul-ii-le-2-avril-2008-dont-le-pontificat-a-ete-fortement-marque-par-la-misericorde-divine-nous-reprenons-ci-dessous-une-meditation-proposee-par-le-p-raniero-cantalamessa-predicateur-de-la-maison-pontificale-et-publiee-par-l-osservatore-romano"/>
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		<issued>2008-04-12T08:14:40Z</issued>
		<modified>2008-04-12T08:14:40Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://tresordelafoi.org"><![CDATA[<p style="text-align: justify">La valeur politique de la miséricorde par le père
Raniero CANTALAMESSA.<br />
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Nous avons l'habitude de considérer la miséricorde comme un sentiment tout à fait individuel et «privé» qui n'entre en jeu que dans la relation de l'homme avec Dieu ou avec ses semblables. Bien comprise dans ses implications, elle est, au contraire, le concept le plus révolutionnaire et le plus «politique» que l'on peut imaginer. Il s'agit d'appliquer à la vie sociale, au-delà de la vie individuelle, l'idée que chacune des grandes religions a de son Dieu, en ne faisant pas du Dieu dans lequel on croit une arme à brandir contre les autres, mais un modèle à imiter.<br />
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La miséricorde est en effet le trait qui, plus qu'aucun autre, rapproche le Dieu des juifs et des chrétiens, le Dieu de l'islam et le Dieu (ou plutôt la religion) bouddhiste, et qui se prête donc le plus à un dialogue et à une collaboration entre les grandes religions pour la paix dans le monde. Etre ou non miséricordieux est, avant tout, une question de fidélité ou d'infidélité à sa propre croyance religieuse.&#160;<br />
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Le Dieu biblique se présente à Moïse avec les mots «Yahvé, Yahvé, Dieu de miséricorde et de pitié, lent à la colère, riche en grâce et en fidélité» (Ex 34, 6) et toute la Bible est la confirmation de cette phrase, jusqu'à Jésus qui est la suprême révélation de la miséricorde du Père. Dives in misericordia, «riche en miséricorde» est le titre choisi par Jean-Paul II pour son encyclique sur le Dieu de la Bible.<br />
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Mais Mahomet lui aussi ne prêchait pas seulement un Dieu tout-puissant prompt à la colère et au jugement. Il adopta pour Dieu un qualificatif qui était déjà commun en Arabie: ar-Rahmân «le Miséricordieux», et ce mot resta dans la formule qui introduit chaque sourate du Coran: «Au nom de Dieu le Miséricordieux, empli de compassion».
Dans le bouddhisme, qui ne connaît pas l'idée d'un Dieu personnel et créateur, le fondement est anthropologique et cosmique: l'homme doit être miséricordieux pour la solidarité et la responsabilité qui le lient à tous les vivants. Les écrits de l'actuel Daïla Lama Gyatso Tenzin expriment à chaque page un grand sens de la solidarité et une sorte de tendresse envers tous les êtres vivants et ils suggèrent également quelle place accorder à cette vision dans la politique, dans l'économie et dans toutes les autres réalités de la vie; ils proposent «une éthique de paix et d'attention» pour le troisième millénaire. Même dans l'actuelle crise de son Tibet, il donne la preuve de la recherche du dialogue et de la solution pacifique du conflit avec les autorités chinoises.
Miséricorde est un mot latin composé de deux autres mots: misereor «je compatis», et corde «dans le cœur». L'idée sous-jacente est celle d'une personne qui, face à l'erreur et même à l'offense de l'autre, ne réagit pas immédiatement avec un jugement de condamnation et la volonté d'anéantir l'ennemi, mais s'efforce de se mettre à sa place, d'analyser ses raisons.&#160;<br />
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On dit du Dieu biblique qu'il est miséricordieux « parce qu'il sait de quelle pâte nous sommes faits ».
Essayons d'imaginer se qui se passerait si l'on tentait de transposer dans la pratique politique la grande «valeur» de la miséricorde. Limitons-nous à l'un des conflits les plus douloureux actuellement en cours dans le monde: qu'arriverait-il si Israéliens et Palestiniens, au lieu de penser uniquement aux torts qu'ils ont subis, commençaient à penser également aux souffrances de l'autre partie, à l'exaspération à laquelle ils sont souvent réduits ? La recette opposée à celle de la miséricorde, c'est-à-dire «œil pour œil, dent pour dent», même dans le domaine politique et militaire a montré qu'elle ne résout rien et ne fait au contraire que provoquer encore davantage de violence. La miséricorde, n'est pas un succédané de la vérité et de la justice, mais une condition pour faire en sorte d'être en mesure de les trouver. Elle n'est pas un indice de faiblesse, mais de force.<br />
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Ce que l'on dit des relations internationales, vaut également pour les relations entre les partenaires sociaux, les coalitions et les partis au sein d'une nation et en particulier, en ce moment, de la nation italienne. Le contraire de la miséricorde est la tendance, malheureusement très répandue, de diaboliser et de ridiculiser l'adversaire, de repousser ses raisons avant même de les avoir analysées. C'est une attitude profondément antipolitique, en plus d'être antireligieuse, si la politique consiste à faire l'intérêt de la pòlis, de l'Etat, et non seulement celui de son propre parti. Dante définit tristement l'Italie comme: «la plate-bande qui nous rend si féroces»; la miséricorde peut la transformer en une plate-bande qui nous rend si ... heureux. Jésus a proclamé: «Bienheureux (c'est-à-dire heureux) les miséricordieux!».
La miséricorde est pour tout type de communauté ce que l'huile est pour le moteur. Si quelqu'un part en voyage, il peut le faire sans même une goutte d'huile dans son moteur, après quelques minutes, il verra tout s'enflammer. Il en est ainsi pour une communauté humaine qui veut se passer de la miséricorde. Comme l'huile, le pardon lui aussi élimine les frictions, «lubrifie» le mécanisme des relations humaines à tous les niveaux, de la communauté la plus élémentaire qu'est la famille à la plus vaste qu'est la Communauté internationale.</p>]]></content>
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		<title>Le pape Jean-Paul II a remis la miséricorde de Dieu « au centre » de la théologie comme de la pastorale, souligne le cardinal Poupard.</title>
		<author>
		<name>tresor</name>
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		<summary type="text/plain">Le cardinal Paul Poupard, président émérite du Conseil pontifical de la culture évoque aujourd&apos;hui à Radio Vatican la béatitude des miséricordieux, à l&apos;occasion de l&apos;ouverture, demain matin du premier congrès mondial sur la miséricorde, héritage spirituel de Jean-Paul II. Ce sera, le 2 avril, le 3e anniversaire de la mort du pape Wojtyla.



