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La lecture de la Bible ou Lectio Divina

La Lectio Divina en cinq étapes

La première étape est la Lectio : lecture priante du texte.  Attention paisible est portée au texte, pour accueillir dans un cœur disponible ce que Dieu veut dire de Lui. Cette lecture répétée conduit à la méditation (deuxième étape), qui est une réflexion du cœur, une rumination de la Parole lue : la méditation n'est pas l'étude; elle ne doit pas non plus nous centrer sur nous-même, elle doit nous tourner vers Dieu. Tel mot ou tel verset nous évoque un autre passage d'Evangile ; plus nous lisons la Parole, plus la Parole éclaire la Parole. On peut écrire lei verset qui nous parle, tel mot, telle réflexion que cette lecture priante nous suggère, sans tomber dans le bavardage personnel, mais toujours avec le désir d'écouter Dieu qui se dit et d'entrer en dialogue avec Lui.

La méditation peut nous conduire naturellement à la prière (troisième étape) qui est l'expression du désir. On peut répéter tel verset, tel mot, éventuellement rédiger une prière; plus la prière sera profonde plus elle sera simple. On ne sait pas toujours comment prier, comment occuper sa prière: la lecture et la méditation lui fournissent le « carburant ».  L'oraison peut conduire à une adhésion à Dieu dans la foi, le silence intérieur, au-delà de toute parole, dans un repos en Dieu, dans l'oubli de soi: c'est la contemplation (pas au sens ignacien ; quatrième étape). Dans ces étapes, il faut nous laisser conduire par l'Esprit Saint, sans pour autant vagabonder ou suivre nos caprices propres.

Cela veut dire qu'il faut se donner du temps. Une lecture rapide de 5 minutes n'est pas Lectio Divina, c'est une lecture informative.

Il ne faut pas non plus chercher de résultat immédiat. C'est une rencontre gratuite avec Dieu. Bien vécue, elle refait, nourrit en profondeur. Elle permet à la longue de donner une grâce de discernement.
Cette lecture est toujours vécue en Eglise, en communion avec la manière dont l'Eglise interprète authentiquement la Parole de Dieu. Même dans la solitude, c'est une lecture en Eglise.

Après le temps consacré à Dieu, penser à terminer en remerciant Dieu. Brève liturgie conclusive (cinquième étape).

Mgr Guy de Kerimel Evêque de Grenoble-Vienne en septembre 2008.
 

Défendre l'indissolubilité du mariage

Dans son discours aux évêques de France réunis à Lourdesle 14 septembre 2008, le pape a rappelé l'importance de défendre « même à contre-courant » le principe de l'indissolubilité du mariage, qui fait la force et la grandeur du sacrement. « L'Église ne s'est pas donné cette mission : elle l'a reçue » de son Fondateur, Jésus Christ, a-t-il affirmé.

Dans son discours aux évêques, dans lequel il a analysé les points chauds de l'actualité de l'Eglise en France, le pape a accordé une attention particulière aux « vraies bourrasques » auxquelles la famille, cellule fondamentale de la société, doit faire face.

« Nous savons que le couple et la famille affrontent aujourd'hui de vraies bourrasques », a-t-il dit.
« Les paroles de l'évangéliste à propos de la barque dans la tempête au milieu du lac peuvent s'appliquer à la famille : « Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait » (Mc 4, 37) », a-t-il déclaré.

« Depuis plusieurs décennies, des lois ont relativisé en différents pays sa nature de cellule primordiale de la société. Souvent, elles cherchent plus à s'adapter aux moeurs et aux revendications de personnes ou de groupes particuliers, qu'à promouvoir le bien commun de la société », a expliqué le pape.

« L'union stable d'un homme et d'une femme, ordonnée à la construction d'un bonheur terrestre grâce à la naissance d'enfants donnés par Dieu, n'est plus, dans l'esprit de certains, le modèle auquel l'engagement conjugal se réfère », a-t-il ajouté.

« Cependant l'expérience enseigne que la famille est le socle sur lequel repose toute la société. De plus, le chrétien sait que la famille est aussi la cellule vivante de l'Église. Plus la famille sera imprégnée de l'esprit et des valeurs de l'Évangile, plus l'Église elle-même en sera enrichie et répondra mieux à sa vocation », a-t-il poursuivi.