Le cardinal Poupard rappelle en effet que Dives in misericordia, le Dieu « riche en miséricorde » a été le thème de la première encyclique de Jean-Paul II.



La miséricorde remise « au centre »



Pour le cardinal Poupard, « la miséricorde est le deuxième nom de l&apos;amour : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux » - « bienheureux les miséricordieux parce qu&apos;ils obtiendront miséricorde ». 



Il souligne l&apos;évolution apportée par Jean-Paul II : « Je me souviens qu&apos;au premier congrès auquel j&apos;ai participé à Collevalenza pour le premier anniversaire de cette encyclique, j&apos;avais ouvert les encyclopédies théologiques, les dictionnaires, les manuels de théologie, cherchant en vain le mot  miséricorde&apos;. Et Jean-Paul II l&apos;a remise au centre ». 



« Le deuxième nom de Dieu »



C&apos;est, souligne le cardinal Poupard, une urgence pour le monde d&apos;aujourd&apos;hui : « Et ainsi, il nous a rappelé que notre monde, dans lequel il faudrait avoir le c ur liquéfié, alors qu&apos;il est trop souvent pétrifié, nous avons besoin de revenir à la méditation, comme lui, qui a cité mille fois Gaudium et Spes en disant: « Seule la vérité sur Dieu permet de découvrir la vérité sur l&apos;homme » et « Miséricorde » est « le deuxième nom de Dieu ». 