Puis le pape a expliqué pourquoi l'Eglise défend aussi fermement le principe de l'indissolubilité du mariage.
« Vous avez raison de maintenir, même à contre-courant, les principes qui font la force et la grandeur du Sacrement de mariage, a-t-il dit aux évêques. L'Église veut rester indéfectiblement fidèle au mandat que lui a confié son Fondateur, notre Maître et Seigneur Jésus-Christ. Elle ne cesse de répéter avec Lui : « Ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas ! » (Mt 19, 6) ».
« L'Église ne s'est pas donné cette mission : elle l'a reçue », a expliqué Benoît XVI.
Puis, c'est avec une compassion particulière dans la voix que le pape a souligné la complexité et la délicatesse de tant de situations familiales.

« Certes, personne ne peut nier l'existence d'épreuves, parfois très douloureuses, que traversent certains foyers. Il faudra accompagner ces foyers en difficulté, les aider à comprendre la grandeur du mariage, et les encourager à ne pas relativiser la volonté de Dieu et les lois de vie qu'Il nous a données », a-t-il dit.
« Une question particulièrement douloureuse, nous le savons, est celle des divorcés remariés », a-t-il poursuivi.

« L'Église, qui ne peut s'opposer à la volonté du Christ, maintient fermement le principe de l'indissolubilité du mariage, tout en entourant de la plus grande affection ceux et celles qui, pour de multiples raisons, ne parviennent pas à le respecter », a expliqué Benoît XVI.

« On ne peut donc admettre les initiatives qui visent à bénir des unions illégitimes. L'Exhortation apostolique Familiaris consortio a indiqué le chemin ouvert par une pensée respectueuse de la vérité et de la charité », a conclu Benoît XVI.

Comment définir l'identité du chrétien

Le christianisme n'est pas une nouvelle philosophie, mais le fruit d'une rencontre avec le Christ. Il n'est pas possible de parler de conversion au christianisme, sans mettre au premier plan Jésus-Christ, car c'est lui qui définit notre identité de chrétiens."

Venu au Vatican pour l'audience générale hebdomadaire, Benoît XVI a poursuit sa catéchèse à partir de saint Paul en parlant de la conversion de" l'Apôtre des Gentils".

Le Pape a d'emblée souligné qu'elle advint au début des années 30 de notre ère, durant une période de persécution de l'Eglise primitive. Elle constitua un épisode décisif de la vie de saint Paul et l'on dispose de deux sources pour comprendre ce qui se produisit, le plus connu étant le récit de Luc dans les Actes, qui parle de la lumière tombée du ciel, de la chute de Paul, de sa cécité.

"Le Christ ressuscité lui apparut comme une lumière vive qui, s'adressant à Paul, transforma sa pensée et sa vie même... Cette rencontre, qui est au coeur du récit de Luc, modifia radicalement sa vie au point qu'on peut parler d'une réelle conversion".

Puis le Saint-Père a indiqué que les épîtres mêmes constituent la seconde source. Allant à l'essentiel, elles ne fournissent pas de détails sur les circonstances de l'évènement: "Tout le monde savait que le persécuteur était devenu un fervent apôtre du Christ, non par réflexion mais à la suite d'un fait violent, la rencontre avec le Ressuscité en personne".

Le Pape a alors souligné que plusieurs écrits de Paul établissent que l'apparition du Christ fut le fondement de tout son apostolat et de sa nouvelle vie, même s'il ne considérait pas l'évènement comme une conversion proprement dite.

La raison est très claire, a expliqué Benoît XVI, "la transformation de son existence ne fut pas le fruit d'un processus psychologique, d'une évolution de la réflexion intellectuelle et morale... Elle fut causée par la rencontre avec Jésus-Christ...et la conversion de saint Paul ne peut s'expliquer autrement. Les analyses de l'esprit ne sauraient éclairer et résoudre le problème. La clef pour comprendre l'évènement se trouve dans la rencontre même".

Pour les chrétiens, a ajouté le Pape, le christianisme "n'est pas une nouvelle philosophie, une nouvelle morale. On n'est chrétien que si l'on rencontre le Christ, même s'il ne se manifeste pas de manière aussi éclatante qu'avec Paul dont il fit l'Apôtre des nations."