La miséricorde nous réchauffe le c ur 



C&apos;est un remède à l&apos;inquiétude du monde, ajoute le cardinal Poupard : « Nous vivons dans un monde dans lequel tant de personnes sont en proie à l&apos;inquiétude, au ressentiment, à la violence,

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		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://tresordelafoi.org"><![CDATA[<div style="text-align: justify">Le cardinal Paul Poupard, président émérite du Conseil pontifical de la culture évoque aujourd'hui à Radio Vatican la béatitude des miséricordieux, à l'occasion de l'ouverture, demain matin du premier congrès mondial sur la miséricorde, héritage spirituel de Jean-Paul II. Ce sera, le 2 avril, le 3e anniversaire de la mort du pape Wojtyla.<br />
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Le cardinal Poupard rappelle en effet que Dives in misericordia, le Dieu « riche en miséricorde » a été le thème de la première encyclique de Jean-Paul II.<br />
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La miséricorde remise « au centre »<br />
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Pour le cardinal Poupard, « la miséricorde est le deuxième nom de l'amour : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux » - « bienheureux les miséricordieux parce qu'ils obtiendront miséricorde ».&#160;<br />
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Il souligne l'évolution apportée par Jean-Paul II : « Je me souviens qu'au premier congrès auquel j'ai participé à Collevalenza pour le premier anniversaire de cette encyclique, j'avais ouvert les encyclopédies théologiques, les dictionnaires, les manuels de théologie, cherchant en vain le mot ‘miséricorde'. Et Jean-Paul II l'a remise au centre ».&#160;<br />
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« Le deuxième nom de Dieu »<br />
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C'est, souligne le cardinal Poupard, une urgence pour le monde d'aujourd'hui : « Et ainsi, il nous a rappelé que notre monde, dans lequel il faudrait avoir le cœur liquéfié, alors qu'il est trop souvent pétrifié, nous avons besoin de revenir à la méditation, comme lui, qui a cité mille fois Gaudium et Spes en disant: « Seule la vérité sur Dieu permet de découvrir la vérité sur l'homme » et « Miséricorde » est « le deuxième nom de Dieu ».&#160;<br />
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La miséricorde nous réchauffe le cœur&#160;<br />
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C'est un remède à l'inquiétude du monde, ajoute le cardinal Poupard : « Nous vivons dans un monde dans lequel tant de personnes sont en proie à l'inquiétude, au ressentiment, à la violence,</div>]]></content>
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		<title>Le ministére du prêtre est celui de la miséricorde par Mgr Bagnard</title>
		<author>
		<name>tresor</name>
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		<summary type="text/plain">« Le mi­nis­tère de la ré­con­ci­lia­tion reste sans doute le plus dif­fi­cile et le plus dé­li­cat, le plus fa­ti­gant et le plus exi­geant - sur­tout lors­que les prê­tres sont en pe­tit nom­bre. Il sup­pose aus­si, chez le con­fes­seur, de gran­des qua­li­tés hu­mai­nes, par des­sus tout une vie spi­ri­tuelle in­tense et sin­cère ; il est né­ces­saire que le prê­tre re­coure pour lui-même ré­gu­liè­re­ment à ce sa­cre­ment : c&apos;est par ces paroles de Jean-Paul II que Mgr Guy Bagnard, évêque de Belley-Ars, a conclu, jeudi 3 avril 2008, dans l&apos;après-midi, en l&apos;église romaine de San Carlo al Corso, son exposé sur « la mi­sé­ri­corde et le mi­nis­tère du prê­tre ». 