" Nous pouvons rencontrer le Christ en lisant l'Ecriture, en priant, en participant à la liturgie de l'Eglise, toucher le coeur du Christ en sentant qu'il touche le notre. C'est cette relation personnelle, cette rencontre avec le Ressuscité, qui fait de nous de véritables chrétiens", a conclu Benoît XVI
 

Mieux connaître le pape Benoît XVI

L'opinion commune, complaisamment véhiculée, voyait en lui un homme rigide, un théoricien inflexible, étranger aux affaires de ce monde, perdu dans ses principes." C'est une autre personnalité que nous présente l'évêque de Lourdes.

"Attendons-nous à être surpris," à notre tour écrit-il dans l'édition hebdomadaire en langue française de L'Osservatore Romano. Et Mgr Jacques Perrier, évêque de Tarbes et Lourdes nous le dit, avec la simplicité directe de son langage, évoquant la surprise qui fut la sienne de découvrir peu à peu la personnalité de Benoît XVI, qu'il a plusieurs fois rencontré pour préparer la venue du Pape à Lourdes.

"L'élection du cardinal Ratzinger avait été diversement accueillie. L'opinion commune, complaisamment véhiculée, voyait en lui un homme rigide, un théoricien inflexible, étranger aux affaires de ce monde, perdu dans ses principes."

" Ceux qui l'avaient côtoyé essayaient de faire entendre un écho différent: le cardinal était un homme simple, aisément accessible, aimant écouter, clair dans ses réponses, reconnaissant que, parfois, il n'y avait pas de réponse, respecté en dehors des cercles catholiques. Mais leur voix peinait à se frayer un passage sur les ondes."

" Personnellement, dans le quart d'heure qui précéda l'annonce du résultat de l'élection, je me surpris à dire: "Pourvu qu'il prenne le nom de Benoît!". Je ne savais pas que l'élu était le cardinal Ratzinger. Je savais encore moins son estime pour saint Benoît. Je pensais peut-être vaguement à Benoît XV, le pape qui tâcha d'être artisan de paix durant la guerre de 1914 et qui fut, pour cela, calomnié par les deux camps."

" Je pensais surtout que le Pape devait être un signe de bénédiction pour le monde....Le monde est anxieux de son avenir. Nos sociétés sont incertaines de leur solidité. Notre culture du divertissement cache mal un déficit de sens qui peut coexister avec un certain bonheur. A ce monde, il est important que quelqu'un dise qu'il n'est ni maudit ni oublié mais, au contraire, que Dieu l'aime et le bénit, malgré ses blessures. La bénédiction originelle de la Genèse n'est pas retirée à l'homme."

" Que "l'homme en blanc" soit un signe de bénédiction, alors que les religions se laissent trop facilement enrôler dans de nombreux conflits!"

" Que "l'homme en blanc" soit un signe de bénédiction, alors que des prêtres ont commis des crimes contre les enfants, ceux que Jésus, lui, bénissait!"

" Que " l'homme en blanc" soit un signe de bénédiction, alors qu'il faut refuser certaines prouesses de la technique qui deviendraient une malédiction pour l'humanité!"

... " Dans le Chemin de Croix qu'il avait prêché le Vendredi Saint 2005, quelques jours avant la mort du Pape, et dans les discours tenus avant l'ouverture du conclave, le cardinal Ratzinger n'avait pas enjolivé la situation spirituelle de l'Eglise, surtout en Occident. C'est donc en connaissance de cause qu'il accepta la charge, alors qu'il espérait pouvoir retourner à ses chères études."

" Deux béatitudes s'appliqueraient particulièrement au Pape Benoît XVI. "Bienheureux les doux": la douceur est peut-être dans son caractère mais ce qui est un don naturel peut aussi devenir un charisme au service du Royaume. Dans ce monde de violence, non seulement terroriste, mais aussi économique, voire culturelle, la douceur à la manière du Christ n'est-elle pas une manière de faire signe ?"

" L'autre béatitude serait celle des artisans de paix. Benoît XVI cherche l'unité. Il sait que l'unité est indissociable de la vérité. C'est pourquoi il se montre exigeant dans le dialogue, qu'il soit oecuménique ou interreligieux: c'est une façon d'honorer ses interlocuteurs."

" Peut-être grâce à sa douceur, il dégage les voies du dialogue avec l'orthodoxie. En Chine, il tâche de réconcilier. Dans la décision de célébrer une "Année saint Paul" après avoir tenu un synode sur la Parole de Dieu, il est raisonnable de voir une intention oecuménique en direction des Réformés."