Il s&apos;appuyait aussi sur l&apos;héritage spirituel du saint Curé d&apos;Ars, saint Jean-Marie Vianney.
« La mi­sé­ri­corde et le mi­nis­tère du prê­tre »
Par Mgr Bagnard
Il suf­fit de par­cou­rir quel­ques pa­ges d&apos;Évan­gile pour s&apos;aper­ce­voir dans quelle proxi­mi­té Jé­sus a vécu avec les ma­la­des. Lé­preux, boi­teux, pa­ra­ly­sés, aveu­gles, sourds-muets, tous vien­nent à Lui et Le sup­plient de les gué­rir.
Ce n&apos;est pour­tant au­cune de ces ma­la­dies que dé­si­gnaient les cé­lè­bres pa­ro­les de Jé­sus : &quot;Ce ne sont pas les bien-por­tants qui ont be­soin du mé­de­cin, mais les ma­la­des.&quot; Le con­texte où ont été pro­non­cées ces pa­ro­les nous ap­prend que Jé­sus pre­nait alors son re­pas dans la mai­son de Mat­thieu qu&apos;il ve­nait d&apos;ap­pe­ler à sa suite. Au­tour de la ta­ble se te­nait un grand nom­bre de pu­bli­cains ré­pu­tés pour leur mal­hon­nê­te­té dans l&apos;exer­cice de leur pro­fes­sion : la col­lecte des im­pôts. C&apos;étaient des pé­cheurs pu­blics, dé­si­gnés du doigt par l&apos;opi­nion ! A l&apos;adresse des pha­ri­siens qui con­dam­naient ces fré­quen­ta­tions dou­teu­ses, Jé­sus ré­pond avec les pa­ro­les du pro­phète Osée : &quot;C&apos;est la mi­sé­ri­corde que je veux et non les sa­cri­fi­ces.&quot; (Mt 9,12). A côté des ma­la­dies du corps, Jé­sus sou­li­gne la pré­sence des ma­la­dies de l&apos;âme. Leur gué­ri­son ne peut être ob­te­nue que par la mi­sé­ri­corde. C&apos;est pour en pu­ri­fier les hom­mes qu&apos;il est venu en ce monde. Bien mieux, les ma­la­dies du corps avaient moins de con­sé­quen­ces dra­ma­ti­ques sur la des­ti­née hu­maine que les ma­la­dies in­vi­si­bles de l&apos;âme : &quot;Afin que vous sa­chiez que le Fils de l&apos;homme a le pou­voir, sur la terre, de par­don­ner les pé­chés, alors, lève-toi, dit Jé­sus au pa­ra­ly­sé, prends ta ci­vière et ren­tre chez toi.&quot; (Mt 9,6). Jé­sus in­di­quait que son pou­voir de gué­ri­son sur les corps an­non­çait un pou­voir plus fon­da­men­tal sur les âmes.
Ce­lui qui a reçu l&apos;or­di­na­tion pro­longe l&apos;ac­tion du Christ. Parce qu&apos;il a don­né ses lè­vres, ses mains, son in­tel­li­gence et son c ur au Christ, pour con­ti­nuer son  u­vre de gué­ri­son, il est ame­né à ac­cor­der une place de choix au mi­nis­tère de la mi­sé­ri­corde. 