" Dans l'Eglise catholique, il ne voudrait pas que des fidèles vivent séparés, au prétexte d'une manière ancienne de célébrer. Mais là encore la vérité ne doit pas être sacrifiée à une unité qui ne serait que de surface: le Concile Vatican Il doit être correctement interprété, mais ne peut être annulé."

" Les Français et d'autres aussi ont, sans doute, découvert un peu mieux le Pape Benoît XVI à la faveur de son voyage aux Etats-Unis...Au long des jours de son voyage, nous avons constaté un changement de ton dans les commentaires des médias. Il les a surpris. Attendons-nous à être surpris." (texte intégral dans l'Osservatore romano)
 

Ce en quoi consiste une vraie liturgie

Le Cardinal Virgilio Noè, aujourd'hui âgé de 86 ans, a été Maître des Cérémonies sous les pontificats de Paul VI, de Jean-Paul 1er et de Jean-Paul ll. Lorsqu'on lui demande en quoi doit consister une "vraie" liturgie, il répond :

"La vraie liturgie consiste à rendre gloire à Dieu. Elle doit toujours être célébrée dans un certain décorum: même un signe de Croix mal fait est synonyme de mépris et de désinvolture. Malheureusement, après Vatican II, beaucoup ont été convaincus qu'ils avaient désormais la permission de célébrer n'importe comment

Il est capital que nous retrouvions très rapidement le sens du sacré ainsi que l' ars celebrandi avant que les fumées de Satan n'achèvent d'envahir toute l'Eglise. Dieu merci, nous avons le pape Benoît XVI : sa façon de célébrer l'Eucharistie et son style liturgique sont un exemple de dignité et d'authenticité."

Le Maître de Cérémonie de Benoît XVI donne des explications : "Comme un pape se plaît à citer les textes des Souverains Pontifes qui l'ont précédé afin de montrer la continuité du magistère dans l'Eglise ainsi, dans le domaine liturgique, un pape peut-il employer les ornements de ses prédécesseurs pour témoigner de la permanence de la liturgie." C'est de cette façon que Mgr Guido Marini, le nouveau maître des cérémonies de Benoît XVI, explique la décision du Souverain Pontife d'employer les vêtements et les objets liturgiques d~ ses prédécesseurs.

Un tel choix a été remarqué au cours des messes que le pape a célébrées aux Etats-Unis; il se remarque aussi dans le fait que, pendant la période pascale, le Souverain Pontife a préféré abandonner la croix de Paul VI pour reprendre celle qu'avait Pie IX qui, en outre, est plus légère et plus facile à tenir. Les mêmes considérations s'appliquent pour la mitre et la chape, mais aussi pour la position de la croix désormais placée au centre de l'autel pour rappeler le caractère sacrificiel de toute célébration eucharistique et l'orientation que se doit d'avoir la liturgie.

C'est aussi dans cette optique qu'il faut comprendre le fait que le pape Benoît XVI a pris l'initiative de célébrer la messe sur l'autel original de la Chapelle Sixtine: en choisissant de tourner le dos aux fidèles, le Saint-Père optait pour le respect d'une architecture sacrée dont le symbolisme résulte de l'harmonie du lieu. Selon Mgr Marini, l'élément capital qui a été souligné au cours d'une telle célébration, n'est pas ·le fait que le célébrant ait tourné le dos aux fidèles, mais plutôt que toute l'assemblée se soit tournée avec le célébrant vers le Seigneur, pour manifester l'attente de sa venue.

Au cours d'une interview donnée au vaticaniste Andrea Tornielli, Mgr Marini a déclaré que toutes ces décisions du Souverain Pontife touchant à la liturgie devaient être comprises dans la sérénité, selon une vision ecclésiale et non idéologique des choses. La liturgie de l'Eglise, comme tout ce qui est vivant, est faite de continuité: il faudrait à ce sujet parler d'un "développement de la continuité". Cela signifie que l'Eglise avance sur le chemin de l'histoire sans jamais perdre de vue ses racines ni sa tradition vivante. Dans cette optique, il est important de reprendre certains éléments précieux et importants qui auraient été perdus en cours de route ou dont le sens, au cours du temps, se serait obscurci. Le Motu proprio libéralisant la forme extraordinaire du rite romain va dans ce sens. Selon Mgr Marini, il permet de réaffirmer que, dans la vie liturgique de l'Eglise, les choses doivent toujours évoluer selon un processus de continuité, sans qu'il puisse y avoir de rupture.
 

A propos... éducation ou tyrannie ?

« Lorsque les pères s'habituent
à laisser faire les enfants ;
Lorsque les fils
ne tiennent plus compte de leur parole ;
Lorsque les maîtres tremblent
devant leurs élèves
et préfèrent les flatter ;
Lorsque, finalement,
les jeunes méprisent les lois
parce qu'ils ne reconnaissent plus
au-dessus d'eux
d'autorité de rien et de personne.

Alors, c'est là,
en toute beauté
et en toute jeunesse,

Le début de la tyrannie. »

Platon,
Philosophe grec 428-348 avant Jésus-Christ.
 

Adore et confie toi

Si j'ai acquis une conviction, c'est que, dans les rapports avec autrui on ne saurait être trop bon et trop doux dans les formes ; La douceur est la première des forces, et la première peut-être des vertus, parmi celles qui se voient. Et plus que jamais, je crois que la vie est belle dans les pires circonstances, quand on y regarde Dieu qui y est toujours ....
Ne t'inquiète pas de la valeur de ta vie, de ses anomalies, de ses , déceptions, de son avenir plus ou moins obscur et sombre.

Tu fais ce que Dieu veut.

Tu lui offres, au milieu de tes inquiétudes et de tes insatisfactions, le sacrifice d'une âme humiliée, qui s'incline malgré tout devant une Providence austère.
Peu importe que d'autres fassent plus de bien que toi et à moins de frais : l'essentiel n'est pas de faire du bien, mais de tenir la place, même intérieure, voulue par Dieu.
Peu importe que dans l'intime de toi-même tu sentes comme un poids naturel, la tendance à te replier sur tes tristesses et tes défauts....
Peu importe que humainement tu te trouves ratée, si Dieu, Lui, te trouve réussie, à son goût…

Petit à petit, Notre Seigneur te conquiert et te prend pour Lui... Parce que ton action doit porter loin, elle doit émaner d'un coeur qui a souffert ; c'est la loi, douce en somme…

Je t’en prie, quand tu te sentiras triste, paralysée,
Adore et confie-toi.

Adore, en offrant à Dieu ton existence qui te parait abîmée par les circonstances: quel hommage plus beau que ce renoncement amoureux à ce qu'on aurait pu être !

Confie-toi, perds-toi aveuglément dans la confiance en Notre Seigneur qui veut te rendre digne de Lui et y arrivera, même si tu restes dans le noir jusqu'au bout, pourvu que tu tiennes Sa main, toujours, d'autant plus serrée que tu es plus déçue, plus attristée.

Sois heureux fondamentalement, je te le dis. Sois en paix. Sois inlassablement doux.

Ne t'étonne de rien, ni de ta fatigue physique, ni de tes faiblesses morales.

Fais naître et garde toujours sur ton visage le sourire, reflet de Notre Seigneur, qui veut agir par toi, et, pour cela, se substituer toujours plus à toi.

Plus tu te sentiras petite, plus tu adoreras bien, parce que tu parleras plus du fond du coeur ; et plus tu adoreras bien, plus Dieu entrera dans tes imperfections et se servira de toi, toute médiocre que tu sois, pour faire rayonner beaucoup de bien…

Tu t'inquiètes de voir autour de toi les vertus grandir et toi rester stationnaire. Humilie-toi, prie, demande... mais ne te trouble pas ! L'essentiel n'est pas que ce soit moi l'âme la plus sainte, la plus aimée, la plus privilégiée. Tant mieux si Notre Seigneur est aimé beaucoup autour de moi ; Mon seul idéal est d'être le serviteur, la servante, à qui le maître donne, dans son cœur, la place qu'il veut et qui ne désire que ceci : être fidéle.

Au fond de ton âme place avant tout comme immuable, comme base de toute activité, comme critère de la valeur et de la vérité des pensées qui t'envahissent la paix du coeur, la paix de Dieu. Tout ce qui te rétrécit, et t'agite, est faux, au nom même des lois de la vie, au nom des promesses de Dieu. 



Pierre Teilhard de Chardin

 

Litanie de saint Antoine de Padoue

Saint Antoine, docteur de l'Eglise, Saint Antoine, nourri de l'enseignement de Dieu, Saint Antoine, rempli de la sagesse divine, Saint Antoine, lumière des esprits, Saint Antoine, apôtre zélé de l'Evangile. Saint Antoine, admirable imitateur de Jésus, Saint Antoine, fidèle serviteur de Marie, Saint Antoine, exemple d'humilité, Saint Antoine, lys d'angélique pureté, Saint Antoine, dédaigneux des richesses, Saint Antoine, ami de la pauvreté.