Jean-Ma­rie Vian­ney de­meure, dans l&apos;his­toire de l&apos;Eglise, le té­moin pri­vi­lé­gié de ce mi­nis­tère. Dans l&apos;exer­cice de sa charge de curé, au fil des an­nées, le temps pas­sé au con­fes­sion­nal a dé­me­su­ré­ment gran­di. On es­time qu&apos;il s&apos;y te­nait en­tre 13 et 18 heu­res par jour, par tous les temps, aus­si bien dans la cha­leur que dans le froid. Au cours des vingt-cinq der­niè­res an­nées de sa vie, il ne fai­sait plus que cela. &quot;Ra­re­ment un pas­teur a été à ce point con­scient de ses res­pon­sa­bi­li­tés, dé­vo­ré par le dé­sir d&apos;ar­ra­cher ses fi­dè­les à leur pé­ché ou à leur tié­deur.&quot; (Jean-Paul II, Let­tre aux prê­tres pour le Jeu­di Saint 1986).
A regar­der Jean-Ma­rie Vian­ney, dans l&apos;exer­cice de cette pas­to­rale de la mi­sé­ri­corde, un fait mé­rite d&apos;être sou­li­gné. Il avait per­çu l&apos;im­mense ef­fort qui est re­quis du pé­cheur pour ve­nir cher­cher le par­don. Re­con­naî­tre sa ma­la­die est déjà une épreuve. Mais en­tre­pren­dre de s&apos;en li­bé­rer en est une au­tre bien plus lourde en­core. Le mou­ve­ment na­tu­rel est de re­met­tre à plus tard. Mille rai­sons sur­gis­sent pour re­pous­ser au len­de­main. Le fils de la pa­ra­bole a at­ten­du le tout der­nier mo­ment, d&apos;être lit­té­ra­le­ment af­fa­mé, pour se dé­ci­der en­fin à re­pren­dre le che­min du re­tour.
Le Curé d&apos;Ars, qui avait une pro­fonde con­nais­sance du c ur hu­main, eut un jour une drôle d&apos;idée. Au ris­que de sur­pren­dre son en­tou­rage et de sou­le­ver des in­com­pré­hen­sions, il en­tre­prit rien moins que de faire per­cer une porte dans la fa­çade de l&apos;église pa­rois­siale, lé­gè­re­ment sur le côté ; c&apos;était une porte si étroite si dis­crète, qu&apos;au­jourd&apos;hui en­core, on ne la re­mar­que pas. En la pous­sant, on tom­bait au pied d&apos;un con­fes­sion­nal, pla­cé là tout ex­près. C&apos;était le cin­quième con­fes­sion­nal qu&apos;il avait ins­tal­lé dans son église. Les qua­tre au­tres étaient si­tués plus haut dans la nef ou der­rière l&apos;au­tel. L&apos;avan­tage de ce nou­veau dis­po­si­tif per­met­tait de ve­nir se con­fes­ser to­ta­le­ment in­co­gni­to ! C&apos;était là que ceux qu&apos;il ap­pe­lait les grands pé­cheurs pou­vaient s&apos;ou­vrir à la mi­sé­ri­corde. In­si­gne dé­li­ca­tesse de ce curé qui res­sen­tait en lui-même ce qu&apos;il en coû­tait de re­ve­nir dans une église où l&apos;on n&apos;avait peut-être pas mis les pieds de­puis trente, qua­rante ou cin­quante ans. Ain­si, la grâce de la Mi­sé­ri­corde était mise à la por­tée du plus grand nom­bre. A elle seule, cette in­ven­tion en dit long sur l&apos;amour des pé­cheurs qui ha­bi­tait le c ur de Jean-Ma­rie Vian­ney, à l&apos;image du Père de la pa­ra­bole qui at­tend sur le seuil et re­garde l&apos;ho­ri­zon s&apos;il voit re­ve­nir le fils. Jean-Ma­rie Vian­ney avait l&apos;ha­bi­tude de dire : &quot;Ce n&apos;est pas le pé­cheur qui re­vient vers Dieu pour lui de­man­der par­don ; mais c&apos;est Dieu lui-même qui court après le pé­cheur et qui le fait re­ve­nir à lui.&quot; (No­det p. 133) C&apos;est vers ceux qui sem­blaient les plus éloi­gnés que le c ur du prê­tre al­lait d&apos;em­blée en prio­ri­té. Dans ce con­fes­sion­nal, di­sait-il, j&apos;ai pu pren­dre les âmes au vol ! Il ins­cri­vait dans les faits l&apos;amour de Dieu pour les pé­cheurs.



Si la mi­sé­ri­corde est le re­mède le plus sûr pour gué­rir les ma­la­dies de l&apos;âme, il de­vient in­dis­pen­sa­ble de l&apos;ap­pro­cher d&apos;aus­si près que pos­si­ble de ce­lui qui en a be­soin ! L&apos;in­tense dé­sir de l&apos;of­frir aux pé­cheurs a fait trou­ver au Curé d&apos;Ars les moyens de la don­ner.
Sa re­nom­mée comme con­fes­seur est liée sans au­cun doute à sa sain­te­té per­son­nelle. Il n&apos;était pas rare d&apos;en­ten­dre les ha­bi­tants d&apos;Ars rai­son­ner ain­si, comme s&apos;ex­pri­mait l&apos;un d&apos;en­tre eux : &quot;Nous ne va­lons pas mieux que les au­tres, mais nous au­rions trop de honte à nous li­vrer à de sem­bla­bles dés­or­dres si près d&apos;un saint&quot; (Mon­nin, t. 1, p. 220). Mais ou­tre le rayon­ne­ment de sa sain­te­té, d&apos;au­tres fac­teurs in­ter­ve­naient. L&apos;un d&apos;en­tre eux sem­ble avoir joué un rôle non né­gli­gea­ble. Le Curé d&apos;Ars li­sait dans les c urs ; il avait comme l&apos;in­tui­tion des con­scien­ces. Il est évi­dem­ment dif­fi­cile de sa­voir ce qui se pas­sait exac­te­ment dans le con­fes­sion­nal en­tre le curé et les pé­ni­tents. Il faut donc avan­cer avec pru­dence sur ce ter­rain. Mais beau­coup de té­moi­gna­ges re­cueillis au cours du pro­cès de ca­no­ni­sa­tion ré­vè­lent que ceux qui ve­naient s&apos;age­nouiller près du curé se sen­taient mis bru­ta­le­ment face à face avec leur vie. Fré­quem­ment, le curé dé­cou­vrait lui-même au péni­tent l&apos;une ou l&apos;au­tre de ses fau­tes. 



L&apos;ab­bé Al­fred Mon­nin, un de ses pre­miers bio­gra­phes, cite, par exem­ple, le cas de cet homme de mau­vaise vie qui, at­teint d&apos;in­fir­mi­tés, vint à Ars es­pé­rant ob­te­nir la gué­ri­son. Sur les con­seils de quel­ques amis, il ac­cepte de se con­fes­ser. Jean-Ma­rie Vian­ney l&apos;écoute en si­lence, puis lui de­mande : &quot;Est-ce tout ?&quot; - &quot;Oui&quot;, ré­pond l&apos;homme. &quot;Mais, ré­pli­que le curé, vous n&apos;avez pas dit que tel jour, à tel en­droit, vous avez com­mis une très grave faute&quot;. Et le curé se met à lui faire l&apos;his­toire de sa vie, mieux qu&apos;il ne l&apos;au­rait faite lui-même. Des cas de ce genre sont nom­breux. Jean-Ma­rie Vian­ney po­sait sou­vent la ques­tion ri­tuelle : &quot;De­puis quand date vo­tre der­nière con­fes­sion ?&quot; Il ar­ri­vait que le pé­ni­tent ne se sou­vienne de rien ! Alors, il n&apos;était pas rare que le Curé ré­ponde lui-même : &quot;Cela fait vingt-huit ans, mon ami, et vous n&apos;avez pas été com­mu­nier à la suite de cette con­fes­sion.&quot;
L&apos;acui­té du re­gard du con­fes­seur opé­rait un choc puis­sant sur le pé­ni­tent. Ce­lui-ci fai­sait une ex­pé­rience sem­bla­ble à celle de la Sa­ma­ri­taine de l&apos;Évan­gile. Elle avait en­ten­du Jé­sus lui dire qu&apos;elle n&apos;avait pas de mari et Jé­sus lui avait dé­cou­vert sa pro­pre vie. Quel­ques ins­tants après, elle s&apos;adres­sait alors aux gens de son vil­lage, avec une émo­tion à peine voi­lée :&quot;Ve­nez voir un homme qui m&apos;a dit tout ce que j&apos;ai fait !&quot; Le pé­ni­tent d&apos;Ars n&apos;avait pas le sen­ti­ment d&apos;être ac­cu­sé ou con­dam­né, mais ce­lui d&apos;être re­gar­dé par Dieu lui-même dans l&apos;in­ti­mi­té de sa vie. Toute ré­sis­tance, toute dé­fense alors s&apos;éva­nouis­saient. Il s&apos;ou­vrait à la Lu­mière, sans cher­cher d&apos;ex­cuse, sans re­cou­rir à des échap­pa­toi­res, sans se jus­ti­fier. Il se trou­vait sou­dai­ne­ment de­vant Dieu. Et Dieu ve­nait le cher­cher dans les si­tua­tions très con­crè­tes de son exis­tence ; c&apos;était là qu&apos;il était re­joint et sau­vé ! Sous cette lu­mière, il était re­con­duit à la vé­ri­té exis­ten­tielle de son être et c&apos;est pour­quoi la grâce du sa­cre­ment opé­rait en pro­fon­deur à l&apos;in­time de l&apos;âme. Il res­sor­tait du con­fes­sion­nal ré­gé­né­ré. Dieu était pas­sé. Il avait agi ! Le pé­ni­tent avait fait l&apos;ex­pé­rience que Dieu l&apos;ai­mait tel qu&apos;il était. Un des pre­miers ef­fets de la mi­sé­ri­corde est de ne plus se dis­si­mu­ler à soi-même et d&apos;ac­cep­ter que Dieu puisse nous re­gar­der en vé­ri­té. C&apos;est dans cette ex­pé­rience de la lu­mière qui nous pé­nè­tre que l&apos;on me­sure l&apos;im­mense bon­té de Dieu et que l&apos;on puise l&apos;élan de re­par­tir et de for­ti­fier la dé­ci­sion de chan­ger de vie !