Saint Antoine, semeur de miracles, Saint Antoine, qui redressez les boiteux, Saint Antoine, guérissez les malades, Saint Antoine, chassez les démons, Saint Antoine, protecteur des innocents.

Saint Antoine, défenseur des opprimés, Saint Antoine, libérateur des captifs, Saint Antoine, ennemi de l'égoïsme, Saint Antoine, modèle d'obéissance, Saint Antoine, guide des voyageurs, Saint Antoine, secourable à tous.

Saint Antoine, préservez-nous

*                    de l'ignorance de l'enseignement du Christ,
*                    de la négligence dans le service de Dieu,
*                    des dangers auxquels notre âme est exposée
*                    de tout péché et de tout accident,
*                    dans la vie et à l'heure de notre mort
*                   Présentons à'Jésus nos prières afin que, par l'intercession de saint Antoine, il répande sur nous sa miséricorde.

Saint Antoine, docteur angélique
Saint Antoine, tu as été proclamé Docteur de l'Eglise pour ta profonde sagesse de théologien, pour ton exemple de vie évangélique et pour ton zèle incomparable d'apôtre de i'Evangile. Obtiens-nous du Seigneur une foi forte, une vie droite, et rends-nous attentifs à l'enseignement de l'Eglise, notre mère. Fais que notre vie soit conséquente avec la foi que nous professons. Gloire au Père ...

Saint Antoine, secours des mourants
Saint Antoine, tu es allé vers la mort en chantant un hymne à la Vierge et en disant: " Je vois mon Seigneur. " Nous te prions de nous assister au dernier jour, de secourir ceux qui sont à l'agonie, et d'intercéder en faveur des âmes de nos parents et amis défunts. Gloire au Père...

Saint Antoine, artisan de paix
Saint Antoine, tu as été toute ta vie un artisan de paix. Viens au secours des victimes de la violence, du terrorisme et de la guerre. Dans un monde comme le nôtre, si plein de haine et de sang, fais que nous soyons toujours des témoins de la non-violence, de la paix et de la promotion humaine.
Gloire au Père...

Saint Antoine, l'ami du Christ
Saint Antoine, toi qui as vaincu les tentations du démon par la puissance de la Croix , rends-nous forts et généreux pour résister au mal. Avec toi, puissions-nous être de vrais annonciateurs de l'Evangile.
Gloire au Père...

Saint Antoine, le secours des malheureux
Saint Antoine, toi qui as guéri tant de malades et tant de plaies, dOlme-nous le salut de l'âme et du corps. Intercède auprès du Seigneur pour la guérison et la santé de tous ceux qui ont demandé l'aide de nos prières, et rends-nous disponibles au service des malades, des personnes âgées et des handicapés.
Gloire au Père...

Saint Antoine, le marcheur de Dieu
Saint Antoine, tu as longtemps marché sur les routes de France et d'Italie pour annoncer à tous le Royaume de Dieu. Sois le compagnon de notre pèlerinage terrestre. Protège les voyageurs, les routiers, les conducteurs, de tous les dangers de ce monde, pour que, d'étapes en étapes, ils parviennent au chemin du salut.
Gloire au Père…

Saint Antoine, le compagnon fidèle
Saint Antoine, nous avons recours à toi quand nous perdons de petites choses et tu nous aides à les retrouver, pour notre paix et notre joie. Aide-nous surtout à demeurer fidèles dans les grandes choses. Fais que nous ne perdions rien de l'essentiel et que nous cherchions d'abord ce que Dieu veut de meilleur pour chacun de nous.

Gloire au Père...

Saint Antoine, le maître spirituel
Saint Antoine, grand maître de vie spirituelle, délivre-nous de la présomption de pouvoir vivre sans Dieu. Aide-nous à renouveler notre vie selon l'esprit de l'Evangile et des Béatitudes, à donner le bon exemple, et à faire grandir spirituellement ceux qui vivent auprès de nous.
Gloire au Père...

Saint Antoine, le protecteur des enfants
Saint Antoine, dont le cœur était rempli d'amour et de tendresse pour l'Enfant Jésus que tu portais dans tes bras, bénis toutes nos familles et bénis nos enfants. Aide-les à grandir en sagesse, en taille et en grâce, devant Dieu et devant les hommes.
Gloire au Père...