Ain­si, dans l&apos;exer­cice de ce mi­nis­tère, Jean-Ma­rie Vian­ney mon­trait que la Mi­sé­ri­corde de Dieu ne di­mi­nuait en rien l&apos;exi­gence de Vé­ri­té et l&apos;ef­fort coû­teux qui lui est lié. Il al­liait les deux dans le pro­fond équi­li­bre que lui com­mu­ni­quait sa sain­te­té. La mi­sé­ri­corde, il sa­vait en par­ler comme nul au­tre : &quot;Que Dieu est bon, di­sait-il, son bon C ur est un océan de mi­sé­ri­corde. Ain­si quel­que grands pé­cheurs que nous puis­sions être, ne dés­es­pé­rons ja­mais de no­tre sa­lut. Il est si fa­cile de se sau­ver !&quot; &quot; Nos fau­tes sont comme des grains de sa­ble à côté des mi­sé­ri­cor­des de Dieu.&quot; &quot;Qu&apos;est-ce que nos pé­chés, si nous les com­pa­rons à la mi­sé­ri­corde de Dieu ! C&apos;est une graine de na­vette de­vant une mon­ta­gne&quot;. &quot;Dieu court après l&apos;homme et le fait re­ve­nir.&quot; (Abbé Toc­ca­nier, Pro­cès de ca­no­ni­sa­tion).
A ceux qui, pour­tant, se com­plai­saient à par­ler de ses sé­vé­ri­tés, il faut rap­pe­ler le ju­ge­ment tout sim­ple, mais com­bien vrai d&apos;un vieux pay­san d&apos;Ars qui avait con­nu Jean-Ma­rie Vian­ney dès son ar­ri­vée : &quot;Il prê­chait sur­tout sur l&apos;amour de Dieu, sur la pré­sence de No­tre Sei­gneur dans l&apos;Eu­cha­ris­tie, sur l&apos;ha­bi­ta­tion du Saint-Es­prit dans no­tre âme. Et quand il par­lait sur le pé­ché, alors il pleu­rait.&quot; Jean-Ma­rie Vian­ney avait ap­pris à se dé­ga­ger de l&apos;es­prit jan­sé­ni­sant dont il avait été mar­qué dans sa jeu­nesse et du­rant les pre­miè­res an­nées de son mi­nis­tère au con­tact de l&apos;ab­bé Bal­ley, à Écul­ly. Il ex­pli­quait dans ses ca­té­chè­ses : &quot;Les jan­sé­nis­tes ont bien en­core les sa­cre­ments, mais ils ne ser­vent de rien car ils pen­sent qu&apos;il faut être trop par­fait pour les re­ce­voir. L&apos;Église ne dé­sire que no­tre sa­lut ; voi­là pour­quoi elle nous fait un pré­cepte de re­ce­voir les sa­cre­ments.&quot; (Mon­nin p. 327)
Mais, pour au­tant, la Mi­sé­ri­corde n&apos;est pas une ver­tu dou­ce­reuse, qui se con­ten­te­rait de bé­nir et d&apos;ab­sou­dre, en lais­sant croire qu&apos;il n&apos;y a guère de dif­fé­rence en­tre le bien et le mal, et qu&apos;en con­clu­sion, comme le dit la chan­son, &quot;on ira tous au pa­ra­dis&quot;. Jean-Ma­rie Vian­ney avait un sens aigu de la gra­vi­té du pé­ché ; cette con­science était, chez lui, la con­sé­quence d&apos;une réa­li­té ma­jeure dans sa vie spi­ri­tuelle : il vi­vait en con­ti­nuelle union avec Dieu. &quot;Il 