Saint Antoine, le réconciliateur
Saint Antoine, toi qui, pendant ton ministère, as guidé et soutenu ceux qui venaient écouter ta parole, tu es devenu pour eux le serviteur de la miséricorde de Dieu. Aide-nous à reconnaître nos fautes et à recevoir humblement le Sacrement de la Pénitence qui nous réconcilie avec Dieu et avec nos frères, dans un même amour. Gloire au Père...

Saint Antoine, l'auteur sacré
Saint Antoine, tu nous as laissé comme œuvre écrite deux recueils de "sermons", pour l'instruction et l'édification du peuple chrétien. Nous te prions pour ceux qui ont reçu vocation d'enseigner. Nous te prions aussi pour les responsables de presse et ceux qui ont la charge de l'information. Conscients de leur responsabilité, qu'ils recherchent sincèrement la vérité et la communiquent en toute charité.
Gloire au Père...

Saint Antoine, le défenseur des pauvres
Saint Antoine, toi qui, durant ta vie, t'es toujours prodigué pour la libération des prisonniers et la défense du pauvre, fais que nous soyons attentifs au message de libération de l'Evangile, et que nous en vivions, pour nous-mêmes et pour les autres. Donne-nous le courage de protéger les faibles, les petits et les pauvres devant les injustices des puissants de ce monde.
Gloire au Père...

Saint Antoine, le serviteur de Marie
Saint Antoine, puisque tu as si bien servi et glorifié sur terre la Vierge Marie, intercède auprès de son cœur de Mère, pour qu'elle nous donne toujours Jésus, son fils. Sur son conseil et à ton exemple, que nous soyons généreux pour faire ce qu'il nous dira.
Gloire au Père...
Saint Antoine Dieu le Père tout puissant, t'a choisi pour être le frère et l'ami des hommes qui cherchent, le compagnon de route de ceux qui sont dans la peine, le messager de la Bonne Nouvelle annoncée aux pauvres.
Aide-nous par la puissance de ta prière :
que nous trouvions la consolation et la confiance dans nos épreuves, le courage au milieu des difficultés de chaque jour,
la force dans la foi qui nous fait découvrir que Dieu est avec nous ; que ceux. qui sont loin reviennent à la maison ;
que ceux qui sont divisés parviennent à l'unité,
que ceux qui ont perdu le sens de la vie s'engagent au service du Règne de Dieu, que ceux qui souffrent ou sont malades retrouvent la santé et la joie de vivre. Prie aussi, ô grand bienfaiteur, à nos intentions particulières.
Avec toi, nous rendons grâce à Dieu, notre Père du ciel, la source de tout bien. Amen !

Humblement, avec grande confiance, je viens vers toi, saint Antoine, ami des pauvres et des malheureux.
Je compte sur ta prière auprès du Christ Jésus que tu as porté dans tes bras, sous les traits d'un enfant.
A ceux qui sont dans la peine, montre que Dieu est proche et fidèle;
Aux malades, aux personnes âgées, aux laissés-pour-compte-, aux isolés apporte la consolation et l'espérance ;
A notre monde angoissé, blessé par les violences, annonce la paix de Jésus qui a abattu les murs de la haine et de la division.
Apprends-nous à faire de nos foyers des lieux de partage fraternel, d'attention aux autres, de respect et d'amour véritable, des lieux de prière, comme de petites cellules de l'Eglise, où tous, parents et enfants, grands-parents, voisins et hôtes de passage pourront vivre heureux en famille, pleins de courage et de patience, et s'ouvrir ensemble à la grâce de Dieu, présent dans le cœur de chacun.
Donne-nous de découvrir les bienfaits que le Tout-Puissant nous accorde dans sa grande· bonté, spécialement pour ……………………….puisque rien ne peut nous séparer de l'amour du Christ, aujourd'hui comme hier et pour toujours. Amen.

Saint Antoine, dans tes bras, l'enfant Jésus trouvera tout l'amour de nos cœurs !
Homme de foi et d'espérance, par toi le Seigneur nous dit: « Cherchez, vous trouverez ». Serviteur de la Parole, par toi le Seigneur nous dit : « A qui frappe, on ouvrira ».
Frère et ami de tous les pauvres, par toi le Seigneur nous dit : « Aimez-vous les uns les autres ».
 

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